Af­fleck en toc

MR. WOLFF, PAR GA­VIN O’CON­NOR. PO­LAR AMÉ­RI­CAIN, AVEC BEN AF­FLECK, AN­NA KEN­DRICK, J. K. SIM­MONS (2H10).

L'Obs - - Critiques - N. S.

Un au­tiste, ex­pert en maths, mène une vie mo­no­tone de comp­table en en­tre­prise. Elle est ponc­tuée par un étrange ri­tuel ma­so­chiste au­quel il s’adonne une fois ren­tré chez lui. Une en­quête me­née par le mi­nis­tère des Fi­nances va mettre au jour sa double vie liée aux plus grands ma­fieux de la pla­nète et ré­veiller la ma­chine à tuer qui som­meille en lui. Il existe un terme dans le jar­gon amé­ri­cain du ci­né­ma, sus­pen­sion of dis­be­lief (« sus­pen­sion d’in­cré­du­li­té »), dé­si­gnant la ca­pa­ci­té du spec­ta­teur à go­ber n’im­porte quoi au nom de son adhé­sion à l’his­toire qu’on lui ra­conte. « Mr. Wolff » et son pitch abra­ca­da­bran­tesque poussent le con­cept si loin qu’on ai­me­rait y croire. Mais mettre en scène un croi­se­ment entre Rain Man et Ja­son Bourne, in­ter­pré­té, qui plus est, par Ben Af­fleck (photo), ré­clame de la dis­tance, du se­cond de­gré, ce dont ce film, bête et bour­rin, n’est pas pour­vu.

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