MEXIQUE

La pe­tite fian­cée de Pa­blo le nar­co

L'Obs - - Le Sommaire - DE NOTRE EN­VOYÉ SPÉ­CIAL, PHI­LIPPE BOU­LET-GERCOURT CH­RIST CHAVEZ/AFP

Mi­mi parle. Les heures dé­filent, et Mi­mi parle. Le so­leil s’est cou­ché, une lune pleine blan­chit le dé­sert. En contre­bas de la ter­rasse, on de­vine Ter­lin­gua et ses cin­quante-huit ha­bi­tants, porte du parc na­tio­nal de Big Bend, dont les mon­tagnes se dé­coupent au loin. Dans la pé­nombre, Mi­mi re­vi­site ses fan­tômes, et par mo­ments sa voix s’étrangle un peu. Trente ans, c’est as­sez pour par­ler. Pas pour ou­blier. Aux yeux des autres, elle a été la maî­tresse du pre­mier ba­ron mexi­cain de la drogue, un homme im­men­sé­ment riche, im­men­sé­ment puis­sant, im­men­sé­ment craint. Mais, pour elle, cet homme avait un nom : Pa­blo. Elle ai­mait Pa­blo. Elle ne le dit pas, mais elle l’aime tou­jours.

Leur his­toire s’est ar­rê­tée le 24 avril 1987. Ce jour-là, Pa­blo Acos­ta s’est re­tran­ché dans son vil­lage na­tal de San­ta Ele­na, au bord du Río Grande, juste en face de Big Bend. Il n’a pas peur d’être sur­pris. Des di­zaines de paires d’yeux sur­veillent le dé­sert pour son compte, elles l’aler­te­ront si la po­lice ou les mi­li­taires mexi­cains ar­rivent par la route ou par les airs. Il au­ra tout le temps de s’éclip­ser. Mi­mi vou­lait res­ter avec lui, mais il a in­sis­té pour qu’elle re­parte chez les grin­gos. Re­tourne dans ta fa­mille, lui a-t-il dit. « Si tu restes dans le coin, ils vont te tuer et ils te tue­ront mal. – Qu’est-ce que tu veux dire par “mal” ? – Ils te fe­ront

souf­frir avant de te tuer. » Elle a blê­mi. « J’ai com­pris. » Elle est re­pas­sée de l’autre cô­té du fleuve.

Ces deux-là n’au­raient ja­mais dû se croi­ser. Im­pos­sible! Une Texane blonde nièce de sé­na­teur ne vit pas sur la même pla­nète qu’un ban­dit du Chi­hua­hua aux dents pla­qué or. Mais Mi­mi Webb Miller s’est trom­pée de pla­nète. Ce n’est pas un ha­sard si l’un de ses pen­den­tifs est un mou­ton noir. Elle a tou­jours sui­vi ses en­vies : après la fac en Ca­li­for­nie, elle est ten­tée par la po­te­rie. Après des études d’art à l’uni­ver­si­té mé­tho­diste de Dal­las, elle file à Hous­ton avec un ven­deur de ba­gnoles d’oc­ca­sion… Puis elle de­vient consul­tante en art, et in­ter­viewe An­dy Wa­rhol pour la ra­dio. Dans une soi­rée, elle ren­contre un type qui l’em­mène à Big Bend, un parc se­mi-dé­ser­tique de plus de 300000 hec­tares ni­ché au creux d’un coude du Río Grande. Big Bend a tou­jours été le pa­ra­dis des contre­ban­diers mexi­cains. Mi­mi tombe raide dingue du parc. Nous sommes en 1977. Elle s’achète un Che­cker Cab, un taxi à da­mier suf­fi­sam­ment vaste pour pou­voir y dor­mir à l’ar­rière. Son père, en bon Texan, lui offre un ré­chaud de cam­ping et un flingue. « Je peux dé­gom­mer un oi­seau, pas un cerf », pré­cise-t-elle. Tous les week-ends, elle sangle son ca­noë sur le toit du Che­cker et file vers Ter­lin­gua, quatre heures de route. Elle par­tage un jour son taxi avec un cer­tain Ro­bert Cham­bers. Mau­vaise pioche, le type est un dea­ler de drogue dont elle au­ra du mal à se dé­pê­trer. En ma­tière d’amants, Mi­mi n’a pas tou­jours eu un goût très sûr… Un an plus tard, elle s’ins­talle dans la ré­gion, à La­ji­tas, un an­cien ha­meau mi­nier de­ve­nu un ar­te­fact pour tou­ristes, mais, juste de l’autre cô­té de la fron­tière, dans la pe­tite ville mexi­caine d’Oji­na­ga, les ha­bi­tants se ba­ladent flingue en pogne, et ce n’est pas du ci­né­ma.

C’est de cette pé­riode que date la pho­to ma­gni­fique où on la voit sur un che­val avec son ban­da­na, le sou­rire jus­qu’aux oreilles. « Avec une co­pine, on pre­nait la voi­ture et on al­lait à San Car­los, cô­té mexi­cain. On écu­mait les “pa­chan­gas” [fêtes], on dan­sait la cum­bia, on al­lait aux com­bats de coq… Deux na­nas blondes, vous ima­gi­nez l’ef­fet! » Ici ou là, elle croise un cer­tain Pa­blo Acos­ta, dont on mur­mure qu’il « contrôle la pla­za », c’est-à-dire la drogue. Elle le trouve moche, avec son vi­sage creu­sé et ses in­ci­sives bor­dées d’or. C’est à cette époque qu’elle dé­couvre un lieu ma­gique, un ranch de 1200 hec­tares. Elle l’achète via un prête-nom (les grin­gos n’ont pas le droit d’ac­qué­rir de pro­prié­tés près de la fron­tière) et l’ap­pelle Ran­cho El Mi­la­gro, « ranch Le Mi­racle ». « Il y avait des pêches, des coings que je ven­dais sur le mar­ché, du bé­tail, une cin­quan­taine de che­vaux, une source d’eau chaude, une grande che­mi­née… C’était le bon­heur », dit Mi­mi. Le ranch n’a pas l’élec­tri­ci­té, le té­lé­phone le plus proche est à La­ji­tas, à deux heures de routes dé­fon­cées. As­sez vite, Mi­mi re­çoit la vi­site d’un voi­sin : Pa­blo Acos­ta. Au dé­but, il dé­barque avec son ar­tille­rie et son es­couade de pis­to­le­ros, mais, ra­pi­de­ment, une vraie confiance naît entre les deux. Pa­blo est tou­ché par l’amour au­then­tique de la grin­ga pour l’âpre Etat du Chi­hua­hua, il l’aide à ob­te­nir un per­mis pour faire tra­ver­ser la fron­tière aux tou­ristes qu’elle em­mène à che­val; Mi­mi, de son cô­té, dé­couvre un homme in­tel­li­gent, at­ta­chant, pré­ve­nant.

Le der­nier hors-la-loi de l’an­cienne école

Mi­mi fré­quente alors un homme qui n’est ni mexi­cain ni ban­dit : Da­vid Re­ge­la est le « narc in the park », un agent des douanes char­gé de la lutte contre les nar­cos qui s’est ins­tal­lé dans Big Bend avec quelques hommes en 1983, ayant pour mis­sion de « dé­sta­bi­li­ser l’or­ga­ni­sa­tion de Pa­blo Acos­ta ». Pa­blo est en train de de­ve­nir le pre­mier « vrai » grand par­rain mexi­cain de la drogue, contrô­lant cette route stra­té­gique qui per­met de ser­vir tous les Etats-Unis, Chi­ca­go vers le nord, la Flo­ride et New York vers l’est, la Ca­li­for­nie vers l’ouest. Il au­rait pu se conten­ter du tra­fic de ma­ri­jua­na, mais s’est mis de mèche avec les Co­lom­biens. Leurs avions de coke at­ter­rissent sur ses pistes dans le dé­sert, sous l’oeil pro­tec­teur de mi­li­taires et d’au­to­ri­tés to­ta­le­ment cor­rom­pues. « Pas un seul ins­tant je n’au­rais ima­gi­né le ren­con­trer, confie Re­ge­la. J’avais contri­bué à l’ar­res­ta­tion, au Texas, de son oncle puis de son pe­tit frère ! » Mais Da­vid et Mi­mi

“Mi­mi, elle, était très naïve, elle se met­tait en dan­ger tout le temps avec ces hommes.”

ne passent pas in­aper­çus. Pa­blo de­mande à la jeune femme ce que mi­jote l’Amé­ri­cain et il pro­pose l’in­croyable : le ren­con­trer. « Je me suis dit que ce se­rait in­té­res­sant, se sou­vient Re­ge­la, mais j’ai dit à Mi­mi de pré­ve­nir Pa­blo que je vien­drais ar­mé. J’étais un peu in­cons­cient, mais si je de­vais mou­rir, il n’était pas ques­tion que j’aille seul au ta­pis. La ren­contre avait sa lo­gique, à l’époque ; au­jourd’hui, un tel face-à-face se­rait ab­surde, in­ima­gi­nable. » Pa­blo veut éta­blir un con­tact avec les au­to­ri­tés amé­ri­caines au cas où, et il sou­haite qu’elles l’aident à éli­mi­ner ses ri­vaux. Les en­ne­mis de mes en­ne­mis… La pre­mière ren­contre a lieu à Oji­na­ga, elle se­ra sui­vie de bien d’autres. « J’ai été fas­ci­né par le per­son­nage : il était ex­trê­me­ment cha­ris­ma­tique et di­ver­tis­sant, se sou­vient Re­ge­la. C’était ce cô­té de l’homme que Mi­mi voyait le plus sou­vent. Et, en ce qui me concerne, il s’est tou­jours por­té ga­rant de ma sé­cu­ri­té, c’était un homme de pa­role. Pa­blo, en fait, fut le der­nier hors-la-loi de l’an­cienne école. »

Dix-huit gardes du corps

Ce qui n’en fai­sait pas un en­fant de choeur. Mar­co DeHa­ro, son bras droit, n’avait pas été sur­nom­mé pour rien « le bou­cher d’Oji­na­ga »… « Il y avait chez Pa­blo Acos­ta une ex­trême bru­ta­li­té, in­siste Re­ge­la. Mi­mi, elle, était très naïve, elle se met­tait en dan­ger tout le temps avec ces hommes. Elle était tel­le­ment confiante, elle di­sait tou­jours que tout se pas­se­rait bien! » Mi­mi, trente ans plus tard, jure que Pa­blo n’était pas le sa­lo­pard violent que d’autres ont dé­crit, n’hé­si­tant pas à tor­tu­rer ceux qui se trou­vaient sur son che­min. Et il est vrai que la vio­lence d’Acos­ta n’avait pas grand­chose à voir avec la sau­va­ge­rie des nar­cos d’au­jourd’hui, les tor­tures, les tue­ries de masse, les dé­ca­pi­ta­tions, les corps dis­sous dans l’acide sul­fu­rique… « Les nar­cos étaient une af­faire de fa­mille, dit-elle, tout le monde était lié à tout le monde. Au­jourd’hui, ce­la res­semble plus aux hor­reurs de l’Etat is­la­mique. » Mais elle-même re­prend à son compte les mots de Da­vid : « J’étais très naïve. » Elle re­grette, no­tam­ment, de ne pas avoir vu pas­ser « la Fron­te­ra », un livre de 1986 sur la fron­tière amé­ri­ca­no-mexi­caine dans le­quel le monde des nar­cos et de Pa­blo était dé­crit en dé­tail.

Elle com­mence à sor­tir avec lui à l’été 1986. Sa re­la­tion avec Da­vid s’est ter­mi­née, l’agent des douanes est dé­sor­mais ba­sé à El Pa­so, d’où il prend la route une fois par mois pour ren­con­trer Pa­blo. Mi­mi loue un pe­tit ap­par­te­ment à Oji­na­ga, elle passe beau­coup de temps avec son amant, qui est par ailleurs ma­rié à une femme d’un clan puis­sant de la ré­gion. Ce­la crée des ja­lou­sies… En ville, l’am­biance est pe­sante. La ri­va­li­té avec une autre fa­mille s’est ter­mi­née dans un bain de sang, Acos­ta échap­pant par mi­racle à une em­bus­cade. Et les Co­lom­biens sont de plus en plus en­com­brants : Pa­blo se­ra le der­nier drug lord à tra­vailler pour leur compte, tan­dis que son suc­ces­seur, le froid et san­gui­naire Ama­do Car­rillo Fuentes, pren­dra le contrôle de toute la chaîne de la coke pour de­ve­nir l’homme le plus puis­sant du Mexique. Pa­blo na­vi­gue­rait mieux entre ces écueils s’il avait les idées claires, mais il consomme de plus en plus sa mar­chan­dise, la coke sur­tout. Et il parle trop. Aux au­teurs de « la Fron­te­ra », qui le pho­to­gra­phient, à un jour­na­liste d’El Pa­so, qui écri­ra plus tard un livre sur lui (1), et même à deux agents du FBI! Il es­saie de vendre l’image d’un Ro­bin des Bois des temps mo­dernes, af­fir­mant : « Je fais une chose mau­vaise pour pou­voir en ac­com­plir cent de bonnes. » Il est de­ve­nu trop puis­sant, trop ba­vard, trop voyant. Il doit tom­ber.

Quand Mi­mi fran­chit le Río Grande pour re­joindre San­ta Ele­na, ce jour d’avril 1987, elle sent bien que la fin ap­proche. « J’ai tra­ver­sé la ri­vière, son ne­veu est ap­pa­ru : “Il veut te voir.” Ils m’ont em­me­née vers les hau­teurs du vil­lage. Pa­blo était là, le ventre gon­flé, il n’était pas bien. Il m’a dit qu’il fai­sait goû­ter sa nour­ri­ture à Smo­ky, son chien, de peur d’être em­poi­son­né. Après, il m’a dit d’al­ler dor­mir, mais pas avec lui, de l’autre cô­té de la rue. Moi d’un cô­té, lui de l’autre avec ses dix-huit gardes du corps… » Mi­mi, re­par­tie le len­de­main, ne ver­ra pas la scène digne d’« Apo­ca­lypse Now ». Pa­blo était confiant dans ses guet­teurs, mais il n’avait pas ima­gi­né une se­conde que le dan­ger vien­drait des Etats-Unis. Vers 19h30, un vrom­bis­se­ment d’hé­li­co­ptères se fait sou­dain en­tendre : trois gros hé­li­cos, ve­nus de Big Bend, font leur ap­pa­ri­tion. Ce­lui des Amé­ri­cains se pose avant la fron­tière, lais­sant le bou­lot aux deux hé­li­cos des fe­de­rales mexi­cains, dans les­quels un in­dic dé­signe la mai­son en adobe de Pa­blo. L’ef­fet de sur­prise est to­tal, Pa­blo Acos­ta meurt de­bout, re­fu­sant de se rendre et dé­fou­raillant à tout-va contre les hommes ve­nus du ciel. Après l’as­saut, le co­man­dante Guiller­mo Cal­de­ro­ni, chef des opé­ra­tions, ra­mè­ne­ra son corps dans l’hé­li­co vers Ciu­dad Juá­rez, le ca­davre cou­ché à ses pieds comme un tro­phée de chasse.

Mi­mi, en ap­pre­nant la nou­velle, est bou­le­ver­sée. Elle dé­cide d’al­ler voir Cal­de­ro­ni pour lui de­man­der des comptes. « Elle a dé­bar­qué dans mon bu­reau et m’a dit : “Je vais voir Cal­de­ro­ni!”, ra­conte Da­vid Re­ge­la. Je connais­sais Cal­de­ro­ni, je sa­vais que c’était un type ab­so­lu­ment dia­bo­lique. Ceux qui lui cher­chaient noise dis­pa­rais­saient pu­re­ment et sim­ple­ment. C’était du sui­cide. J’ai de­man­dé à mon boss d’ap­pe­ler Cal­de­ro­ni et de lui dire que Mi­mi et moi ve­nions le voir et que j’étais ar­mé. Ce que je n’ai ja­mais dit à Mi­mi, c’est que mon pa­tron a aus­si fait en sorte qu’une voi­ture pleine d’agents ar­més de se­mi-au­to­ma­tiques nous ac­com­pagne dis­crè­te­ment. » L’en­tre­vue se passe nor­ma­le­ment, mais il est clair que Mi­mi est en dan­ger. Le shé­rif de Pre­si­dio, le bled texan qui fait face à Oji­na­ga, a dit tout haut qu’il la vou­lait morte. Elle com­pren­dra pour­quoi quatre ans plus tard, quand le shé­rif est ar­rê­té pour tra­fic de drogue avec son com­plice Ro­bert Cham­bers, l’ex de Mi­mi. Un sale type, condam­né à la per­pé­tui­té pour meurtres. Aux yeux du shé­rif, en 1987, Mi­mi en sa­vait trop. Beau­coup trop.

Di­rec­trice de cas­ting à Los An­geles

Mi­mi re­part dans sa fa­mille, ef­frayée et trau­ma­ti­sée. Une nuit, elle en­tend un « tap, tap » contre sa fe­nêtre et se dit que c’est la fin. Ce n’est qu’un in­secte. Elle passe cinq se­maines dans un hô­pi­tal, on lui fait grâce de la note en lui di­sant : « Votre cas est plu­tôt unique. » Elle échoue à Los An­geles, de­vient ré­cep­tion­niste et fi­nit di­rec­trice de cas­ting. C’est elle qui a fait le cas­ting du clip de « Bad », de Mi­chel Jack­son. Les an­nées ont pas­sé, mais elle n’a pas ou­blié Big Bend. Elle y re­tourne en­fin, une fois, deux, trois, en 1996 elle re­tape une mai­son de Ter­lin­gua pour en faire un bed and break­fast. C’est dans cette Po­sa­da Mi­la­gro qu’on la ren­contre au­jourd’hui, quand elle n’est pas à New York ou à Los An­geles pour un cas­ting. Mais sa tête est au Mexique. Le jour de notre en­tre­vue, elle était al­lée faire ses courses à Oji­na­ga, et elle rêve de ra­che­ter un jour le Ran­cho Mi­la­gro. Seul pro­blème : « Tant que la veuve de Pa­blo est vi­vante, je se­rai en dan­ger », avoue-t-elle. « Je me fais du sou­ci à pro­pos de Mi­mi, confie son ami Da­vid Re­ge­la. Cette his­toire de veuve de Pa­blo n’a rien d’ima­gi­naire. Elle vient d’une fa­mille très in­fluente et n’est pas le genre de femme que l’on sou­haite contra­rier. Il est si fa­cile de dis­pa­raître au Mexique… » Mais Mi­mi n’a pas peur. Elle vit avec ses fan­tômes et son amour de la vie en guise de gi­let pare-balles. Elle avoue tou­jours par­ler à Pa­blo. « Je l’ai ai­mé, et ce­la m’a bou­sillée pour de longues an­nées. » Elle ne le dit pas, mais elle l’aime tou­jours. (1) « Drug Lord : A True Sto­ry : The Life and Death of a Mexi­can King­pin », par Ter­rence E. Pop­pa, Pha­ros Books, 1990.

Pa­blo Acos­ta, un homme puis­sant et craint, violent, mais très cha­ris­ma­tique.

Au­jourd’hui, Mi­mi Webb Miller par­tage son temps entre New York, Los An­geles et Ter­lin­gua (Texas), où elle a ou­vert un « bed and break­fast ».

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