LES GRANDES RUP­TURES (3) Kool Shen/JoeyS­tarr

Dans les an­nées 1990, les rois du rap fran­çais sont sor­tis de Saint-De­nis pour conqué­rir le pays. Jus­qu’au di­vorce, sur fond de scan­dales et de “dé­fonce to­tale”, entre JoeyS­tarr et Kool Shen

L'Obs - - Le Sommaire - DA­VID CAVIGLIOLI

Dans « Mau­vaise ré­pu­ta­tion », son au­to­bio­gra­phie de 2006 (*), JoeyS­tarr ra­conte qu’en 1999 Kool Shen, se­conde moi­tié de NTM, lui a té­lé­pho­né pour lui dire : « Fau­drait qu’on se voie pour par­ler du pro­chain al­bum. » Le groupe de rap vient d’at­teindre le som­met avec « Su­prême NTM », son qua­trième disque, son meilleur, son der­nier. JoeyS­tarr a fait un peu de pri­son en 1998 après avoir frap­pé une hô­tesse de l’air. En­suite, sa com­pagne a por­té plainte contre lui pour coups et bles­sures. Il s’est fait in­ter­ner à la cli­nique Mont­sou­ris. Il y est en­tré avec de la co­caïne, col­lée sous un vieux che­wing-gum dans le bou­chon d’une bou­teille d’eau mi­né­rale. Il a pas­sé deux se­maines « dans la chambre de Fran­çoise Sa­gan » où il a fu­mé « 125 grammes de coke ». Puis il a été condam­né à deux mois de pri­son.

Quand il re­trouve Kool Shen dans une bras­se­rie de la porte Maillot, il doit ren­trer chaque soir au centre de se­mi-li­ber­té de Ga­gny, en Seine-Saint-De­nis. Il at­tend beau­coup d’un cin­quième al­bum. Et voi­là que « Kool Shen lâche sa bombe en [le] re­gar­dant de ses pe­tits yeux per­çants » : il an­nonce qu’il a « en­vie d’ar­rê­ter ». « J’ai au­cune vie de fa­mille, dit-il, je vois ja­mais ma meuf. » JoeyS­tarr s’énerve. Dans la rue les pas­sants le re­gardent comme s’il était « un en­cu­lé », il n’a plus d’ar­gent, à 35 ans il n’a plus que le rap. Il se lève de table « avec des en­vies de meurtre ». JoeyS­tarr et Kool Shen ne se voient plus pen­dant des mois. Quand ils se re­croisent, c’est dans les es­ca­liers d’une boîte de nuit pa­ri­sienne. Kool Shen lui tend la main. JoeyS­tarr le snobe. Plus tard, « com­plè­te­ment bour­ré », Kool Shen vient lui dire : « Faut qu’on dis­cute. » JoeyS­tarr a rme l’avoir sou­le­vé par le col et traî­né dans un coin pour lui hur­ler : « Tu étais ma fa­mille. Tu ne te rends pas compte de ce que tu as fait. » La ver­sion de Kool Shen est lé­gè­re­ment di érente. Face aux nom­breux jour­na­listes qui l’in­ter­ro­ge­ront, il res­te­ra éva­sif, ex­pli­quant qu’il n’y a pas eu « d’élé­ment dé­clen­cheur ou de rai­son par­ti­cu­lière », ac­cu­sant les forces in­vi­sibles du des­tin – « les en­tou­rages, le manque de com­mu­ni­ca­tion, l’or­gueil aus­si car au­cun de nous n’a vou­lu rap­pe­ler l’autre ». En 2006, quand l’au­to­bio­gra­phie de JoeyS­tarr sort, pleine de va­che­ries à son en­droit (il y est dé­crit comme un per­son­nage « cal­cu­la­teur », un pe­tit ty­ran ron­gé par le trac qui em­pê­chait tout le monde de s’amu­ser), il dit ne pas l’avoir lue mais confirme l’épi­sode de la poi­gnée de main : « Au dé­part, je vou­lais qu’on fasse un break. Puis il a com­men­cé à mal

par­ler à la ra­dio et, un jour, il a ou­blié de me ser­rer la main. Là, je me suis dit : ’’Ah, c’est pas un break qu’on va faire, tu vas ou­blier mon nu­mé­ro de té­lé­phone.’’ »

Un peu plus tard, Kool Shen et JoeyS­tarr se voient à Hos­se­gor (Landes), dans des cir­cons­tances tra­giques : l’en­ter­re­ment de Vir­gi­nie Sul­lé, dan­seuse du groupe, membre his­to­rique de la bande et com­pagne de Kool Shen, morte dans un ac­ci­dent de voi­ture. Au­tour de son cer­cueil, la ga­laxie NTM est réunie : les ma­na­gers, les pro­duc­teurs, les com­pa­gnons de route, quelques lou­bards plus ou moins ran­gés. Pour JoeyS­tarr, « la mort de La­dy V fait par­tie des choses qui, de ma­nière im­pli­cite, ont si­gné la fin de NTM ».

“LE TOU­CHER NIQUE TA MÈRE”

JoeyS­tarr et Kool Shen se sont croi­sés à l’école pri­maire, à Saint-De­nis, mais ne sont pas amis d’en­fance. Di­dier Mor­ville, fu­tur Starr, est né en 1967. Il a gran­di dans la ci­té Sal­va­dor-Al­lende, sous la coupe d’un père violent. Il n’a presque pas connu sa mère (son père lui ra­con­tait qu’elle était morte). Bru­no Lopes, jeune Shen, né un an plus tôt, a gran­di dans un quar­tier pa­villon­naire po­sé au pied de la ci­té. Il a eu une en­fance plus ca­drée, mar­quée par la culture ou­vrière de la ban­lieue rouge. Il jouait au foot­ball au point d’en­vi­sa­ger une car­rière, pous­sé par son père, pen­dant que Di­dier Mor­ville vo­lait en équipe dans les ma­ga­sins pa­ri­siens, désos­sait des voi­tures, fu­mait des joints et se fai­sait pas­ser ses pre­mières me­nottes par ses pre­miers flics.

Leur vraie ren­contre a lieu en 1983 au­tour du par­vis du Tro­ca­dé­ro, où les pre­miers dan­seurs de hip-hop, des Amé­ri­cains, émer­veillent une pe­tite foule ve­nue de toute l’Ile-de-France. Cha­cun dans leur coin, les deux se mettent à dan­ser. Un jour, Mor­ville ap­prend qu’un cer­tain Lopes se dé­brouille bien, et pos­sède un poste de ra­dio boom­box. Ils dé­cident de s’en­traî­ner à tour­ner sur la tête, trim­ballent un gros ta­pis en li­no­léum à tra­vers la ban­lieue nord et donnent leurs pre­miers shows. Dans un ma­nuel de géo­gra­phie, ils trouvent une pho­to mi­nus­cule de New York. Ils re­marquent que les murs sont cou­verts de tags. Alors ils se trouvent des pseu­do­nymes, se rangent avec d’autres gra eurs sous le sigle NTM et l’écrivent par­tout où ils peuvent avec des bombes de pein­ture vo­lées. JoeyS­tarr ini­tie Kool Shen au shit pen­dant une ba­lade sur des voies fer­rées. C’est au cours d’une de ces ex­pé­di­tions ur­baines qu’ils dé­cident de rap­per. Dans la cui­sine des pa­rents de Kool Shen, ils écrivent leurs pre­miers textes (« J’ai le tou­cher Nique Ta Mère »). Pous­sés par So­lo, du groupe As­sas­sin, ils donnent leur pre­mier concert en juillet 1989. Kool Shen est ner­veux, mais JoeyS­tarr est dé­jà une pe­tite bête de scène. Il in­vente ses « cris d’ar­rache », les cé­lèbres « Pow Pow Pow ! » qui em­bra­se­ront les Zé­nith de France des an­nées plus tard. Re­pé­rés, ils sont in­vi­tés plu­sieurs fois sur Ra­dio No­va. Ils en­re­gistrent leur pre­mier mor­ceau (« Je rap ») dans un im­mense stu­dio de l’Ir­cam, alors di­ri­gé par Pierre Bou­lez, grâce à un type de la main­te­nance qui les fait en­trer de nuit.

JoeyS­tarr, à ce mo­ment-là, est par­ti de chez son père. Il dort de­hors, ou dans le mé­tro, ou rue Mou etard, dans un ap­par­te­ment rem­pli de vé­los vo­lés. Il prend de l’acide et de l’hé­roïne. Il sort beau­coup. Sa gueule de jeune lion et son ma­gné­tisme zo­nard font sen­sa­tion. Son ma­na­ger, Sé­bas­tien Far­ran, di­ra que « dès qu’il ar­ri­vait dans une sphère fa­shion, il plai­sait énor­mé­ment ». Un jour où il fait le cour­sier, il tape dans l’oeil du pho­to­graphe Jean-Bap­tiste Mon­di­no. Il croise la route de la sty­liste Gi­gi Le­page, de Franck Che­va­lier, at­ta­ché de presse de Jean Paul Gaul­tier, et de sa com­pagne, Ni­na Ha­gen. Ces par­rai­nages pro­pulsent NTM dans le cir­cuit de la hype pa­ri­sienne. Ils en­chaînent les concerts, à l’Ely­sée-Mont­martre et à l’Olym­pia, signent chez So­ny, touchent cha­cun un chèque de 20000 francs pour leur pre­mier disque. JoeyS­tarr, qui n’a pas de compte en banque, ne peut l’en­cais­ser. Tout à son er­rance nar­co­tique, ne re­pas­sant que ra­re­ment à SaintDe­nis, il perd de vue Kool Shen pen­dant plu­sieurs se­maines. Il le croise au Rex, une boîte de nuit pa­ri­sienne. Kool Shen lui de­mande où il était : « Ça fait deux se­maines qu’on te cherche par­tout…

– Pour­quoi ?

– Ben parce que ça fait deux se­maines qu’on est pre­miers au Top! On a ven­du plus de 30000 disques en deux se­maines ! »

“J’AI UN QI DE 150”

Des an­nées plus tard, Kool Shen re­con­naî­tra que son com­père a fait beau­coup pour le groupe : « Alors que je ren­trais me cou­cher, Joey sor­tait, se liait avec des gens de tous les mi­lieux. Le len­de­main, il me fai­sait des comptes ren­dus de ses ren­contres. » Les rôles se ré­par­tissent na­tu­rel­le­ment. JoeyS­tarr sou­lève les foules et hyp­no­tise les fai­seurs de ten­dance. Kool Shen, qui a lâ­ché le foot pour le rap, s’in­quiète der­rière lui comme une mère de fa­mille. « J’ai un QI de 150, di­ra-t-il, je cal­cule très fa­ci­le­ment de tête, donc les taux de TVA, oui, je connais ! Quand je me poin­tais avec mon ca­hier aux réunions avec les gens des mai­sons de disques, je pas­sais pour le mec car­ré. Mais c’est parce que l’autre, il n’avait pas de ca­hier. Il fal­lait bien no­ter deux ou trois trucs! » Kool Shen est un mé­ti­cu­leux. Il n’a ni la voix ro­cailleuse, ni le cha­risme, ni la spon­ta­néi­té bon­dis­sante de « l’autre ». Dans les quatre al­bums que NTM sort au cours des an­nées 1990, il prête une at­ten­tion de plus en plus pous­sée au flow et à l’écri­ture, au tra­vail de stu­dio, à la confec­tion. JoeyS­tarr, lui, s’en­nuie dans les ca­bines in­so­no­ri­sées. Il est sou­vent en re­tard. Sur disque, ses pres­ta­tions sont plus pa­res­seuses, rat­tra­pées par leur ex­plo­si­vi­té. Mais il monte sur scène sans ar­riè­re­pen­sée. Rien ne le dé­sta­bi­lise. Les concerts de NTM sont per­tur­bés par les pu­gi­lats de hoo­li­gans, les rè­gle­ments de comptes entre bandes de quar­tier, les mai­ries qui craignent les troubles à l’ordre pu­blic, les pro­blèmes tech­niques. Mais JoeyS­tarr sait re­tour­ner une salle.

Kool Shen se­ra de plus en plus ir­ri­té par l’exu­bé­rance star­rienne, par les mor­ceaux, di­ra-t-il, « chiés dans la dou­leur ». Quand le qua­trième al­bum sort, les en­nuis ju­di­ciaires de JoeyS­tarr grippent la ma­chine : en 1998, l’a aire de l’hô­tesse de l’air les em­pêche de jouer au Parc des Princes (« On ne sa­vait pas s’il al­lait se prendre de la pri­son ferme, di­ra Kool Shen. Or il faut ré­ser­ver un stade huit mois à l’avance, on ne pou­vait pas prendre ce risque »). Far­ran, leur ma­na­ger, se sou­vien­dra de l’am­biance mau­vaise qui ré­gnait : « A l’époque, ils ne s’amu­saient plus, la las­si­tude s’était ins­tal­lée. »

NTM a été un groupe par­ti­cu­lier dans le rap des an­nées 1990. Il n’était pas for­cé­ment le meilleur, mais il fai­sait au­to­ri­té. Il ne se mé­lan­geait pas, dans un mi­lieu di­plo­ma­tique où les rap­peurs s’in­vitent sans cesse les uns les autres. Il y avait dans ses mor­ceaux une sin­cé­ri­té et une ar­deur po­li­tique, presque une naï­ve­té, qu’on ne trou­vait pas ailleurs. Un sub­til fond d’éner­gie punk le rat­ta­chait à la scène rock, à Trust et à la Ma­no Ne­gra. Il in­vo­quait l’es­prit du hip-hop ori­gi­nel, voire dé­plo­rait sa dis­pa­ri­tion, alors que le rap était tout neuf. En l’écou­tant on avait l’im­pres­sion de dé­cou­vrir l’exis­tence d’une so­cié­té se­crète dé­jà an­cienne. Son im­plan­ta­tion à Saint-De­nis évo­quait la ba­si­lique, les tom­beaux des rois, comme si Dagobert et Pé­pin le Bref rap­paient avec lui. Son uni­vers dé­bor­dait ce­lui des ci­tés du 93. Il ava­lait aus­si Pa­ris, ce­lui, un peu sau­vage, des an­nées 1980. Les autres groupes, avec leurs textes pleins de por­no et de ré­fé­rences kung-fu, pa­rais­saient ado­les­cents à cô­té de lui. Les dé­mê­lés avec la jus­tice, l’im­mense scan­dale pro­vo­qué par la condam­na­tion après un concert à La Seyne-sur-Mer, en 1995, au cours du­quel JoeyS­tarr a te­nu des « pro­pos ou­tra­geants » en­vers les forces de l’ordre, a fait pas­ser NTM des pages mu­sique aux pages po­li­tiques – en at­ten­dant les pages people.

“IL PLEU­RAIT, IL SE DRO­GUAIT”

Dans les an­nées 2000, JoeyS­tarr et Kool Shen tentent d’exis­ter en cé­li­ba­taires. Cha­cun crée son la­bel. Ce­lui de Kool Shen, IV My People, pro­duit un rap très pro, très new-yor­kais, ap­pré­cié par les ra­dios. Ce­lui de JoeyS­tarr, Boss, cultive un son plus rauque, qui va cher­cher dans l’am­biance moite des sound sys­tems ca­ri­béens. Mais Kool Shen, sans JoeyS­tarr, a per­du sa part de sen­sua­li­té. Et JoeyS­tarr, sans Kool Shen, manque d’en­ca­dre­ment tech­nique. Après la rup­ture, le Ja­guarr part « dans un trip de dé­fonce to­tale », comme il l’écrit dans son au­to­bio­gra­phie. Son la­bel se noie dans les a aires d’ego. L’une de ses in­times, Fa­tou Bi­ra­mah, se sou­vien­dra que, dans sa mai­son de Saint-Ouen, « il pleu­rait, il se dro­guait. C’est moi qui lui cre­vais ses bou­tons de toxi­co. Le cour­rier ar­ri­vait à la mai­son. Pas de lettres de fans, que des lettres du Tré­sor pu­blic ».

Ces dix der­nières an­nées, les deux se sont re­trou­vés plu­sieurs fois sur scène, en pro­fes­sion­nels, ama­doués par la fer­veur in­tacte du pu­blic et les billet­te­ries énormes que gé­nèrent leurs re­for­ma­tions. En 2008, pour cinq soi­rées à Ber­cy, 75000 places sont par­ties en quelques heures. L’été sui­vant, NTM a été pro­gram­mé dans une sé­rie de fes­ti­vals, mais, comme à la grande époque, JoeyS­tarr a fi­ni à Fleu­ry-Mé­ro­gis après avoir dé­truit une voi­ture au ha­choir de­vant un club pa­ri­sien. Les pro­mo­teurs ont cher­ché à le rem­pla­cer. Mais per­sonne ne vou­lait voir NTM sans lui.

Kool Shen a au­jourd’hui 50 ans, JoeyS­tarr les au­ra bien­tôt. Ils ne sont plus amis. Ils s’en­voient des SMS. Leurs en­fants se fré­quentent. Mu­si­ca­le­ment, la fête est fi­nie. Le vieux Shen a sor­ti trois al­bums un peu che­nus et met son tem­pé­ra­ment mi­nu­tieux à pro­fit dans le cir­cuit du po­ker pro­fes­sion­nel (750 000 eu­ros de gains à ce jour, dit-on). Avec son don na­tu­rel pour la cé­lé­bri­té, JoeyS­tarr conti­nue de ru­gir mé­dia­ti­que­ment et pour­rait de­ve­nir l’un de nos meilleurs ac­teurs de ci­né­ma, in­tel­li­gent et scan­da­leux comme un De­par­dieu. L’an der­nier, Sé­bas­tien Far­ran, de­ve­nu ma­na­ger de John­ny Hal­ly­day, a ex­pli­qué au « Monde » que son as­cen­sion au pa­tri­moine cultu­rel na­tio­nal ne pas­se­ra pro­ba­ble­ment pas par ses disques so­lo : « JoeyS­tarr, il faut que ça de­vienne Gains­bourg. Mais pour ça, il faut écrire, il faut bos­ser. » NTM était un tout, in­ex­pli­ca­ble­ment su­pé­rieur à la somme de ses par­ties. De temps à autre, un jour­na­liste de­mande si un cin­quième al­bum est pré­vu. Ils en doivent tou­jours un à So­ny, qui ne le ré­clame pas. C’est plus une ques­tion ri­tuelle qu’une vé­ri­table at­tente. Leur ami­tié ap­par­tient à l’his­toire de l’art. Ils ré­pondent in­va­ria­ble­ment que ça n’ar­ri­ve­ra pas. Ils savent que ce se­rait su­per­flu. Les mères ont dé­jà été ni­quées. (*) Coé­crite avec Phi­lippe Ma­noeuvre, Flam­ma­rion.

Bios Bru­no Lopes, alias

Kool Shen, et Di­dier Mor­ville, alias

JoeyS­tarr, an­ciens dan­seurs et ta­gueurs, ont for­mé le groupe de rap NTM en 1989. On leur doit no­tam­ment « Pa­ris sous les bombes » (1995) et « Su­prême NTM » (1998). De­puis leur sé­pa­ra­tion, en 1999, JoeyS­tarr a joué dans plu­sieurs films (« Po­lisse » de Maï­wenn), comme Kool Shen (« Abus de fai­blesse » de Ca­the­rine Breillat). JoeyS­tarr est ju­ré à « la Nou­velle Star ». Kool Shen, par ailleurs cham­pion de po­ker, a re­fu­sé un poste de coach dans « The Voice ».

JoeyS­tarr et Kool Shen aux dé­buts de NTM, en 1990.

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