VA­DIM, UN PLAYBOY FRAN­ÇAIS PAR AR­NAUD LE GUERN

L'Obs - - Critiques - F. F.

Sé­guier, 262 p., 21 eu­ros.

Il a lais­sé l’image d’un sé­duc­teur im­pé­ni­tent et cy­nique, et d’un ci­néaste mé­diocre. Il était en ef­fet sé­duc­teur, mais pas du tout cy­nique : il avait le charme du diable. Quant à ses films, « Et Dieu… créa la femme », « les Bi­jou­tiers du clair de lune », « le Re­pos du guer­rier », certes ce ne sont pas des chef­sd’oeuvre, mais on les re­voit avec nos­tal­gie et cu­rio­si­té. Va­dim avait des qua­li­tés im­menses : culti­vé, drôle, en­chan­teur. Il avait des dé­fauts gran­dioses : désor­don­né, pa­res­seux, je-m’en-fou­tiste. Il a mar­qué toute une gé­né­ra­tion, et a eu à son bras les plus belles femmes du monde. C’est avec un plai­sir lé­ger que cette bio­gra­phie sou­riante nous res­ti­tue la sil­houette de Ro­ger Va­dim, l’homme qui fut le plus en­vié de la France d’après-guerre.

Ro­ger Va­dim et Jane Fon­da, « la Cu­rée », 1966.

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