Ma­la­mud cogne

LE MEILLEUR, PAR BER­NARD MA­LA­MUD, TRA­DUIT DE L’AN­GLAIS (ÉTATS-UNIS) PAR JO­SÉE KAMOUN, RI­VAGES POCHE, 336 P., 8,90 EU­ROS.

L'Obs - - Critiques - DI­DIER JA­COB

Joueur de base-ball, Roy Hobbs rêve de femmes et de gloire. Mais les che­mins de la cé­lé­bri­té sont se­més d’em­bûches, et il n’y a pas meilleur que l’au­teur du « Com­mis » pour dé­crire une am­bi­tion contra­riée. Ber­nard Ma­la­mud (1914-1986) est mo­derne à tous points de vue et ses dia­logues sont des coups de poing. Est-il aus­si fort que Saul Bel­low, l’autre père fon­da­teur de la lit­té­ra­ture juive amé­ri­caine ? Ma­la­mud pes­te­ra en tout cas quand son ca­det d’un an de­vien­dra une ve­dette mon­diale : « Bel­low a re­çu le prix No­bel. J’ai ga­gné 24 dol­lars et 25 cents au po­ker. » Dans « le Meilleur », les femmes, no­tam­ment Har­riet, dé­passent dans le vé­né­neux tout ce qui se fait dans le règne ani­mal. Elles charment, en­dorment et tuent. Sou­ve­nez-vous du film qui en a été ti­ré, avec, dans le rôle de Roy, Ro­bert Red­ford. Les trois hé­roïnes étaient in­ter­pré­tées par des ac­trices jo­li­ment douées pour les em­brouilles : Glenn Close, Kim Ba­sin­ger et Bar­ba­ra Her­shey.

Le joueur de base-ball Ed­die Wait­kus (ici en 1949) a ins­pi­ré le per­son­nage de Roy Hobbs.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.