L’ÉTÉ DES PHILOSOPHES (3/6)

Hei­deg­ger par Jean-Luc Nan­cy

L'Obs - - Le Sommaire - PROPOS RECUEILLIS PAR ÉRIC AESCHIMANN ILLUS­TRA­TIONS : DELPHINE LEBOURGEOIS

Mar­tin Hei­deg­ger (1889-1976) fut pro­ba­ble­ment le phi­lo­sophe eu­ro­péen le plus in­fluent du e siècle. De Sartre à Der­ri­da, d’Arendt à Bour­dieu, il a nour­ri des pen­seurs de droite et d’ex­trême gauche, croyants ou athées – sans ou­blier des ar­tistes comme le ci­néaste Ter­rence Ma­lick, qui a tra­duit l’un de ses livres en an­glais. Tous ont re­te­nu de son en­sei­gne­ment une idée d’une rare puis­sance : l’homme n’est ni une créa­ture de Dieu ni une ma­chine ra­tion­nelle, c’est une ex­pé­rience. Pour­tant, c’est le même pen­seur dont les « Ca­hiers noirs » ré­cem­ment pu­bliés ont mon­tré l’an­ti­sé­mi­tisme pro­fond. Le phi­lo­sophe Jean-Luc Nan­cy nous livre son re­gard de lec­teur à la fois pas­sion­né et dis­tan­cié sur un pen­seur aus­si ma­jeur que su­jet à po­lé­miques.

Qui était Mar­tin Hei­deg­ger ? On peut sou­li­gner deux traits saillants de sa per­son­na­li­té. D’abord, il est né dans une fa­mille ca­tho­lique, dans le sud de la Souabe, et en a gar­dé toute sa vie un rap­port pri­vi­lé­gié à la na­ture dou­blé d’une sorte d’al­lure pay­sanne. Il a vé­cu à Fri­bourg, au pied de la Fo­rêt-Noire, où il s’était fait construire une mai­son­nette qu’il ap­pe­lait sa « hutte » et où il se ren­dait pour tra­vailler. Son vo­ca­bu­laire est im­pré­gné de cet ima­gi­naire pas­to­ral : les « che­mins qui ne mènent nulle part », l’homme qui est un « ber­ger de l’Etre » ou en­core la « clai­rière de l’Etre »… L’autre di­men­sion est celle d’un pro­fes­seur d’uni­ver­si­té, dans le sens le plus aca­dé­mique et étroit du terme, d’un tem­pé­ra­ment aus­tère, at­ti­ré par la théo­lo­gie et qui n’a re­non­cé à la prê­trise qu’à 22 ans. Il pu­blie son grand ou­vrage, « Etre et Temps », en 1927. Il a alors 38 ans. Quel est le contexte phi­lo­so­phi­co-po­li­tique al­le­mand ? C’est après la Pre­mière Guerre mon­diale et le trai­té de Ver­sailles. Les Al­le­mands sont ron­gés par un sen­ti­ment d’échec face à la mo­der­ni­té. Au­tour de 1920, Os­wald Spen­gler pu­blie « le Dé­clin de l’Oc­ci­dent », qui connaît un re­ten­tis­se­ment im­mense, parce que, dans la fou­lée de Nietzsche, il constate que l’idéal humaniste que l’Oc­ci­dent s’était pro­mis d’at­teindre est en train de se perdre. L’Al­le­magne est pro­ba­ble­ment le pays où la dé­cep­tion sus­ci­tée par la mo­der­ni­té a été res­sen­tie en pre­mier. La grande ci­vi­li­sa­tion ur­baine dé­ployée par le e siècle se charge d’in­quié­tude et d’amer­tume. L’idée de na­ture com­mence à re­prendre ses droits, et Hei­deg­ger en fait l’un de ses mo­tifs ré­cur­rents. « Etre et Temps » est aus­si­tôt per­çu comme un grand livre. Que contient-il de si nou­veau ? Hei­deg­ger a com­men­cé par être un dis­ciple d’Ed­mund Hus­serl, le fon­da­teur de la phé­no­mé­no­lo­gie. Qu’est-ce que la phé­no­mé­no­lo­gie ? C’est une ten­ta­tive de dé­crire le plus scien­ti­fi­que­ment pos­sible la fa­çon dont le monde ap­pa­raît à la conscience dans la vie quo­ti­dienne. Au e siècle, Des­cartes pre­nait comme point de dé­part le « je ». Au e, l’idéa­lisme al­le­mand don­nait la pre­mière place à la conscience. Hus­serl in­verse les pôles et fonde sa pen­sée sur le réel tel qu’il nous ap­pa­raît. Hei­deg­ger est l’hé­ri­tier de ce geste, mais il le ra­di­ca­lise. Dans ce monde qui ap­pa­raît, dit-il, nous per­ce­vons certes des choses et des êtres vi­vants, mais nous per­ce­vons aus­si et sur­tout le fait que ces choses sont. En même temps que nous per­ce­vons que l’arbre est grand, vert et feuillu, nous per­ce­vons que l’arbre est, tout court, sans pré­di­cat, sans ca­rac­té­ris­tique par­ti­cu­lière. Cette op­po­si­tion entre « être quelque chose » et « être » au sens d’exis­ter, c’est la di érence entre l’« étant » et l’« Etre » ? Exac­te­ment : ces choses et ces êtres vi­vants qui ont tous ces ca­rac­té­ris­tiques par­ti­cu­lières, ce

sont les « étants ». Mais le fait que ces choses et ces êtres vi­vants sont, voi­là ce que Hei­deg­ger ap­pelle « l’Etre ». C’est le point de dé­part de toute sa pen­sée. De­puis Pla­ton, l’on­to­lo­gie (lit­té­ra­le­ment : la « science de l’être ») a tou­jours pen­sé l’Etre comme une « sub­stance » dont tous les étants se­raient for­més. Cette sub­stance a eu beau­coup de noms : on a pu l’ap­pe­ler la ma­tière, la na­ture, Dieu, la « rai­son su sante de toute chose » (Leib­niz) ou en­core l’Etre su­prême. Toutes ces dé­fi­ni­tions ont en com­mun de faire de l’Etre un étant un peu sin­gu­lier mais un étant quand même. Si Hei­deg­ger frappe les es­prits, c’est qu’il dé­clare avec au­dace que cette on­to­lo­gie fut la grande er­reur de la mé­ta­phy­sique. Pour lui, l’Etre n’a pas de sub­stance et n’est si­tuable nulle part ; il n’est pas. Seule l’exis­tence hu­maine, parce qu’elle sait qu’elle s’achève par la mort, en fait l’ex­pé­rience. Hei­deg­ger parle de l’« ou­ver­ture à l’Etre », consti­tu­tive de l’homme et pour­tant tou­jours me­na­cée, tou­jours voi­lée.

Et le fa­meux « Da­sein », qu’est-ce que c’est ? L’homme, par la pers­pec­tive de la mort, met à chaque ins­tant en jeu sa propre exis­tence, son propre fait d’être. C’est cette ex­pé­rience sin­gu­lière qu’il nomme le « Da­sein ».

En quoi cette ex­pé­rience est-elle si pré­cieuse ? C’est la pre­mière fois que, de fa­çon aus­si ex­pli­cite, un phi­lo­sophe se per­met d’a rmer que le sens de la vie hu­maine n’est pas hors de l’homme, mais en lui. Fi­ni l’hy­po­thé­tique ciel des idées où vi­vrait en re­trait la vé­ri­table rai­son du monde. Nietzsche avait pré­pa­ré le ter­rain par sa cri­tique des « ar­rière-mondes ». Hei­deg­ger achève le pas : ce qui donne sens à la vie hu­maine, dit-il, c’est le fait de faire l’ex­pé­rience de l’exis­tence. On ob­jec­te­ra que l’humanisme avait dé­jà mis l’homme au centre de la pen­sée. Mais c’est un homme qui reste ra­tion­nel, rai­son­nable, po­si­tif, apai­sé, un homme qui res­semble un peu à un ani­mal, que l’on peut dé­crire bio­lo­gi­que­ment, psy­cho­lo­gi­que­ment, so­cio­lo­gi­que­ment. En somme, c’est l’homme en tant qu’« étant ». Tout ce sa­voir po­si­ti­viste sur la vie hu­maine est plein de choses justes, mais il est in­ca­pable de sai­sir la gran­deur de l’homme. Seul le concept d’Etre donne la me­sure de la di­men­sion in­com­men­su­rable de l’homme. « L’humanisme ne pense pas as­sez haut l’hu­ma­ni­té de l’homme », écrit Hei­deg­ger. Pas­cal avait dit quelque chose de proche : « L’homme passe in­fi­ni­ment l’homme. » Le Fran­çais du e siècle comme l’Al­le­mand du e par­tagent l’idée que l’homme, parce qu’il est ex­po­sé à l’exis­tence, est ou­vert sur l’in­fi­ni, sur l’in­ache­vé. Lorsque Hei­deg­ger parle de la mort, ce n’est pas sombre : il y voit un achè­ve­ment de l’in­ache­vable.

Pour­quoi cette idée-là connaît-elle un tel re­ten­tis­se­ment ? Il y a alors en Al­le­magne et en Eu­rope une forte at­tente. La mo­der­ni­té a dé­çu, le thème du dé­clin hante les consciences. Or voi­ci qu’un pen­seur donne du sens à la vie hu­maine. Ob­ser­vez que Berg­son, dans une pers­pec­tive di érente, a sû­re­ment ré­pon­du à la même de­mande lors­qu’il a for­mu­lé ses thèses sur l’évo­lu­tion créa­trice et l’élan vi­tal. Le sur­réa­lisme, le com­mu­nisme, le na­zisme furent au­tant de ré­ponses au be­soin de don­ner sens à la vie hu­maine. Très vite, la nou­velle se ré­pand, et de toute l’Al­le­magne une jeune gé­né­ra­tion de philosophes a ue à Fri­bourg. Il est frap­pant de consta­ter qu’un bon nombre des grands philosophes d’ori­gine al­le­mande de l’après-guerre ont été ses étu­diants : Leo Strauss, l’an­cêtre des néo­con­ser­va­teurs amé­ri­cains, Gün­ther An­ders, qui a écrit sur Hi­ro­shi­ma, Her­bert Mar­cuse, dont « l’Homme uni­di­men­sion­nel » a été un best­sel­ler chez les hip­pies, Hans Jo­nas, qui a conçu le « prin­cipe res­pon­sa­bi­li­té », Em­ma­nuel Le­vi­nas, jeune juif ve­nu en France de Li­tua­nie, qui se rend à Fri­bourg suivre les cours du maître, et, bien sûr, Han­nah Arendt, qui fut à la fois son élève et sa maî­tresse. En France, il faut ci­ter Ba­taille et bien sûr Sartre, dont le titre « l’Etre et le Néant » est di­rec­te­ment ins­pi­ré d’« Etre et Temps ». C’est chez Hei­deg­ger qu’il em­prun­te­ra l’idée que « l’es­sence de l’homme, c’est l’exis­tence ». Mais Hei­deg­ger re­fu­se­ra cette pa­ter­ni­té, et le lien s’ar­rê­te­ra là. Les deux hommes ne se sont ren­con­trés qu’une fois. Un autre thème im­por­tant chez Hei­deg­ger est ce­lui de la tech­nique. L’ana­lyse qu’il en fait a ren­con­tré un large écho chez les pen­seurs cri­tiques de la mo­der­ni­té. La tech­nique a tou­jours po­sé pro­blème à l’Oc­ci­dent. Sa fi­na­li­té est d’ex­ploi­ter la na­ture. En termes hei­deg­gé­riens, ce­la si­gni­fie que la na­ture est ré­duite à une somme d’ob­jets, d’ou­tils, de ma­tière – bref, à une somme d’étants, où l’Etre n’a plus de place. Hei­deg­ger est ob­sé­dé par les no­tions d’« uti­li­sa­tion », d’« ex­ploi­ta­tion », de « cal­cul », qui sont des ac­ti­vi­tés de l’es­prit in­sé­pa­rables de l’ac­ti­vi­té tech­nique. La tech­nique mise tout sur la pro­duc­tion d’« étants », elle fa­brique de plus en plus d’« étants » que nous pou­vons pos­sé­der mais qui nous privent du sens de l’Etre. Au­jourd’hui, nous en sommes ar­ri­vés à un point où les choses semblent s’au­to­gou­ver­ner : voyez l’al­go­rithme de Google. Hei­deg­ger est membre du Par­ti na­zi à par­tir de 1933 et ac­cepte d’être nom­mé rec­teur de l’uni­ver­si­té de Fri­bourg, avant de dé­mis­sion­ner de son poste un an plus tard. Com­ment en ar­rive-t-il à un tel éga­re­ment ? Tout se noue au­tour de la ques­tion du peuple. Le mot « peuple » (Volk, en al­le­mand) ap­pa­raît dans la der­nière par­tie d’« Etre et Temps ». Le Da­sein, écrit-il, se réa­lise for­cé­ment dans une com­mu­nau­té. Ce­la est ar­ri­vé avec les Grecs, ajou­te­ra-t-il ailleurs, per­sua­dé que cette « réa­li­sa­tion du Da­sein » pour­rait se pro­duire dé­sor­mais chez les Al­le­mands. Pour lui, il n’y a d’his­toire que des peuples et l’his­toire n’est ja­mais celle des in­di­vi­dus. Dans « Etre et Temps », il ne nomme pas le peuple al­le­mand. Mais le mo­dèle guer­rier est dé­jà pré­sent : le peuple est dé­fi­ni comme une com­mu­nau­té en lutte, une com­mu­nau­té dans le com­bat, où ce­lui qui meurt au com­bat se sa­cri­fie pour le peuple. Or, juste après la pu­bli­ca­tion d’« Etre et Temps » sur­vient la mon­tée du na­zisme. Au­réo­lé de son suc­cès, Hei­deg­ger va com­mettre le tra­di­tion­nel pé­ché d’or­gueil du pen­seur : il s’ima­gine as­sez in­fluent pour faire pas­ser ses idées au­près des nou­velles au­to­ri­tés. Il se fait donc élire rec­teur de son uni­ver­si­té et rêve de ré­for­mer l’uni­ver­si­té à la me­sure de ce qu’il pense. « J’ai cru à la gran­deur in­terne du na­zisme », di­ra-t-il, et je crois qu’il était sin­cère. Pro­non­cé en 1933, le fa­meux « Dis­cours du rec­to­rat » consti­tue la preuve ac­ca­blante de cet aveu­gle­ment. Il n’y a dans ce dis­cours à peu près rien de ra­ciste… sauf une phrase, qui vise « les mar­chands » et « les né­go­ciants ». Der­ri­da l’avait bien re­pé­rée ! La pu­bli­ca­tion ré­cente des « Ca­hiers noirs », ses car­nets in­édits, a mon­tré qu’il n’avait pas été seule­ment na­zi, mais éga­le­ment an­ti­sé­mite. Ces trois gros

“IL A CRU QU’IL POUR­RAIT FAIRE PAS­SER SES IDÉES AU­PRÈS DES NA­ZIS”

vo­lumes ne sont pas en­core tra­duits en fran­çais, mais vous les avez lus en al­le­mand… Ces « Ca­hiers » semblent écrits par un for­ce­né. Il s’écrie sans cesse : ca­tas­trophe! ca­tas­trophe!… A le lire, il n’y a plus rien à sau­ver. Le seul peuple qui trouve grâce à ses yeux, ce ne sont plus les Al­le­mands, qui se sont fait avoir par les na­zis, mais les Russes, aux­quels il at­tri­bue, pour des rai­sons qui res­tent un peu mys­té­rieuses, une spi­ri­tua­li­té par­ti­cu­lière. Et pour­tant, on sent qu’il pré­fé­re­rait que l’Al­le­magne gagne, et on se de­mande : si les na­zis ga­gnaient, conti­nue­rait-il à en dire au­tant de mal ? Et puis, tout d’un coup, au mi­lieu de ce flot de dé­cla­ra­tions, il a rme que la ca­tas­trophe de l’Oc­ci­dent a comme agent mo­teur le peuple juif. Pour­quoi? Parce que le peuple juif est doué pour « le cal­cul » et pour « la ma­chi­na­tion » ! On re­trouve sous sa plume des thèmes di­rec­te­ment ti­rés des « Pro­to­coles des Sages de Sion », même s’il ne les cite ja­mais. Il ra­masse un an­ti­sé­mi­tisme de ca­ni­veau, au mo­ment même où le na­zisme dé­ploie sa po­li­tique an­ti­juive. Lors de la nuit de Cris­tal, à Fri­bourg, où il ha­bite, on a brû­lé la sy­na­gogue et cas­sé les vi­trines des ma­ga­sins juifs. Il n’en dit pas un mot dans ses « Ca­hiers ». En re­vanche, c’est le mo­ment où, sous sa plume, les juifs de­viennent l’em­blème d’un Oc­ci­dent cou­pé de ses ra­cines, un Oc­ci­dent pri­vé de sol, « sans sol ». Et na­tu­rel­le­ment, ceux qui sont le plus « sans sol » sont les juifs – ma­nière de re­cy­cler le thème du Juif er­rant. Dans le deuxième vo­lume des « Ca­hiers », il dit que la ques­tion juive n’est pas une ques­tion ra­ciale, mais la ques­tion mé­ta­phy­sique d’une hu­ma­ni­té ca­pable de dé­ra­ci­ner en­tiè­re­ment l’étant de l’Etre. Bien sûr qu’un tel rai­son­ne­ment est ra­ciste ! Se pose alors la ques­tion du lien entre sa phi­lo­so­phie et son an­ti­sé­mi­tisme. Au mieux, sa pen­sée de l’Etre ne l’au­ra pas em­pê­ché de de­ve­nir an­ti­sé­mite, au pire, elle en au­ra été com­plice. Dans les deux cas, à quoi bon le lire ? C’est une ques­tion ré­cur­rente, qu’on pour­rait re­for­mu­ler ain­si : la pen­sée de l’Etre peut-elle se te­nir to­ta­le­ment à l’écart de l’his­toire ? A la vé­ri­té, je ne sais pas et je suis même prêt à dire qu’au fond ce­la m’est égal. Pour ce qui me concerne – et no­tam­ment à tra­vers Le­vi­nas et Der­ri­da, qui eux-mêmes ont beau­coup lu Hei­deg­ger –, je pour­rais dire que Hei­deg­ger est lé­gi­time du cô­té de l’Etre, mais pas du cô­té de l’his­toire. Ai-je be­soin de sa pen­sée ? Je n’ai pas be­soin de son lan­gage em­pha­tique. Mais, au-de­là de cette em­phase, on en re­vient tou­jours à la ques­tion de l’Etre, du fait d’« être », qui a été l’ani­ma­tion ori­gi­naire de sa pen­sée. Et il me semble que cette ques­tion de l’« être » – que l’on peut re­bap­ti­ser la ques­tion de « l’homme passe in­fi­ni­ment l’homme » si on ne veut plus lui don­ner son nom hei­deg­gé­rien – reste ou­verte.

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