CLAS­SIQUE

L'Obs - - Critiques - JACQUES DRILLON

PHI­LIPPE BIANCONI (PIA­NO) SCHUMANN : PA­PILLONS, CAR­NA­VAL & DAVIDSBÜNDLERTÄNZE

La Dolce Vol­ta

S’il est moins à l’aise avec les « Pa­pillons », dont le charme lui ré­siste un peu (pia­no un peu dur?), Phi­lippe Bianconi donne à en­tendre un « Car­na­val » et des « Davidsbündlertänze » en­thou­sias­mants. Ce n’est pas tant leur mys­tère constam­ment re­nou­ve­lé qu’il trans­met; c’est sur­tout ce qui le crée: par une clar­té et une pré­ci­sion presque ma­la­dives, une éco­no­mie de pé­dale qui frise la lé­sine, il montre les ra­cines du mys­tère: on ne le dé­monte pas mieux, mais on per­çoit com­ment, et de quoi, il est fait. Ain­si désha­billé, Schumann de­vient fas­ci­nant: comme tout grand poète, il fuit la lu­mière à me­sure qu’on le dé­voile.

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