La pe­tite al­bi­nos

D’OÙ VIENNENT LES VAGUES, PAR FABIO GENOVESI, TRA­DUIT PAR NA­THA­LIE BAUER, JC LAT­TÈS, 480 P., 22 EU­ROS.

L'Obs - - Critiques - VÉ­RO­NIQUE CASSARIN-GRAND

C’est en se pro­me­nant sur la plage de Forte dei Mar­mi, sta­tion bal­néaire tos­cane où il est né et où il vit, que Fabio Genovesi trouve l’ins­pi­ra­tion de ses ro­mans. En ima­gi­nant l’ori­gine et le pé­riple des ob­jets hé­té­ro­clites que la mer dé­pose sur le ri­vage naissent des per­son­nages qu’il s’em­presse de je­ter pêle-mêle sur le pa­pier sans sa­voir en­core quel se­ra leur des­tin. Comme dans la vie, où « na­vi­guer à vue est la seule fa­çon de sur­vivre », Genovesi se laisse por­ter par sa fé­conde ima­gi­na­tion. La nar­ra­trice de son ro­man, Lu­na, une ga­mine al­bi­nos de 13 ans naïve et rê­veuse, lui res­semble beau­coup. Elle vit elle aus­si à Forte dei Mar­mi avec Lu­ca, son grand frère ado­ré, et Se­re­na, sa mère. A l’école, sa di érence l’a rap­pro­chée de Zot, un res­ca­pé de Tcher­no­byl aban­don­né par ses pa­rents. Deux jeunes idéa­listes pas­sion­nés par les mys­tères de l’exis­tence qui, lorsque le mal­heur frap­pe­ra, en­tre­ront en ré­sis­tance pour que la vie re­prenne ses droits. Un tour­billon­nant ro­man d’ap­pren­tis­sage, qui a rem­por­té l’équi­valent du Gon­court des ly­céens en Ita­lie, où il su t de peu pour que ré­sonne à nou­veau le « son ca­ho­tant du bon­heur ».

La cha­leu­reuse lu­mière de Stock­holm.

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