Mer­ci pa­tron ?

Il y a presque deux ans, l’ex-mi­nistre de l’Eco­no­mie se lan­çait dans les af­faires. Alors qu’il s’ap­prête à se dé­cla­rer pour 2017, “l’Obs” s’est pen­ché sur son bi­lan d’en­tre­pre­neur

L'Obs - - La Une - CO­RINNE BOUCHOUCHI ET JU­LIEN MAR­TIN WILLIAM BEAUCARDET

Ce lun­di ma­tin de juillet, Ar­naud Mon­te­bourg s’est le­vé aux au­rores pour al­ler faire la tour­née des en­tre­prises de la val­lée de la Meuse. A son agen­da, éco­no­mie et po­li­tique : vi­site d’une agence web, dé­cou­verte du Mu­sée de la Mé­tal­lur­gie, re­tour dans une so­cié­té dont il a ai­dé la re­prise quand il était à Ber­cy, mais aus­si dé­jeu­ner avec les élus lo­caux et mee­ting… Estce l’en­tre­pre­neur ou le fu­tur can­di­dat qui file en TGV vers les Ar­dennes? A cette ques­tion, l’an­cien mi­nistre se re­dresse et s’ex­clame avec cette em­phase dont il se dé­part ra­re­ment : « On est tel­le­ment ha­bi­tués à voir des pro­fes­sion­nels de la po­li­tique qui ne font que ce­la ! Il y a une sorte de so­cié­té po­li­tique qui s’est abs­traite de la so­cié­té en gé­né­ral. Moi, je trouve le temps de faire les deux, ce­la me per­met d’équi­li­brer ma vie et mes ju­ge­ments. »

Mon­te­bourg n’a pas chan­gé. Ou plu­tôt si : il a re­chan­gé, de sorte que s’opère un re­tour en ar­rière. Il y a deux ans, à l’été 2014, lors­qu’il quit­tait le gou­ver­ne­ment d’un ac­cord pas si com­mun qu’il le pré­tend dé­sor­mais, il ré­pé­tait à l’en­vi qu’il al­lait « chan­ger de vie ». Fi­ni, la « po­li­tique pro­fes­sion­nelle », place à l’« ex­pé­rience du monde réel ». Ce­lui qui se di­sait « mi­nistre dé­fro­qué » s’était mis en tête de de­ve­nir « en­tre­pre­neur ». Il fus­ti­geait qui­conque lui prê­tait en­core des am­bi­tions élec­to­rales. Au­jourd’hui, à l’heure d’un come-back pro­gram­mé à l’ère pri­maire et pour­quoi pas pré­si­den­tielle, il sou­rit de se mon­trer po­ly­va­lent. En­tre­pre­neur certes, mais aus­si et sur­tout de re­tour dans l’arène po­li­tique. A quand l’of­fi­cia­li­sa­tion de sa can­di­da­ture? L’in­té­res­sé prend un ma­lin plai­sir à main­te­nir un sem­blant de sus­pense, in­vi­tant tou­te­fois chaque per­sonne qu’il croise à ve­nir à sa tra­di­tion­nelle Fête de la Rose, le 21 août à Fran­gy-enB­resse : « Il y au­ra de l’ani­ma­tion, je vous le dis! » Quelle que soit la date, tout est prêt. A « l’Obs », il confie avoir pris ses dis­po­si­tions cô­té bu­si­ness, cons­cient que « la po­li­tique est in­com­pa­tible avec le mé­tier d’en­tre­pre­neur » : « Je vais sus­pendre mes man­dats les plus vi­sibles, au moins pen­dant neuf mois, comme la du­rée d’une gros­sesse. » Et de dé­tailler : « Ce se­ra le cas pour toutes mes ac­ti­vi­tés à Ha­bi­tat. A NewWind [start-up spé­cia­li­sée dans l’éner­gie, NDLR], je vais aus­si aban­don­ner la pré­si­dence du con­seil d’ad­mi­nis­tra­tion, mais je vais en res­ter membre et ac­tion­naire. A Ta­lan [groupe spé­cia­li­sé dans les ser­vices in­for­ma­tiques], en re­vanche, ce­la ne pose pas de pro­blème dans l’im­mé­diat. »

En­tre­pre­neur en congé, certes, mais en­tre­pre­neur quand même. C’est au­réo­lé de cette ex­pé­rience qu’il en­tend re­faire de la po­li­tique. Avec, à la clé, une ques­tion que n’ont pas fi­ni de lui po­ser ses sup­por­teurs comme ses contemp­teurs : a-t-il réus­si ? Au­tre­ment dit, son re­tour aux af­faires po­li­tiques s’ac­com­pa­gnet-il d’un suc­cès dans ses af­faires éco­no­miques ? Mon­te­bourg es­père faire cam­pagne neuf mois. Il lui au­ra fal­lu le double pour me­ner à bien sa pe­tite en­tre­prise. Ou, plus pré­ci­sé­ment, ses pe­tites en­tre­prises. Son pas­sage à Ber­cy ne lui au­ra pas été inu­tile. S’il a com­men­cé sa nou­velle car­rière en al­lant étu­dier à la bu­si­ness school de l’In­sead, la plu­part des ren­contres mar­quantes datent de l’époque où il était mi­nistre. C’est le cas de celle avec Her­vé Giaoui, le PDG d’Ha­bi­tat. Leur pre­mier contact re­monte à dé­but 2014. « Quand je suis sor­ti du gou­ver­ne­ment, ra­con­tait Mon­te­bourg à “l’Obs” peu après son em­bauche, un cer­tain temps s’est écou­lé, puis j’ai eu l’idée de rap­pe­ler Her­vé en lui di­sant : “J’ai plein d’idées pour ton en­tre­prise…” » Ban­co, Giaoui est sé­duit. « Je n’étais plus en face d’un po­li­ti­cien, se sou­vient à son tour le pa­tron de la chaîne d’ameu­ble­ment, mais d’un gars qui avait été frus­tré par la po­li­tique et qui avait com­pris que l’en­tre­prise, c’est de la po­li­tique, mais avec des mises en oeuvre concrètes. Je me suis dit qu’il y avait un coup à jouer. » Et le voi­là, le 19 mars 2015, nom­mé vi­ce­pré­sident du con­seil de sur­veillance d’Ha­bi­tat. Un pre­mier pas dans l’en­tre­prise qui en ap­pelle aus­si­tôt un deuxième : une se­maine plus tard, le 26 mars, le groupe Ta­lan an­nonce se do­ter d’un co­mi­té d’orien­ta­tion stra­té­gique, avec en son sein l’an­cien DG

“Je suis prêt à mettre mon ar­gent dans ta start-up. Et je peux t’ai­der à lui don­ner de l’am­pleur.”

d’Al­ca­tel-Lucent Mi­chel Combes, l’an­cien pa­tron de Saint-Go­bain Jean-Louis Bef­fa et… un dé­nom­mé Mon­te­bourg. « Ar­naud, on l’avait ren­con­tré quand il était au mi­nis­tère de l’Eco­no­mie, ex­plique Eric Be­na­mou, l’un des trois as­so­ciés fon­da­teurs de la so­cié­té. Il re­gar­dait les pé­pites dont il fal­lait s’oc­cu­per pour qu’elles de­viennent les so­cié­tés du CAC 40 de de­main. On l’a fait ve­nir car on vou­lait bé­né­fi­cier de ses com­pé­tences pour conti­nuer notre dé­ve­lop­pe­ment. » Al­lé­gé bon gré mal gré du poids d’un por­te­feuille mi­nis­té­riel et pas vrai­ment dé­bor­dé par ses nou­velles fonc­tions chez Ha­bi­tat, le chantre du made in France in­ves­tit « avec sé­rieux et en­thou­siasme » ce poste taillé sur me­sure. Mais conti­nue – his­toire de par­faire sa mue ? – à ex­plo­rer le vaste monde de l’en­tre­prise. Lors d’une vi­site dans un in­cu­ba­teur pa­ri­sien, il tombe sous le charme d’une start-up spé­cia­li­sée dans les éo­liennes à usage do­mes­tique, NewWind, et de son fon­da­teur, Jé­rôme Mi­chaud-La­ri­vière. Une ré­vé­la­tion ! Le PDG cherche des fi­nan­ce­ments pour son « arbre à vent ». L’ex-po­li­ti­cien pro­pose illi­co son aide. « Les trois quarts des gens sont sé­duits par le concept et l’es­thé­tique de notre arbre, mais lui avait tout de suite com­pris que c’était la mo­du­la­ri­té des mi­cro­tur­bines qui était in­té­res­sante, se re­mé­more Mi­chaud-La­ri­vière. Dans les pre­miers temps, il m’in­ter­pel­lait : com­ment amé­lio­rer le re­tour sur in­ves­tis­se­ment ? Et puis, il y a la ren­contre hu­maine, on est deux lit­té­raires… » Mais son nou­vel ami va faire mieux en­core : « Voi­là, m’a-t-il dit, je suis prêt à mettre mon ar­gent per­son­nel dans ta start-up. Et je peux t’ai­der à lui don­ner de l’am­pleur. » Quelques mois plus tard, le 1er oc­tobre 2015, après plu­sieurs ren­contres et maints échanges de SMS et de coups de fil – « Même quand il était en va­cances en Grèce, il m’en­voyait des notes ou m’ap­pe­lait », ra­conte avec ad­mi­ra­tion le PDG –, les deux hommes dé­voilent leur nou­velle al­liance : Ar­naud Mon­te­bourg prend la pré­si­dence du con­seil de sur­veillance de NewWind et an­nonce son en­trée dans le ca­pi­tal de l’en­tre­prise. En moins d’un an, ce n’est pas une mais trois cordes qu’il ac­croche à son arc.

Fa­cile quand on a été mi­nistre? L’in­té­res­sé ba­laie l’in­ter­ro­ga­tion, à la li­mite de l’aga­ce­ment. « Je ne fais pas de con­seil, je tra­vaille et j’in­ves­tis ! » mar­tèle-t-il, comme pour éloi­gner les ré­cur­rentes ac­cu­sa­tions de col­lu­sion entre les sphères po­li­tique et éco­no­mique. Toutes ses ac­ti­vi­tés ne lui de­mandent tou­te­fois pas le même in­ves­tis­se­ment, hu­main ou fi­nan­cier. Ta­lan est la moins gour­mande. Son co­mi­té d’orien­ta­tion stra­té­gique se réunit tous les trois mois seule­ment, à rai­son d’en­vi­ron trois heures par réunion. « Ar­naud nous aide sur les orien­ta­tions, les ré­flexions, la mise en oeuvre de nou­velles offres, énu­mère Be­na­mou. Et il n’hé­site pas à nous contre­dire. » Il lui ar­rive aus­si de par­ti­ci­per aux sé­mi­naires d’in­té­gra­tion des nou­veaux sa­la­riés.

Ar­naud Mon­te­bourg connaît la puis­sance de la pa­role. Cer­tains de ses an­ciens ca­ma­rades au gou­ver­ne­ment di­saient même qu’il en avait fait la prin­ci­pale ac­ti­vi­té de son mi­nis­tère. « C’est un type qui parle très bien », re­con­naît le fon­da­teur de NewWind. Mais d’ajou­ter aus­si­tôt : « C’est un gros tra­vailleur. » Si, dans la start-up aus­si, les conseils de sur­veillance ont lieu tous les trois mois, il fait beau­coup plus que s’as­seoir au­tour d’une table. « Il reste des ma­ti­nées en­tières ou par­ti­cipe à des dé­jeu­ners qui durent, une ou deux fois par se­maine. Il vient éga­le­ment à des réu­nions d’équipe. Il y a eu beau­coup de re­cru­te­ments cette an­née, et il a par­lé avec chaque nou­vel ar­ri­vant. » Au­tant dire que Jé­rôme Mi­chaud-La­ri­vière se montre très sa­tis­fait, même si les em­bal­le­ments de l’ex­mi­nistre mettent par­fois sous pres­sion les dix-neuf sa­la­riés de l’en­tre­prise. Une autre fa­cette n’est pas non plus pour

dé­plaire à cet an­cien écri­vain et scé­na­riste de­ve­nu pa­tron : « C’est un am­pli­fi­ca­teur, un ac­cé­lé­ra­teur. Ce n’est pas for­cé­ment par son ré­seau ou son car­net d’adresses qu’il nous aide, mais par sa no­to­rié­té. » Exemple ? « On ré­flé­chis­sait à des pro­jets avec un grand groupe de BTP mais les choses traî­naient. Lui, il a ap­pe­lé di­rec­te­ment le PDG. Et deux jours après, le truc était ré­glé. » Rien à dire, le col­la­bo­ra­teur Mon­te­bourg sait bra­quer les pro­jec­teurs sur ses nou­veaux em­ployeurs…

Nulle part l’ex n’a de bu­reau. « Je n’en ai pas be­soin, ré­torque-t-il. D’au­tant que j’ai le mien, pri­vé, à Pa­ris. Mon tra­vail, c’est de ren­con­trer les gens, pas d’être dans un bu­reau. » Le contact avec les sa­la­riés, c’est en gros son job chez Ha­bi­tat. Il fait la tour­née des ma­ga­sins, prend un ma­na­ger ou un ven­deur à part et lui dit : « Je ne suis pas votre pa­tron, ce n’est pas moi qui vous em­bauche ou vous vire, pas moi qui vous aug­mente. Vous pou­vez tout me dire, je ga­ran­tis votre ano­ny­mat. » Il file les mé­ta­phores pour ex­pli­quer son ac­tion : « Je suis un peu l’oncle qui vient prendre des nou­velles des en­fants. Dans les en­tre­prises, on a be­soin d’ho­ri­zon­ta­li­té, je suis le fac­teur ho­ri­zon­tal ! » Ce qu’il re­tire de ses en­tre­tiens, il le syn­thé­tise dans des « rap­ports d’éton­ne­ment » d’une tren­taine de pages. Il en est à son deuxième. « Al­ler en pro­vince, dis­cu­ter avec les gens, il adore ça, s’en­thou­siasme Her­vé Giaoui. Ce­la per­met de voir les pro­blèmes, de tout faire re­mon­ter. Il fait une pe­tite di­zaine de ma­ga­sins à chaque fois. » Une mis­sion lui prend un mois, pas à temps plein tou­te­fois. Car il ne fait pas que ce­la. S’il n’a pas de bu­reau, des salles sont mises à sa dis­po­si­tion pour tra­vailler sur la re­lo­ca­li­sa­tion de la pro­duc­tion en France, dis­cu­ter le ba­rème des prix ou même don­ner son avis sur le de­si­gn. Un vé­ri­table bou­lot de consul­tant, en somme. Voire de su­per-consul­tant ? « Il est ré­mu­né­ré à un ni­veau cor­rect pour le tra­vail qu’il fait. Si j’avais pris un consul­tant à la jour­née, ce­la ne m’au­rait pas coû­té moins cher », se dé­fend Giaoui, qui n’est pas du genre à sur­payer ses troupes et dé­voile ré­mu­né­rer l’an­cien mi­nistre comme un consul­tant se­nior « mais dans la four­chette basse », soit en­vi­ron 800 eu­ros la jour­née.

« Ha­bi­tat, c’est ce qui me per­met de faire bouillir la mar­mite », cor­ro­bore Mon­te­bourg. Da­van­tage, as­su­ret-il, que ses je­tons de pré­sence à Ta­lan, dont le mon­tant de­meure tou­te­fois confi­den­tiel. A NewWind, la si­tua­tion est in­verse. C’est lui qui, via sa so­cié­té bap­ti­sée Les Equipes du made in France, a in­ves­ti 56000 eu­ros sur ses de­niers per­son­nels. Il dé­tient ain­si 0,2% du ca­pi­tal, mais ne touche pas de sa­laire. Pour quels ré­sul­tats? Son ex­pé­rience est trop courte pour être qua­li­fiée de réus­site ou d’échec. Mais NewWind est une start-up en pleine ex­pan­sion, qui em­bauche, signe des contrats à tour de bras, et com­men­ce­ra à li­vrer ses « arbres à vent » en oc­tobre.

De la même ma­nière, Ta­lan a vu le nombre de ses sa­la­riés pas­ser de 1000 à 1500 en un an, et son chiffre d’af­faires, de 100 à 150 mil­lions d’eu­ros, loin ce­pen­dant du mil­liard an­non­cé pour 2022… Il est une aven­ture, en re­vanche, qui ne ren­contre pas le suc­cès es­comp­té : Ha­bi­tat! L’an­née der­nière, Mon­te­bourg fan­fa­ron­nait : « Je pense qu’on peut mon­ter le chiffre d’af­faires à 500 mil­lions, voire 1 mil­liard d’eu­ros! » Or le chiffre d’af­faires de l’en­seigne a bais­sé en 2015 de 7% et s’éta­blit à 130,1 mil­lions d’eu­ros! « Là, il a vu la réa­li­té ! Il sait main­te­nant que ce n’est pas fa­cile d’être chef d’en­tre­prise. Il com­prend nos pro­blé­ma­tiques, pas comme la gauche au dé­but du quin­quen­nat », sou­pire le pa­tron, en sa­luant ce­pen­dant la pro­gres­sion de son pou­lain dans le monde des af­faires.

Fe­rait-il pour au­tant un bon pa­tron ? « C’est dif­fi­cile de dé­fi­nir un bon chef d’en­tre­prise, ré­pond Eric Be­na­mou, qui le voit à l’oeuvre à Ta­lan. Mais il au­rait la ca­pa­ci­té, à un mo­ment don­né, de prendre la res­pon­sa­bi­li­té du dé­ve­lop­pe­ment d’une fi­liale du groupe. C’est quel­qu’un d’in­ves­ti. Avec un cha­risme cer­tain. » Ar­naud Mon­te­bourg, lui, s’il af­firme avoir « re­fu­sé beau­coup de pro­po­si­tions, par­fois plu­sieurs de­mandes par se­maine », est ce­pen­dant moins di­sert sur son grand pro­jet, maintes fois an­non­cé par lui et ses proches : un fonds d’in­ves­tis­se­ment bap­ti­sé France PME, des­ti­né aux pe­tites en­tre­prises qui pro­meuvent le made in France. Au­ra-t-il le loi­sir de le me­ner à bien une fois lan­cé dans la course pré­si­den­tielle ? « De son re­tour en po­li­tique, on en a dis­cu­té dès son pre­mier jour à NewWind, concède Jé­rôme Mi­chaud-La­ri­vière. Je pen­sais qu’il était dé­ter­mi­né à tour­ner le dos à la po­li­tique, mais la chose pu­blique est un vi­rus. S’il doit bas­cu­ler dans la vie pu­blique, ce ne peut être qu’en tant que pré­sident de la Ré­pu­blique. » Dans son bu­reau chez Ha­bi­tat, Her­vé Giaoui se montre plus di­rect en­core : « Je pense qu’il se­ra can­di­dat. On a ré­cem­ment sou­le­vé le pro­blème. Je ne se­rai pas en France au mo­ment de Fran­gy, si­non j’y se­rais bien al­lé… »

“C’est un ac­cé­lé­ra­teur. Ce n’est pas for­cé­ment par son ré­seau qu’il nous aide, mais par sa no­to­rié­té.”

Le lun­di 16 mai, après sa tra­di­tion­nelle as­cen­sion du mont Beu­vray, Ar­naud Mon­te­bourg lance un ap­pel pour un « pro­jet al­ter­na­tif pour la France ». Un pre­mier pas vers la pré­si­den­tielle de 2017 ?

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