Friesz, les an­nées fauves

OTHON FRIESZ, UN FAUVE SIN­GU­LIER. JUS­QU’AU 17 OC­TOBRE, MU­SÉE DE L’ANNONCIADE, SAINT-TRO­PEZ, RENS. : 04-94-17-84-10.

L'Obs - - Critiques - CLAIRE FLEU­RY

C’est en 1905 qu’Othon Friesz (1879-1949) a dé­cou­vert le fau­visme aux cô­tés de son an­cien ca­ma­rade d’ate­lier Hen­ri Ma­tisse. Jus­qu’alors, il avait sur­tout tra­vaillé dans une veine im­pres­sion­niste. Mais il n’en prend pas moins son temps. Chez lui, les pre­miers exer­cices fauves se ma­ni­festent seule­ment du­rant l’été 1906, dans ses vues du port d’An­vers, où il sé­journe avec Georges Braque. Quelques mois plus tard, seul à Hon­fleur, Friesz fait en­fin le grand saut. Il y pein­dra no­tam­ment « Au­tomne à Hon­fleur » (ci-des­sus). A tra­vers une tren­taine de ta­bleaux et quelques cé­ra­miques, la ma­gni­fique pe­tite ex­po­si­tion du Mu­sée de Saint-Tro­pez évoque la pé­riode clé de sa créa­tion, entre 1901 et 1910, les der­nières an­nées de cette dé­cen­nie étant mar­quées par son dé­ta­che­ment du fau­visme et son adhé­sion à une pein­ture où l’on dé­cèle les in­fluences de Cé­zanne.

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