SCHOTTENFREUDE PAR BEN SCHOTT, TRA­DUIT DE L’AN­GLAIS (ÉTATS-UNIS) PAR DA­NIELLE ORHAN

L'Obs - - CRITIQUES - JACQUES DRILLON

Ed. du Sous-sol, 96 p., 15 eu­ros.

Ob­ser­vant que l’al­le­mand peut créer des mots com­po­sés par simple ag­glu­ti­na­tion, l’au­teur des « Miscellanées » a ima­gi­né des mots al­le­mands ren­dant compte d’une cer­taine réa­li­té, d’une no­tion. Par exemple : « La fier­té que cer­tains re­tirent de la ra­re­té de leur groupe san­guin », tra­duit par Blu­thoch­mut (Blut = « sang », Hoch­mut = « dé­dain »). Il y a trois no­tions par page de droite ; et sur la page de gauche, Schott les com­mente, avec une éru­di­tion au­then­tique et co­casse. Bien sûr, ce sont les no­tions qui sont pré­cieuses : « Prier un dieu en le­quel on ne croit pas », « Convoi­ter le plat com­man­dé par votre voi­sin de table au res­tau­rant », « Sen­ti­ment d’abat­te­ment quand votre avion de pa­pier s’écrase im­mé­dia­te­ment au sol », « Jouis­sance simple pro­cu­rée par un pa­quet par­fai­te­ment em­bal­lé »… Dé­lec­table !

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