GAUGUIN MORT OU VIF PAR MA­RIE DEVOIS

L'Obs - - Critiques - BER­NARD GÉNIÈS

Co­hen & Co­hen, 250 p., 20 eu­ros.

La vie de Gauguin a été un ro­man. Elle est dé­sor­mais, aus­si, un ro­man po­li­cier. Au centre de cette af­faire, l’un de ses ta­bleaux les plus énig­ma­tiques, « Contes bar­bares » (ci-des­sus), peint à Ta­hi­ti un an avant sa mort. Pour­quoi a-t-il re­pré­sen­té sur ce ta­bleau le vi­sage dia­bo­lique de son ami dé­funt, Meyer de Haan? La cu­rio­si­té est un vi­lain dé­faut et pour avoir vou­lu la sa­tis­faire un peintre aven­tu­rier va se re­trou­ver im­pli­qué dans un sac de noeuds très ha­bi­le­ment fi­ce­lé par Ma­rie Devois. Entre Pont-Aven et les Mar­quises, elle em­barque son lec­teur sur la piste d’une en­quête qui, bien sûr, nous ap­pren­dra pour­quoi Gauguin ai­mait tant les oies.

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