10 CHOSES À SA­VOIR SUR… Laure Boul­leau

Consul­tante pour la chaîne Bein Sports, la joueuse du Pa­ris Saint-Ger­main et de l’équipe de France in­carne la mo­der­ni­té du foot

L'Obs - - Le Sommaire - SÉ­VE­RINE DE SMET

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AUVERGNE « J’ai com­men­cé le foot à l’école, à Cler­mont-Fer­rand. J’étais un vrai gar­çon man­qué et je jouais comme ça, avec mes ca­ma­rades. Je ne pen­sais ab­so­lu­ment pas à un ave­nir en club, en­core moins à en faire mon mé­tier. A 13 ans, un sur­veillant du col­lège m’a pro­po­sé de re­joindre le club du FC Rio­mois. »

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PSG Il y en a eu des séances d’en­traî­ne­ment avant que la jeune Laure Boul­leau, joueuse par­mi d’autres d’une équipe mixte, ne de­vienne l’in­con­tour­nable la­té­rale gauche du Pa­ris SaintGer­main. « J’ai été dé­tec­tée pour in­té­grer le centre de for­ma­tion de Clai­re­fon­taine. » Au cours de ses an­nées de sport-études avec Blaise Ma­tui­di, un autre du PSG, elle est ap­pro­chée par trois clubs, dont l’Olym­pique lyon­nais (« une équipe su­per »), mais choi­sit fi­na­le­ment le « club de la ca­pi­tale ». « Je m’y sens chez moi, et je lui reste fi­dèle. »

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COM­MEN­TAIRES Laure Boul­leau, chou­choute des mé­dias (D8, « Gra­zia », « Elle », etc.), o cie pen­dant cet Eu­ro 2016 comme consul­tante pour la chaîne Bein Sports, qui re­trans­met l’in­té­gra­li­té des matchs de la com­pé­ti­tion. « Com­men­ter en pla­teau, ce n’est pas si di érent de ce que j’ai pu faire lors de soi­rées foot où cha­cun dé­fen­dait son joueur, don­nait ses pro­nos­tics et éta­blis­sait son équipe type. La seule di érence, ce sont les ca­mé­ras! »

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EN LIGNE Avec ses 203 000 abon­nés sur Twit­ter et 171 000 sur Ins­ta­gram, la jeune femme de 29 ans soigne ses di érents pro­fils. « J’ai com­men­cé il y a peu, et je me suis prise au jeu. Les ré­seaux so­ciaux sont un moyen de com­mu­ni­ca­tion in­croyable. » Elle par­tage « presque tout » : ses des­serts su­crés, des images de sou­tien aux Bleus, ses der­nières Nike, ses sel­fies avec ses potes, son pe­tit chien…

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LIZARAZU « Un mo­dèle pour moi. Le cham­pion du monde m’a don­né l’en­vie de jouer quand j’étais pe­tite. » Et elle a réus­si à éga­ler son maître au poste de dé­fen­seur. Le mi­lieu dé­fen­sif Blaise Ma­tui­di a confié ré­cem­ment que le jeu de Laure Boul­leau lui fai­sait pen­ser à ce­lui du Basque « Li­za ». Pê­chue, joyeuse et drôle, elle in­carne un foot­ball fé­mi­nin pro­fes­sion­nel mais qui n’est pas en­core au même ni­veau que ce­lui des hommes. « Les choses vont cres­cen­do, et de ma­nière po­si­tive. Mais le cash n’y coule pas au­tant ! »

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“BOULETTE” « Zla­tan », c’est le nom de bap­tême qu’elle a choi­si pour son chien, en hom­mage à l’in­ter­na­tio­nal sué­dois, ex-star du club pa­ri­sien. Plus classe que le sur­nom que ses amies lui ont at­tri­bué : Laure Boul­leau est aus­si ap­pe­lée « Boulette », à cause de sa mal­adresse. « Pas sur le ter­rain, mais dans la vie », pré­cise son amie Can­dice Pré­vost, re­trai­tée du PSG.

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GRATTE Quand elle ne s’en­traîne pas, la joueuse troque ses cram­pons pour une gui­tare sèche et re­prend du Len­non ou du Ca­brel. Hy­pe­r­éner­gique, elle aime Ri­han­na, Da­vid Guet­ta, Bon Iver… mais avant les matchs, elle passe aux mé­lo­dies calmes, his­toire de se concen­trer.

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ÉGÉ­RIE Les marques ont eu vite fait de re­mar­quer la pho­to­gé­nique Laure Boul­leau, égé­rie idéale. Outre les cam­pagnes pour les spon­sors, le construc­teur au­to­mo­bile Nis­san, les as­su­rances Al­lianz ou en­core Da­niel Hech­ter, elle vient d’être choi­sie par Nike pour in­car­ner la col­lec­tion Eu­ro 2016, des­si­née par le cou­tu­rier de Bal­main, Oli­vier Rou­steing. Elle y ap­pa­raît en mi­ni­robe noir et do­ré, avec chaus­settes de foot, très sexy.

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CONDI­TION PHY­SIQUE In­con­nue du grand pu­blic ? La foot­bal­leuse n’en reste pas moins une va­leur sûre de la dis­ci­pline tri­co­lore avec ses 65 sé­lec­tions et ses 200 matchs en équipe de France de­puis 2005. Pas éton­nant que le corps fa­tigue et qu’elle ait en­chaî­né les bles­sures ces der­niers temps. « Je tra­vaille dur, et ma forme va de mieux en mieux. Je cra­vache, je m’en­traîne, je pour­suis la ré­édu­ca­tion. »

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CAR­RIÈRE Laure Boul­leau n’a pas tout à fait fi­ni ses études de ki­né, « le pas­sage en pro du PSG en 2012 m’a pris énor­mé­ment de temps ». Une op­tion pour sa re­con­ver­sion ? « Je ne pense pas que je vais évo­luer vers cette pro­fes­sion. Les mé­dias, ça me parle. Et puis, j’ai en­vie aus­si de por­ter plus loin le foot fé­mi­nin, pour conti­nuer à faire évo­luer les choses. »

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