Un Weeknd de per­du

STARBOY, PAR THE WEEKND (UNI­VER­SAL/REPUBLIC).

L'Obs - - Critiques - THO­MAS TISSAUD

Quand on jette un oeil à la liste des in­vi­tés (Daft Punk, Ken­drick La­mar, Fu­ture, La­na Del Rey…), il met l’eau à la bouche, ce « Starboy ». Mais on est bon pour une grosse éclipse. Cette fois, la ma­gie ne prend pas. Où est pas­sé Abel Tes­faye, alias The Weeknd, ce­lui qui nous fait croire que nos sou­cis ne sont rien com­pa­rés aux siens ? Ce disque ne lui res­semble pas : po­li­cé, prêt à l’em­ploi sous la douche, dans le mé­tro ou en boîte de nuit. L’ar­tiste tor­tu­ré a lais­sé place à un rou­cou­leur en­joué dont les pro­blèmes se sont mi­ra­cu­leu­se­ment éva­po­rés. Faut-il y voir un symp­tôme ? The Weeknd a cou­pé ses dread­locks. L’al­bum ap­porte un peu de fraî­cheur, prin­ci­pa­le­ment grâce aux Fran­çais de Daft Punk qui ont su im­po­ser leur style dans les mor­ceaux « Starboy » et « I Feel It Co­ming ». Mais ils tiennent à bout de bras un disque qui peine à dé­col­ler. Hor­mis quelques ful­gu­rances (« Love to Lay » et « A Lo­ne­ly Night »), « Starboy » ron­ronne, une heure du­rant, sans ja­mais croi­ser le vrai The Weeknd.

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