Les dix pe­tits Suisses

WON­DER­LAND, PAR LI­SA BLATTNER, GRE­GOR FREI, JAN GASSMANN, BENNY JABERG, CAR­MEN JAQUIER, MI­CHAEL KRUM­ME­NA­CHER, JO­NAS MEIER, TO­BIAS NOELLE, LIO­NEL RUPP, MIKE SCHEIWILLER. FILM D’AN­TI­CI­PA­TION SUISSE (1H39).

L'Obs - - Critiques - P. M.

A qui se po­se­rait la ques­tion de sa­voir si un film peut être écrit et réa­li­sé par dix ci­néastes, « Won­der­land » ap­porte une ré­ponse qui n’a rien de dé­fi­ni­tif for­cé­ment. En l’es­pèce, c’est non. Chaque au­teur a pris en charge non pas un seg­ment du film, mais quelques per­son­nages et les scènes qui les concernent. L’en­semble ne peut ja­mais re­te­nir du­ra­ble­ment l’at­ten­tion. Au dé­part, il y a ce nuage gi­gan­tesque qui me­nace la Suisse d’étouf­fe­ment, mais semble ar­rê­té, pour des rai­sons in­con­nues, aux fron­tières de la con­fé­dé­ra­tion. Un film ca­tas­trophe, donc, du moins dans ses prin­cipes. Seule­ment les moyens mis en oeuvre in­ter­disent na­tu­rel­le­ment à la chose de s’ali­gner sur les grosses ma­chines à ef­fets spé­ciaux. Ce se­rait sans im­por­tance si les au­teurs pou­vaient faire exis­ter leurs per­son­nages à l’écran as­sez long­temps pour que le spec­ta­teur s’at­tache à eux et à leur his­toire. Ce n’est pas le cas, et ce­la n’a rien de bien sur­pre­nant. Les dix si­gna­taires de l’en­semble sont tous de jeunes ci­néastes suisses, aux­quels il a donc été don­né de réa­li­ser cha­cun un court­mé­trage en­tre­mê­lé aux es­sais de tous les autres. Pas évident pour eux, dans ces condi­tions, de se mettre par­ti­cu­liè­re­ment en va­leur.

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