Ren­contre avec l’es­croc du siècle

Le 7 juillet, Mar­co Mou­ly a été condam­né à huit ans de pri­son dans une af­faire d’ar­naque à la taxe car­bone. Les jours pré­cé­dant ce ver­dict, nous avions ren­con­tré ce fli­bus­tier haut en cou­leur. De­puis, il est en ca­vale…

L'Obs - - La Une - VINCENT MON­NIER

Tiens, les gen­darmes ! » Alors que le mi­ni­van s’en­gage dans un che­min me­nant sur les hau­teurs de Saint-Tro­pez, un sou­rire nar­quois s’af­fiche sur le vi­sage de Mar­co Mou­ly. Ins­tal­lé à cô­té du chauf­feur, il vient d’aper­ce­voir au bout du sen­tier trois pan­dores en dis­cus­sion avec le pi­lote de l’hé­li­co­ptère qui doit le ra­me­ner à son hô­tel can­nois. A 51 ans, l’homme, ma­rié et père de trois en­fants, passe pour l’un des pontes de « l’ar­naque du siècle », ce dont il se dé­fend. De­puis le dé­but de son sé­jour sur la Côte, il se sent sous étroite sur­veillance. « Chaque fois que je sors d’une bou­tique, des po­li­ciers y entrent pour de­man­der à voir mes fac­tures », peste-t-il. Cette fois-ci, les gen­darmes ef­fec­tuent juste un contrôle de rou­tine au­près du pi­lote de l’hé­li­co­ptère. « Je suis un ex-lieu­te­nant de gen­dar­me­rie. Ne vous in­quié­tez pas ! » pré­cise ce der­nier d’un ton ras­su­rant, sans se dou­ter que l’homme à ses cô­tés, au teint hâ­lé et au short de bain ka­ki, s’est vu re­ti­rer son pas­se­port, dans l’at­tente de son ju­ge­ment.

Quatre jours plus tard, au pa­lais de jus­tice de Pa­ris : ce jeu­di 7 juillet, le tri­bu­nal rend son dé­li­bé­ré dans une af­faire d’es­cro­que­rie à la TVA por­tant sur les quo­tas de car­bone échan­gés sur la Bourse BlueNext. Entre 2008 et 2009, cette fraude fa­ra­mi­neuse au­rait coû­té 1,7 mil­liard d’eu­ros à l’Etat. Mar­co Mou­ly est pour­sui­vi aux cô­tés d’Ar­naud Mim­ran, un gol­den boy à la ré­pu­ta­tion sul­fu­reuse, et de Ja­ros­law Kla­pu­cki, un cour­tier po­lo­nais, pour une es­cro­que­rie por­tant sur 283 mil­lions d’eu­ros – le plus gros mon­tant ju­gé à ce jour.

Mais, à l’heure du dé­li­bé­ré, Mar­co Mou­ly manque à l’ap­pel. Il a fait re­mettre un cer­ti­fi­cat d’hos­pi­ta­li­sa­tion. « Mar­co l’élé­gant » s’est fait la belle. Il n’en­ten­dra pas le tri­bu­nal le condam­ner à huit ans de pri­son en tant que « lo­gis­ti­cien » de l’équipe. « Je se­rai à mon pro­cès, mais je n’irai pas en pri­son », nous avait-il lan­cé la veille en­core dans un ca­fé du 17e ar­ron­dis­se­ment. Le len­de­main du ju­ge­ment, un court mes­sage non si­gné nous par­vient : « La sen­tence est trop lourde. » Une pho­to l’ac­com­pagne : Mar­co Mou­ly y prend la pose de­vant une voi­ture de po­lice dans une rue de Rome, fa­çon « Bons Bai­sers de Mar­co ». Eter­nel fan­fa­ron, l’in­té­res­sé, qui fait dé­sor­mais l’ob­jet d’un man­dat d’ar­rêt, s’of­fri­rait-il un re­make d’« Ar­rête-moi si tu peux » ? Alors que le par­quet se de­mande en­core com­ment Mar­co Mou­ly a pu quit­ter la France sans son pas­se­port, ce der­nier, en vrai fli­bus­tier, au­rait réus­si à ral­lier Is­raël en ba­teau.

Notre pre­mière ren­contre re­monte au pro­cès de mai der­nier. Gouaille bel­le­vil­loise et mise soi­gnée, le per­son­nage avait hap­pé l’at­ten­tion du pu­blic dès les pre­miers ins­tants de l’au­dience. « Me Her­zog est-il tou­jours votre avo­cat? » lui de­mande le pré­sident. « Non, trop gour­mand », ré­pond-il. Les jour­na­listes sont hi­lares. Un jour, un étrange pin’s ac­cro­ché à sa bou­ton­nière at­tire notre re­gard. La broche dis­si­mule un faux ru­ban rouge de la Lé­gion d’hon­neur fixé sur le re­vers de sa veste. « J’ai ache­té le cos­tume comme ça dans une fri­pe­rie de Londres », se jus­ti­fia

ce­lui qui au­rait ser­vi de mo­dèle à Gad El­ma­leh pour son film « Co­co ». Tru­culent, bo­ni­men­teur, théâ­tral : il se mon­tra au pro­cès à la hau­teur de son double ci­né­ma­to­gra­phique. Il en fit beau­coup, sou­vent trop. « Il ne joue pas, il est comme ça », as­sure un de ses avo­cats, Da­vid-Oli­vier Ka­mins­ki. L’homme nous confia pour­tant prendre un Lexo­mil chaque ma­tin avant d’ar­ri­ver au tri­bu­nal. « Je joue ma vie sur ce pro­cès ! »

Lors des au­diences, le pré­sident sem­bla du­bi­ta­tif sur sa ver­sion des faits. « Le car­bone, c’était “Alice au pays des mer­veilles” ! » ex­pli­qua Mar­co Mou­ly à la barre. Cou­rant 2008, il au­rait vu ap­pa­raître au­tour de lui des for­tunes aus­si sou­daines qu’in­ex­pli­quées : « Tout le monde brillait. Comme j’étais raide à cette époque, j’ai vou­lu ab­so­lu­ment en être. » Un ami d’en­fance, Sa­my Souied, sur­nom­mé « le caïd des hip­po­dromes » (as­sas­si­né deux ans plus tard à la porte Maillot), lui de­mande d’ou­vrir des comptes à Chypre, Hong Kong et Tu­nis pour y vi­rer l’ar­gent de la fraude. En échange, il pro­met à Mou­ly l’ef­fa­ce­ment d’une dette et 1 mil­lion d’eu­ros. Plu­sieurs té­moi­gnages lui prêtent ce­pen­dant un rôle plus im­por­tant.

Les li­miers des Douanes ont no­té un train de vie sans rap­port avec ses re­ve­nus of­fi­ciels (6 000 eu­ros par mois) : 2 ap­par­te­ments de stan­ding, 3 voi­tures, 8 montres de luxe, 17 man­teaux de four­rure, 47 sacs de marque… L’ar­gent du car­bone? « Je suis ma­rié de­puis trente ans, ça fait donc un ou deux sacs par an, ce n’est pas tant que ça », ré­pond Mou­ly, après avoir as­su­ré aux en­quê­teurs qu’ils étaient faux. « Tout le monde me prend pour un es­croc en TVA, mais je cô­toie beau­coup de per­sonnes connues. » La lé­gende ra­conte qu’il au­rait don­né 10000 eu­ros à un ac­teur en vue pour que ce­lui-ci vienne le sa­luer de­vant toute l’as­sis­tance à l’hô­tel Costes. Il au­rait aus­si ar­ran­gé un dî­ner entre son ban­quier et John­ny Hal­ly­day pour ob­te­nir un prêt et fait mon­ter sur scène Ga­rou et Gad El­ma­leh pour les fêtes de ses en­fants.

Pour jus­ti­fier les 7 mil­lions trou­vés sur des comptes suisses, le flam­beur évoque des gains au po­ker, no­tam­ment lors des par­ties VIP se te­nant chaque se­maine dans un ap­par­te­ment de l’ave­nue Mon­taigne, aux­quelles au­raient par­ti­ci­pé people et hommes d’af­faires. Il af­firme aus­si avoir ga­gné de fortes sommes en com­met­tant des dé­lits d’ini­tié pour le compte de Thier­ry Leyne, l’an­cien as­so­cié de Do­mi­nique Strauss-Kahn qui se sui­ci­da fin 2014 en se je­tant d’une tour de Tel-Aviv : « Il me di­sait ce que je de­vais ache­ter, je pre­nais 30% des gains. » Le tri­bu­nal trou­va ses ex­pli­ca­tions « peu étayées ». Le par­quet y vit une vaine ten­ta­tive de se dé­faus­ser de la part de quel­qu’un « plus ver­sé dans la fête que dans le doute exis­ten­tiel, dans le “kif ” que dans le spleen ». « On a be­soin d’un bouc émis­saire et on a trou­vé Mar­co Mou­ly », ré­plique, grin­çant, l’in­té­res­sé au soir du ré­qui­si­toire.

Trois se­maines après le pro­cès, son té­lé­phone ne ré­pond plus. Après qu’on a lais­sé un mes­sage chez l’un de ses amis, res­tau­ra­teur, Mar­co Mou­ly nous fixe ren­dez-vous dans un ins­ti­tut de beau­té du Ma­rais. Drôle d’en­droit pour une ren­contre. Teint hâ­lé, che­mise en lin blanc, pan­ta­lon mauve, il a des airs de va­can­cier de la Ri­vie­ra éga­ré à Pa­ris. « Tu sais que le film sur ma vie va se faire. J’ai trou­vé un pro­duc­teur. Je veux ap­pe­ler ça “la Vraie Vie de Co­co”. Je veux un truc avec de l’émo­tion », confie-t-il, au mi­lieu des hommes en pei­gnoir bu­vant leur thé. Le ton se fait sou­dai­ne­ment moins jo­vial : « J’ai re­çu des me­naces, mais le com­mis­sa­riat a re­fu­sé de prendre ma plainte. » Il n’en di­ra pas plus. « Alice au pays des mer­veilles » a aus­si sa face sombre. Dans le dos­sier du « CO2 », les coups de pres­sion sont nom­breux. Et les ar­naques entre ar­na­queurs, mon­naie cou­rante. Plu­sieurs morts vio­lentes, dont celle de Sa­my Souied, de­meurent in­ex­pli­quées, un lourd par­fum de cor­rup­tion pla­nant au-des­sus du dos­sier. « Il a fal­lu ar­ro­ser tout le monde : po­li­ciers, po­li­tiques, ban­di­tisme », af­firme pour sa part Mou­ly.

IL CHANGE CINQ FOIS DE NU­MÉ­RO

A deux se­maines du dé­li­bé­ré, la peur de la pri­son le hante. Ses treize mois de dé­ten­tion pro­vi­soire ont lais­sé des traces. Il ra­conte les coups de four­chette, les ten­ta­tives de ra­cket, le ta­bas­sage en règle qu’il a su­bi avec la com­pli­ci­té d’un ma­ton. Pen­dant sa dé­ten­tion, sa fille aî­née a eu un ac­ci­dent de scoo­ter, qui se­lon lui n’avait rien de for­tuit. Voi­là pour­quoi le pro­cès lui a lais­sé un goût d’in­ache­vé. « Une es­cro­que­rie comme ce­la, ça n’existe pas, mar­tèle-t-il. Des pe­tits es­crocs de Belleville n’ont pas pu réa­li­ser ce­la tout seuls. On les a lais­sés s’en­gouf­frer. Les au­to­ri­tés ont fer­mé les yeux. Pour­quoi? » Au mo­ment de nous quit­ter, il pro­met de nous en dire plus bien­tôt.

L’homme n’est pas simple à coin­cer. En trois se­maines, il change cinq fois de nu­mé­ro. On par­vient fi­na­le­ment à ca­ler un nou­vel en­tre­tien dans un res­tau­rant du Sen­tier. Ami du pa­tron, il fait ins­tal­ler une table sur la place de li­vrai­son de­vant l’éta­blis­se­ment. « On se­ra plus à l’aise. » Il com­mence à dé­rou­ler sa bio. Né en 1965, à Tu­nis, dans une fa­mille juive, Mar­do­ché Mou­ly est le deuxième en­fant d’une fra­trie qui en compte sept. A l’âge de 5 ans, avec sa mère et ses frères et soeurs, il re­joint son père, par­ti tra­vailler à Pa­ris. Dans la ca­pi­tale, la fa­mille s’en­tasse dans un deux-pièces de Belleville. Gar­çon tur­bu­lent, le jeune Mou­ly quitte l’école à 12 ans, sans sa­voir ni lire ni écrire. « Par le pas­sé, quand je de­vais si­gner

des contrats, je por­tais de faux pan­se­ments aux doigts pour de­man­der à quel­qu’un d’écrire “Lu et ap­prou­vé” à ma place », ra­conte-t-il. Un jour, il voit sa mère em­prun­ter une pièce de 2 francs à son grand-père pour se rendre à la bou­che­rie. Elle en re­vien­dra avec peu de viande et beau­coup d’os. « Ja­mais de la vie tu ne man­que­ras d’ar­gent », lui pro­met-il. « Ma vie de jeune s’est ache­vée ce jour-là. Ma vie d’homme a com­men­cé. »

Une vie de dé­brouille, avec pour seules armes son ba­gou et son au­dace. A 13 ans, il entre dans un ma­ga­sin du Sen­tier. Il pré­tend que son père l’a en­voyé pas­ser com­mande de 10 000 tee-shirts et qu’il l’at­tend dans la voi­ture. Le ven­deur lui pro­pose un prix de 2,50 francs l’uni­té. Mar­co Mou­ly res­sort et fait mine de dis­cu­ter avec le pre­mier vieux mon­sieur qui passe. « Mon père est d’ac­cord pour 1,50 franc », lance-t-il en re­ve­nant. Af­faire conclue. N’ayant que 1 000 francs sur lui, il par­vient une nou­velle fois à em­brouiller le ven­deur et re­part avec quatre car­tons. Très vite, ses com­bines lui per­mettent de faire dé­mé­na­ger sa mère et de payer les études de ses frères et soeurs. Il flambe aus­si, dans les boîtes de nuit, la sape et le jeu. « Dieu ne m’a pas don­né nais­sance pour avoir une vie triste », ré­pète-t-il.

Après un pre­mier sé­jour der­rière les bar­reaux à l’âge de 18 ans, Mar­co Mou­ly dit avoir tou­ché à tous les mé­tiers : confec­tion, res­tau­ra­tion, coiffure… « Mon pro­blème, c’est que je ne tiens pas, je dé­pense trop. » Le dé­ve­lop­pe­ment de la té­lé­pho­nie lui au­rait per­mis de ga­gner beau­coup d’ar­gent, se­lon ses dires. Il marque aus­si le re­tour de ses sou­cis ju­di­ciaires : il est pour­sui­vi dans deux af­faires de fraude à la TVA sur des té­lé­phones. « Je suis un op­por­tu­niste, j’ex­ploite les failles dans la lé­gis­la­tion », se dé­fend-il. Se­lon lui, un in­ci­dent lui vau­drait au­jourd’hui les foudres du par­quet. En 2012, un man­dat d’ame­ner est dé­li­vré à son en­contre en pleine au­dience. Une juge d’ins­truc­tion cherche à l’en­tendre. Mar­co Mou­ly sub­ti­lise alors la robe de son avo­cat et dé­joue la vi­gi­lance des gen­darmes en fei­gnant de dis­cu­ter au té­lé­phone : « Ché­rie, je dé­fends M. Mou­ly et je passe en­suite cher­cher les en­fants à l’école. »

Lun­di 4 juillet. Mar­co Mou­ly nous a de­man­dé de ve­nir jus­qu’à Cannes pour clore notre sé­rie d’en­tre­tiens. Il passe ses der­nières heures de li­ber­té en com­pa­gnie de ses proches dans un pa­lace où il a ses ha­bi­tudes. L’homme n’est pas d’hu­meur à confesse. Il a ré­ser­vé un ba­teau pour al­ler dé­jeu­ner sur une plage de Ra­ma­tuelle. Au re­tour, une ava­rie du mo­teur nous contraint à ap­pe­ler un plai­san­cier à la res­cousse pour nous re­mor­quer jus­qu’au port de Saint-Tro­pez, avant qu’il de­mande à la concier­ge­rie du pa­lace qu’on lui en­voie un hé­li­co­ptère. Une fois à Cannes, il fait brus­que­ment ar­rê­ter le chauf­feur : « Je des­cends là ! » dit-il avant de fi­ler vers le ca­si­no de la Croi­sette. L’in­ter­view at­ten­dra en­core un peu.

Il nous donne ren­dez-vous le len­de­main à 9 heures dans la salle à man­ger du pa­lace. Les traits ti­rés, l’homme semble plus ten­du que la veille. Ne se fai­sant guère d’illu­sions sur le ver­dict, il veut d’ores et dé­jà pré­pa­rer l’ap­pel. Pour ses avo­cats, Mes Ka­mins­ki et Kiers­zen­baum, l’ab­sence au pro­cès de feu Sa­my Souied ou d’autres pro­ta­go­nistes ré­fu­giés en Is­raël a conduit la jus­tice à char­ger leur client, qui n’au­rait joué qu’un rôle se­con­daire. « J’ai­me­rais qu’on fasse en­fin une vraie en­quête, mar­tèle Mar­co Mou­ly. Si je n’ai pas fait le car­bone, je sais tout du car­bone. » Et il in­siste : l’his­toire qu’on ra­conte n’est pas la vraie. « Des gens haut pla­cés ont créé les condi­tions de la fraude et en ont pro­fi­té », ajoute-t-il. Une nou­velle fois, on lui de­mande s’il a des preuves, des do­cu­ments : « Tout ça est à l’abri dans un coffre. »

Dans son rap­port sur la fraude, la Cour des Comptes a poin­té un in­croyable dé­faut de vi­gi­lance lors de l’ou­ver­ture de comptes de quo­tas pour vendre et ache­ter sur la Bourse BlueNext, fi­liale de la Caisse des Dé­pôts. « Des gé­rants fan­toches, à peine âgés de 18 ans, se re­trou­vaient à la tête d’une so­cié­té avec 20-30 mil­lions sur leur compte, ra­conte Mou­ly. Cer­tains por­taient de faux noms de ville ou de quar­tier comme Saint-Ra­phaël ou La Boc­ca. Rien n’était contrô­lé. » Et ce­lui­ci de pour­suivre : « Le même quo­ta était re­ven­du de mul­tiples fois dans une même jour­née. Comme par ha­sard, le lo­gi­ciel de BlueNext char­gé de vé­ri­fier les nu­mé­ros de quo­ta ne fonc­tion­nait pas. »

Trois se­maines avant son en­trée en vi­gueur, les es­crocs au­raient été pré­ve­nus de la pro­chaine sup­pres­sion de la TVA sur les quo­tas. « C’était comme dire aux bra­queurs : “Les portes de la banque sont ou­vertes, ve­nez vous ser­vir avant qu’on ferme!” » Que pen­ser des dé­cla­ra­tions de Mar­co Mou­ly? Enième coup de bluff? Ten­ta­tive de noyer sa res­pon­sa­bi­li­té? L’ar­naque à la taxe car­bone n’a pas en­core li­vré tous ses se­crets. Mar­co Mou­ly re­vien­dra-t-il un jour pour li­vrer les ré­vé­la­tions pro­mises? Lors de notre der­nier ren­dez-vous, on lui de­man­da quel ac­teur il ver­rait in­ter­pré­ter son rôle dans le film qu’il pré­pare. La ré­ponse fu­sa : « Bah moi, tiens ! »

Après le ver­dict du 7 juillet, Mar­co Mou­ly prend la pose de­vant une voi­ture de po­lice dans une rue de Rome. Il fait dé­sor­mais l’ob­jet d’un man­dat d’ar­rêt.

Ar­naud Mim­ran, co­ac­cu­sé du pro­cès de la taxe car­bone, ici en­tou­ré par ses avo­cats en mai 2016, a été conduit di­rec­te­ment en pri­son après l’énon­cé de la sen­tence.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.