UN SI JO­LI MOIS D’AOÛT, PAR PIERRE-ÉTIENNE MUSSON,

De­noël, 356 p, 20 eu­ros.

L'Obs - - Critiques - CLAIRE JULLIARD

Mars 1915. Le sol­dat An­toine Ri­che­rand rentre dans son vil­lage de Nouan, en So­logne, pour une per­mis­sion. Griè­ve­ment bles­sé à la tête par un éclat d’obus, il n’est plus le bel ins­ti­tu­teur d’avant la guerre. Ra­va­gé par une né­vrose trau­ma­tique, il os­cille entre crises de vio­lence et pros­tra­tion. Son épouse Inès ne le re­con­naît plus. Elle aus­si a chan­gé. Ses nom­breux voyages à Pa­ris pour rendre vi­site à son ma­ri ali­té et in­cons­cient lui ont don­né le goût d’une autre vie. Pierre-Etienne Musson a construit un pre­mier ro­man d’une grande force nar­ra­tive. Très do­cu­men­té, le livre se penche sur les dou­teuses mé­thodes de psy­chia­trie (le « tor­pillage élec­trique ») inau­gu­rées en 1916. Sa­luons la nais­sance d’un écri­vain po­pu­laire de qua­li­té.

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