Une ré­serve opé­ra­tion­nelle ou ci­toyenne

L'Obs - - Grands Formats | Attentats -

La ré­serve opé­ra­tion­nelle (RO) compte quelque 28 000 hommes pour l’ar­mée et 26 000 pour la gen­dar­me­rie ayant si­gné un en­ga­ge­ment à ser­vir dans la ré­serve (ESR). Ce sont d’an­ciens mi­li­taires ou gen­darmes et des vo­lon­taires qui signent un contrat avec l’Etat pour un à cinq ans (ré­si­liable à tout mo­ment). Ils sont mo­bi­li­sables trente jours par an, du­rée qui peut être por­tée à deux cent dix jours en cas de be­soin. Les « RO » sont ré­mu­né­rés, portent le même uni­forme, les mêmes armes que les mi­li­taires d’ac­tive, rem­plissent les mêmes mis­sions, et peuvent même théo­ri­que­ment ac­cé­der aux grades su­pé­rieurs. La ré­serve ci­toyenne est com­po­sée de vo­lon­taires is­sus de la so­cié­té ci­vile. Ils sont dix fois moins nom­breux que les « RO », sont bé­né­voles, n’ont pas de for­ma­tion mi­li­taire, et ne portent ni arme ni uni­forme. Ils of­fi­cient en moyenne entre trente et soixante jours par an. Leur aide est lo­gis­tique (cé­ré­mo­nies, ad­mi­nis­tra­tion, in­for­ma­tique…), ja­mais mi­li­taire. La garde na­tio­nale. En­core dif­fi­cile de sa­voir ce que Fran­çois Hol­lande en­ten­dait pré­ci­sé­ment par ce terme dans son dis­cours du 20 juillet der­nier. Au mi­ni­mum, il ne donne qu’un nou­veau nom aux « RO ». Au maxi­mum, il y in­clut la ré­serve ci­toyenne, les pom­piers, les se­cou­ristes, etc. Une né­bu­leuse de forces qui, pour le mo­ment, n’ont au­cune di­rec­tion com­mune.

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