“LA JOUIS­SANCE PRÉ­CÈDE LA SOUF­FRANCE”

C’est dans “le Deuxième Sexe”, pa­ru en 1949, que Si­mone de Beau­voir s’op­pose au mythe ro­man­tique de “l’éter­nel fé­mi­nin” par une for­mule de­ve­nue cé­lèbre : “On ne naît pas femme : on le de­vient.” La phi­lo­sophe Ge­ne­viève Fraisse nous ex­plique comment l’al­ter

L'Obs - - Débats - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR XA­VIER DE LA PORTE

Lorsque pa­raît « le Deuxième Sexe », en 1949, Si­mone de Beau­voir re­çoit à la fois les cri­tiques les plus hos­tiles et des mil­liers de lettres de re­mer­cie­ment. Cette am­bi­va­lence à son égard sur­vit à sa mort, en 1986, six ans après celle de Jean-Paul Sartre, son « amour né­ces­saire ». La ri­chesse de sa pro­duc­tion théo­rique, au­to­bio­gra­phique et romanesque (elle re­çoit le prix Gon­court en 1954 pour « les Man­da­rins »), de ses en­ga­ge­ments (pour les femmes, pour le mou­ve­ment ou­vrier, contre la guerre d’Al­gé­rie) et de sa vie amou­reuse ont for­gé une po­si­tion nou­velle, celle de l’in­tel­lec­tuelle fé­mi­niste « cor­res­pon­dante de guerre ». Ge­ne­viève Fraisse, au­teure du « Pri­vi­lège de Si­mone de Beau­voir » (Actes Sud, 2008), ana­lyse la por­tée de son hé­ri­tage. Di­riez-vous que Si­mone de Beau­voir est une grande phi­lo­sophe ? Elle est d’abord une très grande écri­vaine. Elle a une langue que je dé­couvre à chaque nou­velle lec­ture. Et elle a tel­le­ment lu. En par­cou­rant ses « Ca­hiers de jeu­nesse », je me suis dit qu’au même âge, moi-même étu­diante en phi­lo­so­phie, je li­sais l’écume pen­dant qu’elle li­sait la mer en­tière. Et sa ca­pa­ci­té à ab­sor­ber les lec­tures est inimaginable. On l’en­tend dans son écri­ture. Ses ro­mans, « Tous les hommes sont mor­tels » par exemple, sont un drôle de truc. On est pris dans une langue qu’on ne connaît pas et qu’on n’a pas en­core me­su­rée. Ce­la re­joint un sou­ci qui m’est très per­son­nel : de­puis mon pre­mier texte, j’ai com­pris que sur la ques­tion du fé­mi­nisme, il fal­lait que j’écrive pour me faire en­tendre. Avec d’autres écri­vaines que je peux lire et re­lire – Vir­gi­nia Woolf, Ma­dame de Staël, et quelques ré­vo­lu­tion­naires du e siècle – Beau­voir par­tage l’écri­ture comme is­sue théo­rique. Ce­la ex­plique-t-il le fait que Beau­voir ait me­né de front son oeuvre lit­té­raire et son tra­vail théo­rique ? Le pre­mier ren­ver­se­ment épis­té­mo­lo­gique pro­duit par Beau­voir est de consi­dé­rer qu’elle doit écrire « le Deuxième Sexe », avant de faire un tra­vail au­to­bio­gra­phique. En gé­né­ral, les femmes écri­vaines font plein de bou­quins et, à un mo­ment, se disent qu’elles doivent écrire sur les femmes. Sou­vent, c’est leur plus mau­vais livre. Elles pensent qu’elles ont sur les femmes la pen­sée in­née et na­tu­relle, parce qu’elles sont des femmes. Beau­voir dit et fait exac­te­ment le contraire. Néan­moins, son meilleur texte est à mon sens le ré­cit de la mort de sa mère, « Une mort très douce » : « Dur tra­vail de mou­rir quand on aime si fort la vie. Ma­man ai­mait la vie comme je l’aime, elle éprou­vait de­vant la mort la même ré­volte que moi. » Quelque chose de ce ré­cit est au coeur même, non pas de son rap­port avec sa mère, mais de son rap­port à la vie et à la mort. C’est un texte ex­tra­or­di­naire. Comment dé­fi­ni­riez-vous ce rap­port de Beau­voir à la vie ? Elle a un rap­port à la jouis­sance, au sens fort du terme – une jouis­sance qui n’est pas seule­ment sexuelle et cor­po­relle –, qui ren­voie à la su­bli­ma­tion. Quand par exemple elle ra­conte son en­trée, jeune étu­diante, à la bi­blio­thèque Sainte-Ge­ne­viève et le sen­ti­ment que tout d’un coup, tout lui est don­né. Pour une femme comme vous qui aviez 20 ans en 1968, Beau­voir était-elle un ob­jet de fas­ci­na­tion ? « Le Deuxième Sexe » était un livre em­blé­ma­tique. Mais alors que l’édi­tion de 1949 était dans la bi­blio­thèque de ma mère, je ne l’avais pas lu, et je ne l’ai tou­jours pas lu en en­tier. Les gé­né­ra­tions qui ont sui­vi l’ont lu, mais nous, jeunes femmes en 1968, n’en avions pas be­soin, tout comme je n’avais pas be­soin de faire une ré­vo­lu­tion fé­mi­niste per­son­nelle : elle était dé­jà là. Je me fi­chais que Beau­voir me ra­conte quelle sexua­li­té je de­vais avoir. Je me suis dé­brouillée toute seule. Le livre était ou­vert par­tout. Pour­quoi le lire ? Je me vois en­core des­cen­dant la rue Vic­tor-Cou­sin en mai 68. Sartre était dans le grand am­phi de la Sor­bonne, on ri­go­lait : « Sartre est ve­nu ré­cu­pé­rer le mou­ve­ment, pauvre con ! » Dans les an­nées 1970 et 1980, quand Beau­voir et lui se

sont mis à sou­te­nir toutes les causes gau­chistes, on a trou­vé qu’ils n’étaient pas mal du tout. Puis avec quelques mi­li­tantes, je les ai ren­con­trés au­tour des émis­sions que l’ORTF avait pro­po­sées à Sartre et aux­quelles il vou­lait que les fé­mi­nistes par­ti­cipent. En avril 1980, j’étais à l’en­ter­re­ment de Sartre, en­ceinte jus­qu’aux yeux. Six ans plus tard, j’étais à l’en­ter­re­ment de Beau­voir, avec ma fille. Il était im­pos­sible de ne pas être à ces deux en­ter­re­ments. Donc il y avait un rap­port à Beau­voir en tant qu’icône, en tant qu’em­blème. Mais nous, les femmes de cette gé­né­ra­tion, on di­sait « nous ». Ce pas­sage, que Beau­voir n’a com­pris qu’après avoir écrit « le Deuxième Sexe », en ve­nant vers les fé­mi­nistes, en leur ou­vrant la re­vue des « Temps mo­dernes », ma gé­né­ra­tion l’avait fait. Nous étions dans le plu­riel, dans le col­lec­tif, dans le mou­ve­ment.

Quel type de per­sonne était-elle ? La pre­mière fois que je l’ai ren­con­trée, j’ai été très frap­pée parce qu’elle avait le même corps que ma mère, qui était une uni­ver­si­taire clas­sique de la même gé­né­ra­tion : un corps qui a ava­lé un pa­ra­pluie. Le corps de ces femmes qui ont fait la bas­cule, qui ont eu ac­cès au sa­voir illi­mi­té. Des corps ri­gides. Une femme qui a été belle, dont le corps est ri­gide, et qui parle de fa­çon ri­gide. Nous, les fé­mi­nistes des an­nées 1970, étions olé olé, entre les ha­bits ba­ba co­ol et la li­bé­ra­tion sexuelle. Phy­si­que­ment, nous étions beau­coup plus li­bé­rées que la gé­né­ra­tion de ma propre mère et de Beau­voir… Pas pour tout, mais phy­si­que­ment, oui.

Re­gar­dait-elle votre gé­né­ra­tion avec en­vie ? On ne se po­sait pas la ques­tion. On était trop pres­sées, on fi­lait d’une réunion à l’autre, il fal­lait tout faire à la fois. Ma gé­né­ra­tion n’a pas réa­li­sé ce qu’il avait fal­lu de lutte pour que les femmes ob­tiennent le droit de vote. J’avais 25 ans et je ne vo­tais pas. On était dans un autre monde. Comment nous a-t-elle re­gar­dées ? Avec beau­coup d’at­ten­tion, je pense. Et quelle place oc­cupe « le Deuxième Sexe » dans la pen­sée fé­mi­niste ? Beau­voir n’a pas com­pris l’his­toire des féminismes. Dans le cha­pitre du « Deuxième Sexe » consa­cré à l’his­toire, elle ex­plique que les femmes d’avant n’ont rien com­pris, n’ont fait que ba­var­der, que leur his­toire est celle d’un long consen­te­ment. Elle s’est trom­pée parce qu’elle pense avec la ca­té­go­rie de l’al­té­ri­té et du conflit, elle pense He­gel et Marx. Même si elle a plus tard re­con­nu son er­reur, même si elle a ac­cep­té de dire « nous », elle ne se rend pas compte qu’il y a dé­jà eu des « nous » dans l’his­toire. Par exemple, les fé­mi­nistes de la Ré­vo­lu­tion de 1848, qui font un jour­nal qua­si quo­ti­dien pen­dant trois mois, disent bien « nous ». Mais Beau­voir ne le voit pas. Donc elle ne peut pas pro­duire de l’his­to­ri­ci­té. Mais « le Deuxième Sexe » aborde bien d’autres ques­tions : la bio­lo­gie, les mythes… Oui, mais pour a rmer que le fé­mi­nisme pense, l’his­toire est cen­trale. Je n’ai ja­mais été in­té­res­sée par le fait de sa­voir ce qu’est la di érence, l’uni­ver­sel, comment dé­par­ta­ger na­ture et culture, etc. Je pense avec Mi­chel Fou­cault que pour créer un champ d’in­tel­li­gi­bi­li­té, il faut al­ler cher­cher des textes qui ne sont pas ca­no­niques, car n’im­porte quel texte est la pos­si­bi­li­té de pen­ser. Dé­mon­trer que le fé­mi­nisme fait his­toire, c’est le faire en­trer dans l’uni­ver­sel.

Pour­quoi, se­lon vous, Beau­voir ne voit-elle pas ça ? Ce qui est éton­nant, c’est qu’elle au­rait pu ren­con­trer les fé­mi­nistes des an­nées 1930 – Louise Weiss ou Cé­cile Brun­sch­vicg, qui de­vient sous-se­cré­taire d’Etat de Léon Blum – et ce n’est pas le cas. Certes, ce sont des ré­pu­bli­ca­nistes, mais Beau­voir n’est pas très gau­chiste à l’époque. D’au­tant qu’elle met en exergue du pre­mier vo­lume du « Deuxième Sexe » une ci­ta­tion de Poul­lain de La Barre, un au­teur clé du xviie siècle et de la mo­der­ni­té. De la même fa­çon qu’elle voit Stuart Mill. Elle re­père les au­teurs clés des trois der­niers siècles, mais elle ne re­père pas l’ac­ti­visme fé­mi­niste contem­po­rain. Mais « le Deuxième Sexe » agit mal­gré ses er­reurs épis­té­mo­lo­giques… Oui, parce qu’il y a quelque chose de très in­té­res­sant dans la Beau­voir in­tel­lec­tuelle, qui m’a oc­cu­pée dans les an­nées 1980 et 1990. Beau­voir ne fait pas la guerre des sexes, elle s’ins­ti­tue comme « cor­res­pon­dante de guerre ». Elle écrit qu’un sol­dat en train de se battre ne peut pas écrire sur cette ba­taille. Mais si on est com­plè­te­ment étran­ger à cette si­tua­tion, on ne peut pas non plus écrire des­sus. Beau­voir se consi­dère un peu entre les deux, en marge. C’est ce qui dis­tingue Sartre et Beau­voir : elle, quand elle écrit sur les femmes ou la vieillesse, se mêle de ce qui la re­garde ; lui est dans la po­si­tion gê­nante de celle de l’in­tel­lec­tuel gé­né­ra­liste. N’est-ce pas ce que cer­tains lec­teurs, hommes en par­ti­cu­lier, lui re­prochent, d’être une femme, donc d’être par­ti­sane ? Bien sûr, mais cette po­si­tion, elle l’a ré­flé­chie de ma­nière épis­té­mo­lo­gique. Dans son in­tro­duc­tion du « Deuxième Sexe », elle dit clai­re­ment : « Je sais au­jourd’hui que pour me dé­crire, je dois dire d’abord que je suis une femme. » Elle ra­conte que Sartre lui a dit : « Vous vou­lez écrire vos Mé­moires, mais sa­vez-vous ce que vous êtes ? » « Le Deuxième Sexe » est la ré­ponse à cette ques­tion. Et je suis obli­gée, en tant que phi­lo­sophe femme, de me la po­ser aus­si. Pour­quoi je me sers de Beau­voir ? Parce que ça me per­met de m’ap­puyer sur quel­qu’un qui a fait le bou­lot. Beau­voir ne cesse de le dire : être femme est « une don­née de mon his­toire, non une ex­pli­ca­tion ». Elle est gé­niale ! Elle est bien plus forte que les dé­bats d’au­jourd’hui sur le « sa­voir si­tué ».

Son ap­port ma­jeur n’est-il pas d’avoir créé cette po­si­tion ? Oui, et c’est ce que je ra­conte dans le livre que je lui ai consa­cré en 2008, « le Pri­vi­lège de Si­mone de Beau­voir ». Le terme de « pri­vi­lège » est cen­tral chez Beau­voir. C’est un mot qui n’est pas du xxe siècle, qui vient plu­tôt de l’An­cien Ré­gime et des pen­seurs du contrat so­cial. Pour­quoi l’uti­lise-t-elle ? Parce qu’il dit la chance qu’elle a eue de faire des études comme les gar­çons. Et elle ter­mine l’in­tro­duc­tion du « Deuxième Sexe » là-des­sus : « […] beau­coup de femmes d’au­jourd’hui ayant eu la chance de se voir res­ti­tuer tous les pri­vi­lèges de l’être hu­main ». C’est ab­so­lu­ment vrai. Cette no­tion de pri­vi­lège ex­plique-t-elle la ré­cep­tion né­ga­tive des mar­xistes, qui a ma­ni­fes­te­ment pei­né Beau­voir ? C’est une autre ques­tion. Le mar­xisme et la pen­sée ré­vo­lu­tion­naire se construisent sur le fait qu’il y a une contra­dic­tion entre le fé­mi­nisme et le so­cia­lisme. C’est va­lable au­tant en 1793 que pen­dant la Pre­mière In­ter­na­tio­nale, la Ré­vo­lu­tion russe ou dans le mou­ve­ment ou­vrier jus­qu’à au­jourd’hui. Chaque fois qu’on évoque le fé­mi­nisme, le ré­flexe mar­xiste consiste à dire : « Ça suf­fit les bour­geoises, ne nous em­mer­dez pas, la contra­cep­tion, le Plan­ning fa­mi­lial, c’est se­con­daire, ce sont des his­toires de bonne femme… » Certes la Ré­vo­lu­tion est pour tous, mais pour les femmes, ce n’est pas tout de suite, pas main­te­nant. Il est donc tout

ÊTRE FEMME EST “UNE DON­NÉE DE MON HIS­TOIRE, NON UNE EX­PLI­CA­TION”.

à fait lo­gique que Beau­voir se fasse ta­per des­sus par les mar­xistes, mais elle se fait aus­si ta­per des­sus par Mau­riac… Cette po­si­tion lui est-elle utile dans d’autres en­ga­ge­ments, comme ce­lui contre la guerre d’Al­gé­rie ? Oui, ça lui donne à mon sens une uni­té. « Je suis com­plice des pri­vi­lé­giés et com­pro­mise par eux : c’est pour­quoi j’ai vé­cu la guerre d’Al­gé­rie comme un drame per­son­nel », écrit-elle dans « la Force de vivre ». Mais sur­tout, elle a pro­duit une in­ver­sion de la pen­sée clas­sique. Non seule­ment elle se pose la ques­tion de « comment je pense », mais elle se de­mande aus­si « comment je passe à l’uni­ver­sel ». C’est dans cette op­tique que je rap­proche l’in­tro­duc­tion du « Deuxième Sexe » du « Dis­cours de la mé­thode » de Des­cartes. Comme lui, elle veut faire table rase, comme lui elle sort de la belle phi­lo­so­phie clas­sique. Mais son co­gi­to à elle est exis­ten­tia­liste : « Je suis donc je pense. » Tout ce que fait Beau­voir en termes de sub­ver­sion touche à l’uni­ver­sel et c’est ce qui me semble le plus im­por­tant. Il faut lire le ma­gni­fique exergue em­prun­té à Kier­ke­gaard au dé­but du se­cond vo­lume du « Deuxième Sexe » : « Quel mal­heur que d’être une femme ! Et pour­tant le pire mal­heur quand on est une femme est au fond de ne pas com­prendre que c’en est un. » Elle a com­pris que c’est un mal­heur d’être femme. Et elle o re le sa­voir. Donc ça n’est plus un mal­heur. D’où le fait de pla­cer la jouis­sance avant la sou rance. Elle échappe au pire mal­heur en écri­vant « le Deuxième Sexe ». Elle ne se­ra pas dans le mal­heur, mais dans le sa­voir. Et la fa­meuse phrase « On ne naît pas femme : on le de­vient », comment la li­sez-vous ? C’est le verbe qui est im­por­tant, c’est le « de­vient », la tem­po­ra­li­té, l’his­to­ri­ci­té. C’est ce qui va faire his­toire, comment les sexes font his­toire. J’ai eu la chance de faire par­tie des pion­nières. Nous avons connu le Far West et je pré­fère avoir connu le Far West que la suite de l’his­toire. Au­jourd’hui, il faut dé­na­tu­ra­li­ser parce qu’il faut mon­trer qu’il y a une construc­tion so­ciale. Puis on dé­cons­truit le so­cial. Mais il ne faut pas re­ve­nir à la na­ture, parce que la na­ture, ce n’est pas bien. Sauf que la construc­tion so­ciale non plus ce n’est pas bien, et on re­vient au point de dé­part, au dé­bat na­ture/culture… Ar­rê­tons de pen­ser comme ça ! Tout ce mo­dèle épis­té­mo­lo­gique est pé­ri­mé. Ce mot « de­ve­nir » que nous laisse Beau­voir, il me comble. Je l’adore. Ce mot, on le prend et on tra­vaille avec.

Y a-t-il des choses da­tées dans le tra­vail de Beau­voir ? Sû­re­ment, mais ce n’est pas ce qui m’in­té­resse chez elle. Beau­voir n’a ja­mais été mon ob­jet. Mais si j’ai tant écrit sur elle, c’est parce qu’elle est sur mon che­min. Dans mon ob­jet, la ques­tion du fé­mi­nisme et de l’éga­li­té des sexes, et ce que l’on peut en faire dans le champ phi­lo­so­phique, elle est tou­jours là.

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