LES GRANDES RUP­TURES (6/6)

Et Su­per­du­pont tua le père d’As­té­rix

L'Obs - - Le Sommaire - ÉRIC AESCHIMANN

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> Né en 1926, Re­né Gos­cin­ny fonde le magazine « Pi­lote » en 1959 avec Al­bert Uder­zo et Jean-Mi­chel Char­lier, et in­vente les aven­tures d’« As­té­rix le Gau­lois ». Scé­na­riste de « Lu­cky Luke », d’« Iz­no­goud » et des « Din­go­dos­siers », au­teur du « Pe­tit Ni­co­las », il a di­ri­gé « Pi­lote » jus­qu’en 1974. Il est mort en 1977.

Le scé­na­rio est vieux comme le monde. Un jeune homme, en dé­but de car­rière, se choi­sit un pa­pa de sub­sti­tu­tion. Puis viennent le dé­sir de li­ber­té, la ré­volte, les re­proches. Re­né Gos­cin­ny était l’aî­né, Mar­cel Got­tlieb, dit Got­lib, le ca­det. Ils n’avaient que huit ans d’écart et pour­tant, entre eux, ce fut comme père et fils. Géants de la BD des an­nées 1960-1970, les hauts et les bas de leur re­la­tion furent le sis­mo­gramme d’une ré­vo­lu­tion gra­phique qui vit l’avè­ne­ment du neu­vième art. La mort de Gos­cin­ny al­lait pé­tri­fier leur fâ­che­rie, pour en faire une tra­gé­die. Comme si l’amour entre deux rois du gag ne pou­vait fi­nir que dans le cha­grin. « Dé­cep­tions, di cultés et cou­leuvres à ava­ler : on a beau­coup pa­ro­dié là-des­sus, mais on ne pa­ro­die bien que ce qu’on sent pro­fon­dé­ment », écri­vit Got­lib dans une de ses ul­times lettres à Gos­cin­ny.

Lors­qu’il toque à la porte du jour­nal « Pi­lote », en fé­vrier 1965, Mar­cel Got­tlieb pé­nètre dans un monde en mu­ta­tion. Avec les Trente Glo­rieuses, la lit­té­ra­ture pour la jeu­nesse sort de la mar­gi­na­li­té. Le pu­blic ado­les­cent a soif de BD comme de films en Tech­ni­co­lor et de 45-tours yéyé. L’ar­gent coule à flots. Pas be­soin d’être « fils de » pour se faire une place. Gos­cin­ny, qui a gran­di à Bue­nos Aires et dont une par­tie de la fa­mille a fi­ni dans les camps, ne connaît per­sonne lors­qu’il dé­barque à Pa­ris en 1950. Il com­mence par la ru­brique « savoir-vivre » d’un magazine, se fâche avec une lec­trice, est vi­ré, re­joint les stu­dios World Press, monte un syn­di­cat d’au­teurs, est en­core vi­ré. En 1959, il crée « Pi­lote », et in­vente « As­té­rix ». En­fin, il tient sa re­vanche : son pe­tit Gau­lois va bien­tôt de­ve­nir un phé­no­mène de so­cié­té.

Dans les kiosques, au rayon des illus­trés, il y a « Tintin » et « Spi­rou », qui re­pré­sentent la BD belge, « le Jour­nal de Mi­ckey », éma­na­tion de Walt Dis­ney, « Vaillant », édi­té par les com­mu­nistes, « Re­cord », par le groupe ca­tho­lique Bayard, et donc « Pi­lote », ré­pu­té ca­pi­ta­liste parce que son ac­tion­naire est le fi­nan­cier Georges Dar­gaud. Got­lib, ve­nu de « Mi­ckey » et sor­ti du ser­vice mi­li­taire, y entre en 1965. Pour lui, c’est le dé­but de la re­con­nais­sance, et un chan­ge­ment de sta­tut. Gos­cin­ny, qui a ob­te­nu de Dar­gaud de bien ré­mu­né­rer les des­si­na­teurs, aime par­ti­cu­liè­re­ment le nou­veau ve­nu.

DEUX FILS DE MÉTÈQUES

Il est vrai que les deux hommes ont beau­coup en com­mun. La BD, bien sûr, mais aus­si le rap­port à la France. L’un et l’autre des­cendent de métèques. Les pa­rents de Re­né viennent de Po­logne et d’Ukraine, et ceux de Mar­cel, de Hon­grie. Mar­cel est né un 14 juillet et, pen­dant la guerre, avec ses co­pains d’école, il se mo­quait des « sales juifs » jus­qu’à ce que sa mère lui couse l’étoile jaune : « C’est ce jour-là que j’ai eu l’air con » (1). Il doit la vie aux agri­cul­teurs de Rueil-la-Ga­de­lière (Eure-et-Loir) qui l’ont ca­ché, mais qui gar­daient pour eux le cho­co­lat que lui en­voyait sa mère. Quant à Re­né, il s’est engagé dans l’ar­mée fran­çaise en 1946, de­ve­nant l’illus­tra­teur o ciel de son ré­gi­ment et se fai­sant re­mar­quer par le gé­né­ral de Lattre de Tas­si­gny pour ses a ches. Plus tard, dans la France aux re­lents ra­cistes des an­nées 1960, il sor­tait tou­jours la même blague : « J’aime beau­coup les étran­gers. J’ai été étran­ger moi­même pen­dant long­temps. »

Ils ont aus­si per­du leur père presque en même temps. Ce­lui de Mar­cel, peintre en bâ­ti­ment, avait l’ob­ses­sion d’être na­tu­ra­li­sé et le

Né en 1934, Mar­cel Got­tlieb entre en 1962 à « Vaillant », où il crée le per­son­nage de « Gai-Lu­ron ». A « Pi­lote », il des­sine « les Din­go­dos­siers » sur des scé­na­rios de Gos­cin­ny, avant d’inau­gu­rer la « Ru­brique-à-brac ». Après « l’Echo des sa­vanes », il lance « Fluide gla­cial », qu’il re­vend à Flam­ma­rion en 1995. On lui doit éga­le­ment les per­son­nages d’« Ham­ster Jo­vial », de « Per­vers Pé­père » et de « Su­per­du­pont ».

sou­ci de res­pec­ter la loi : se dé­cla­rer juif, por­ter l’étoile, etc. En 1942, Ervin Got­tlieb est ar­rê­té alors qu’il part au tra­vail et meurt à Bu­chen­wald en fé­vrier 1945. « S’il était re­ve­nu, s’il était là, de­vant moi, di­ra plus tard son fils, je lui de­man­de­rais vo­lon­tiers s’il n’au­rait pas, à l’oc­ca­sion, ac­cep­té de se faire en­cu­ler par le ma­ré­chal Pé­tain. Rien que pour ob­te­nir la na­tu­ra­li­sa­tion fran­çaise. » La co­lère contre un mort est la moins gué­ris­sable des dou­leurs. Quant au père de Gos­cin­ny, il avait em­me­né toute sa fa­mille en Ar­gen­tine où il avait ob­te­nu un poste d’in­gé­nieur. C’est là qu’il dis­pa­raît, en 1943, vic­time d’un ac­ci­dent cé­ré­bral. Re­né doit re­non­cer aux études et ac­cepte un bou­lot de comp­table.

Si cette dis­pa­ri­tion fut moins tra­gique, on re­trouve chez les deux ar­tistes le même be­soin de ca­ri­ca­tu­rer les fi­gures d’au­to­ri­té, d’en exa­gé­rer le pres­tige pour mieux les ri­di­cu­li­ser. Chez Gos­cin­ny, ce se­ra Cé­sar, Abra­ra­cour­cix, le Grand Vi­zir, le di­rec­teur de l’école, les gé­né­raux de ca­va­le­rie cou­verts de dé­co­ra­tions. Sous le crayon de Got­lib, il y au­ra New­ton, le pro­fes­seur Burp, Bee­tho­ven, l’ins­pec­teur Bou­gret et… le ré­dac chef iras­cible. Dans la France gaul­lienne, cet hu­mour au se­cond de­gré, nour­ri de la lec­ture du magazine amé­ri­cain « Mad », agit comme un vent frais. Un même éclat de rire en­voie val­din­guer les ré­flexes fran­chouillards et les sté­réo­types de la so­cié­té de consom­ma­tion. Dans « As­té­rix lé­gion­naire », les jeunes re­crues n’écoutent plus leur ad­ju­dant : « Pause tou­jours ! » Et, dans le tome 4 de « Ru­brique-à-brac », des ga­mins in­so­lents ré­clament au gen­darme désem­pa­ré : « Nous, ce qu’on vou­drait savoir, c’est com­ment on fait les en­fants. » Mai-68 ap­proche…

GOS­CIN­NY, DIC­TA­TEUR?

Entre Re­né l’aî­né et Mar­cel le ca­det naît une re­la­tion sin­gu­lière, faite de com­pli­ci­té et d’ad­mi­ra­tion. Pour Got­lib s’ouvre une pé­riode de créa­tion in­tense. Son des­sin gagne en vir­tuo­si­té et sub­ver­tit tous les codes de la BD : les cases ex­plosent, les bulles pro­li­fèrent, les gags se su­per­posent, et le des­si­na­teur de­vient lui-même un per­son­nage. Il pro­duit pour « Pi­lote », « Pif », puis « Rock & Folk » et « Ac­tuel », par­ti­cipe à des émis­sions, à des films… « Je tra­vaillais dix heures d’a lée dans une pièce pas très aé­rée et je fu­mais deux pa­quets par jour. J’étais dé­pres­sif, mi­grai­neux et in­som­niaque. » De son cô­té, Gos­cin­ny est dé­crit par ses des­si­na­teurs comme gé­né­reux, vi­sion­naire, im­pres­sion­nant et ter­ri­ble­ment sus­cep­tible. Cor­se­té dans son cos­tume-gi­let-cra­vate, il les vou­voie et se fait ap­pe­ler « mon­sieur Gos­cin­ny ». Claire Bre­té­cher se sou­vient : « J’étais en ad­mi­ra­tion de­vant lui. Il était très bien éle­vé, très cour­tois, très char­mant, bien que sur la dé­fen­sive. » Et Phi­lippe Druillet : « Il nous a don­né la li­ber­té, mais il était pa­ra­noïaque comme tous les ar­tistes. » En mai 1968, une réunion mon­tée par un syn­di­cat de des­si­na­teurs se trans­forme en pro­cès sta­li­nien contre sa sup­po­sée dic­ta­ture. Bles­sé, Gos­cin­ny me­nace de dé­mis­sion­ner avant de choi­sir d’al­ler de l’avant, en ou­vrant « Pi­lote » à l’ac­tua­li­té. Dé­sor­mais, chaque lun­di, les au­teurs sont conviés à un échange d’idées qui de­vient très vite le la­bo­ra­toire e er­ves­cent d’une gé­né­ra­tion. Celle de Ca­bu, Fred, Gi­raud, Man­dry­ka, Bre­té­cher, Mé­zières et Ch­ris­tin, Druillet, Rei­ser, Gé­bé… La BD cen­trée sur les per­son­nages cède la place à la BD d’au­teur. Dé­sor­mais, on des­sine pour se ra­con­ter. Gos­cin­ny en était fier : « Moi qui ai sou ert de l’im­bé­cil­li­té des gens qui s’oc­cu­paient des jour­naux pour en­fants, j’ai o ert aux des­si­na­teurs et aux scé­na­ristes une li­ber­té qu’ils n’avaient pas d’autre oc­ca­sion d’exer­cer. » Got­lib n’était pas à cette réunion. Pour lui, l’heure n’est pas en­core à la ré­vo­lu­tion. Chaque se­maine, il montre ses planches chez Gos­cin­ny, comme un éco­lier son carnet de notes : « J’ai tou­jours été à la re­cherche d’un père. Et j’avais trou­vé ce père par­fait. Lui m’ac­cueillait en m’ap­pe­lant “brave et gé­né­reux Got­lib”. Je crois sin­cè­re­ment qu’il

était content de me voir et que ça dé­pas­sait le simple conten­te­ment du pa­tron re­ce­vant un col­la­bo­ra­teur. » D’ailleurs, quand Got­lib in­ter­rompt ses vi­sites, Gos­cin­ny se vexe : « Vous ne m’ai­mez plus ? » Res­sen­tait-il une fier­té par­ti­cu­lière de­vant la réus­site de son pro­té­gé, ce pe­tit juif que la guerre avait failli broyer ? Avait-il été tou­ché de le voir ra­con­ter en BD ses sou­ve­nirs de Rueil-la-Ga­de­lière? Au dé­but des an­nées 1970, la Shoah est mal connue, et c’est dans la so­li­tude qu’on porte ses fan­tômes. Un jour, en pleine crise de « Pi­lote », Gos­cin­ny ex­plose en ta­pant du poing sur la table : « Dans ma vie, tout ce qui m’est ar­ri­vé, c’est parce que je suis juif. » Bref, Re­né ai­mait Mar­cel et Mar­cel ai­mait Re­né. Mais un père, on l’adore et puis on le dé­teste. Sur­tout à une époque qui ne par­lait que de « com­plexe d’OE­dipe » et de « tuer le père ». Et des pères à tuer, il y en a plé­thore : le gé­né­ral de Gaulle, le prof, le man­da­rin à la fac… Alors pour­quoi pas le pa­tron de « Pi­lote » ? D’au­tant que Mar­cel tra­verse une crise. Son deuxième en­fant, Fré­dé­ric, meurt à 14 jours. Il va s’al­lon­ger à son tour sur le di­van. Il a le sen­ti­ment d’étou er. Dans ses BD, il mul­ti­plie les scènes de fu­reur, comme s’il ne pou­vait plus conte­nir sa rage. « Je cher­chais mon au­to­no­mie, mais j’ado­rais Gos­cin­ny, je ne pou­vais pas le lar­guer, je ne vou­lais pas lui faire de mal. »

GOT­LIB À GOS­CIN­NY : “JE VOUS DÉ­TESTE”

Il le fe­ra pour­tant, en créant à son tour un jour­nal, « l’Echo des sa­vanes ». O ciel­le­ment, les trois fon­da­teurs, Got­lib, Man­dry­ka et Bre­té­cher, n’ont pas l’in­ten­tion de rompre. Ils veulent juste s’amu­ser en des­si­nant des scènes sexuelles et sca­to­lo­giques. Tout ce dont Gos­cin­ny a hor­reur. Il re­çoit avec froi­deur la pre­mière li­vrai­son. Au nu­mé­ro sui­vant, où Got­lib met en scène le Grand Mé­chant Loup s’en­voyant en l’air avec le Pe­tit Cha­pe­ron rouge, il dit : « Il est fou. » Com­mence un long et lent di­vorce. Gos­cin­ny es­père le re­tour du fils pro­dige, ne se­rait-ce que pour rem­plir les pages de « Pi­lote », où la « Ru­brique-à-brac » manque cruel­le­ment. Il en­voie Uder­zo en émis­saire, et Got­lib ima­gine le per­son­nage de Su­per­du­pont : ce vieux conten­tieux avec la France se­ra res­té leur lien jus­qu’à la fin. Mais lors­qu’il lit que les fron­deurs ont vou­lu « se li­bé­rer de “Pi­lote” », Gos­cin­ny ne re­tient pas sa co­lère : « C’est faux : ils n’ont ja­mais été mal­heu­reux, ils ont tou­jours été libres, et ce jour­nal a fait d’eux des ve­dettes », ex­plique-t-il dans le nu­mé­ro 22 des « Ca­hiers de la bande des­si­née » (1973). Et que pense-t-il de « l’Echo des sa­vanes » ? « Je passe cette ques­tion. » De cet éloi­gne­ment pro­gres­sif, il ne reste que les dé­cla­ra­tions pu­bliques des uns et des autres, ain­si que des lettres de Got­lib conser­vées dans les ar­chives d’Anne Gos­cin­ny. En mai 1972, le créa­teur de la « Ru­brique-à-brac » écrit : « A 38 ans, je me trouve dans la po­si­tion du jeune homme qu’on voit dans les films, quit­tant sa fa­mille, plein d’ex­ci­ta­tion et d’en­thou­siasme et pleu­rant en même temps. Mais un grand gar­çon qui quitte sa fa­mille ne rompt pas avec celle-ci, ni ne cesse de l’ai­mer pour au­tant. » Quelques mois plus tard, il passe au se­cond de­gré sans mas­quer son amer­tume : « Mé­pri­sez-moi. Mais je peux vous dire que tout ça est de votre faute. Si vous aviez été un bon di­rec­teur de jour­nal, vous ne m’au­riez ja­mais dit : “Al­lez-y, Got­lib, faites ce que vous avez en­vie de faire”, et je n’en se­rais pas ar­ri­vé là. Vous m’avez pous­sé à faire des choses or­du­rières et je vous dé­teste. » Seul le post­scrip­tum est tendre : « Vous êtes le meilleur di­rec­teur de jour­nal qui soit et j’ai in­fi­ni­ment de gra­ti­tude, de re­con­nais­sance et d’ami­tié pour vous. Je vous adresse toute mon a ec­tion. »

En juin 1974, Gos­cin­ny quitte « Pi­lote », qui de­vient men­suel. L’an­née sui­vante, Got­lib lance « Fluide gla­cial ». La com­mu­ni­ca­tion est dé­fi­ni­ti­ve­ment rom­pue. Got­lib : « Il ne m’a même pas in­vi­té à ses 50 ans. Il y avait Fran­quin, plein de gars de “Pi­lote”, tout le monde, sauf moi, Bre­té­cher et Man­dry­ka. » En 1977, ils se croisent à la pre­mière d’un spec­tacle de Ber­nard Hal­ler. Got­lib, tou­jours : « Là, on se re­garde, c’était très, très dur. Gos­cin­ny est de­ve­nu fâ­ché tout de suite. » Ver­sion de Jean So­lé, pré­sent ce soir-là : « Gos­cin­ny nous a sa­lués, nous avons pris de ses nou­velles, et il nous a dit qu’il al­lait pas­ser un exa­men car­dio­lo­gique. » Le 5 no­vembre 1977, le test d’e ort se conclut par un ar­rêt car­diaque. Mort sau­gre­nue, ir­réelle, ga­guesque, digne d’un épi­sode des « Din­go­dos­siers » où Gos­cin­ny et Got­lib tra­quaient les ab­sur­di­tés du monde contem­po­rain. En 2011, Got­lib confiait au « Nou­vel Ob­ser­va­teur » : « Je me suis tou­jours dit que, s’il n’était pas mort, on se se­rait peut-être ré­con­ci­liés. C’est pas sûr, mais j’y ai tou­jours pensé. – ll pa­raît que vous étiez son fils pré­fé­ré? – Je ne sais pas, mais lui, c’était mon père pré­fé­ré. » (1) Les propos de Got­lib, que nous n’avons pas re­cueillis di­rec­te­ment, sont ex­traits de ses deux au­to­bio­gra­phies : « J’existe, je me suis ren­con­tré » (Dar­gaud) et « Ma vie-en-vrac » (co­écrit avec Gilles Ver­nant, chez Flam­ma­rion).

Mar­cel Got­lieb.

Re­né Gos­cin­ny.

Cou­ver­ture du « Pi­lote » du 13 avril 1972.

Cou­ver­ture du tome 3 des « Din­go­dos­siers », sé­rie de Gos­cin­ny ( scé­na­rio) et Got­lib (des­sin) pu­blié dans « Pi­lote ».

En 1959, Gos­cin­ny crée As­té­rix, dont le suc­cès de­vient très vite un phé­no­mène de so­cié­té.

En 1972, Ni­ki­ta Man­dry­ka, Claire Bre­té­cher et Got­lib fondent « l’Echo des sa­vanes ». C’est le dé­but de la rup­ture avec Gos­cin­ny.

Got­lib lance Su­per­du­pont en 1972.

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