Do­her­ty en so­lo

PAR PETE DO­HER­TY (BMG).

L'Obs - - Critiques - FRAN­ÇOIS ARMANET

HAMBURG DEMONSTRATIONS,

En congé de Li­ber­tines, le bé­bé Ca­dum post punk, émi­gré pa­ri­sien (conver­ti à l’ab­sinthe), livre son deuxième opus so­lo. Acous­tique, en­re­gis­tré à Ham­bourg avec les Pu­ta Madres, l’al­bum s’ouvre sur une bal­lade ro­man­tique, vire blues caf’conc’, en­chaîne Pogues folk, cordes à la John Bar­ry et ska ra­len­ti. Adieu à Amy Wi­ne­house l’âme soeur, mé­lo­die douce et dé­sin­vol­ture ai­mable. La voix charme, entre croo­ner Ig­gy et Leo­nard Co­hen cham­pêtre. « I Don’t Love Anyone » bis­sée sur fond de « When John­ny Comes Mar­ching Home » (hymne an­ti­guerre, hommage à The Clash ?) sé­duit. « Hell to Pay at the Gates of Hea­ven », tri­but aux vic­times du Ba­ta­clan (où il s'est pro­duit le mois der­nier), frappe avec son hu­mour noir (« Come on, boys, choose your wea­pon/J-45 or AK-47 »). Une pa­ren­thèse ca­thar­tique pour le Do­rian Gray en dé­bar­deur.

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