ALISTER MOU­VE­MENT PER­PÉ­TUEL BMG

L'Obs - - Critiques - FRAN­ÇOIS ARMANET

Mul­ti­carte (en double com­mande de l’ex­cel­lente re­vue « Sch­nock », poil à grat­ter ra­dio-té­lé, au­teur d’an­tho­lo­gies im­pi­toyables…), Alister sort son troi­sième al­bum. Morgue et non­cha­lance de mise, l’hé­ri­tier de Du­tronc re­joue l’op­por­tu­niste avec un hymne de sai­son (« Je tra­vaille pour un con »), sonne comme Plas­tic Ber­trand re­cha­pé Ra­mones, verse une mé­lo­die gains­bou­rienne (« Mer­cu­ro­chrome »), passe à la mou­li­nette hara-ki­rienne les Small Faces, prend les ac­cents éro­ti­co-mys­tiques de Darc (« Ho­ni soit qui mal y pense »), vire Vel­vet dé­bile voire Bur­ga­lat-Houel­le­becq, et en­tonne : « Y a une fête à la mai­son/Ce soir, c’est la fin du monde. » Ju­bi­la­toire.

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