UNE SE­MAINE ET UN JOUR PAR ASAPH PO­LONS­KY

L'Obs - - Critiques - NI­CO­LAS SCHAL­LER

Co­mé­die is­raé­lienne, avec Shai Avi­vi, Ev­ge­nia Do­di­na, To­mer Ka­pon (1h38).

Une se­maine, c’est le temps de la sh’iva (le « deuil », en hé­breu) dans la re­li­gion juive. Sept jours du­rant les­quels les proches se re­laient au­près de la fa­mille du dé­funt pour la ré­con­for­ter. Un jour, c’est le temps du film, ce mo­ment où, après s’être cou­pés du monde suite au dé­cès de leur fils d’une ving­taine d’an­nées, Eyal et Vi­cky Spi­vack doivent re­prendre une ac­ti­vi­té nor­male. Vi­cky se force même si le coeur n’y est pas. Eyal joue les ados ré­cal­ci­trants : il rue dans les bran­cards, en­voie paître les hy­po­crites, fume des joints avec le fils des voi­sins. Mais la dou­leur de l’ab­sence s’éva­po­ret-elle dans les vo­lutes de ha­schisch? Ima­gi­nez « la Chambre du fils » de Nan­ni Mo­ret­ti avec l’hu­mour des frères Coen. C’est dire la réus­site de ce pre­mier film dont la dis­tance pince-sans-rire est un voile de pu­deur qui cache une grande sen­si­bi­li­té. Réus­sir une co­mé­die sur la vie après une mort n’est pas don­né à tout le monde, Asaph Po­lons­ky y par­vient dès son coup d’es­sai et avec un ton bien à lui. Re­te­nez son nom.

Avec « Une se­maine et un jour », Asaph Po­lons­ky a réus­si une co­mé­die sur le deuil.

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