10 choses à sa­voir sur… Gad El­ma­leh

Le gol­den boy de l’hu­mour, qui s’im­pose de­puis deux ans outre-At­lan­tique, pré­sente la ver­sion fran­çaise du show “Sa­tur­day Night Live”

L'Obs - - Sommaire - BORIS MANENTI Re­trou­ver l’in­ter­view de Gad El­ma­leh en in­té­gra­li­té sur Té­léobs.com

1 SUC­CÈS

Ouf! La pre­mière fran­çaise du show hu­mo­ris­tique « Sa­tur­day Night Live », qui pros­père de­puis plus de qua­rante ans sur la chaîne amé­ri­caine NBC, a fait un car­ton: 3 mil­lions de té­lé­spec­ta­teurs, le 5 jan­vier, sur M6. Des sketches, des pa­ro­dies d’émis­sions phares de la chaîne… Gad El­ma­leh a cu­mu­lé les fonc­tions d’ani­ma­teur et d’amu­seur. Mais l’ac­cueil fut mi­ti­gé sur les ré­seaux so­ciaux.

2 AMÉ­RIQUE

De­puis deux ans, Gad El­ma­leh mène sa car­rière aux EtatsU­nis. Il a com­men­çé dans de pe­tites salles new-yor­kaises avant d’en­ta­mer une tour­née na­tio­nale avec un nou­veau one-man-show tout en an­glais, « Oh My Gad ! », qui l’amè­ne­ra en fé­vrier pro­chain au my­thique Car­ne­gie Hall. « Make it in Ame­ri­ca, c’est un rêve de gosse », ra­conte-t-il. Sa plus grande fier­té? S’être im­po­sé au Co­me­dy Cel­lar, club in­con­tour­nable de Man­hat­tan. « J’ai at­ten­du deux ans avant d’avoir un set. »

3 GALÈRE

S’im­po­ser ou­treAt­lan­tique ? « C’est dur de per­cer. En France, tu sors dans la rue, les gens t’ar­rêtent, tu fais des salles com­plètes… Aux Etats-Unis, tous les soirs, quand je monte sur scène, les mecs me re­de­mandent mon nom et sa pro­non­cia­tion. Je suis payé 30 dol­lars par pas­sage de quinze mi­nutes en se­maine, 100 dol­lars le week-end. »

4 LANGUE

Avant de s’at­ta­quer aux Etats-Unis, Gad El­ma­leh a dû ré­vi­ser. « Je sui­vais deux heures de cours par jour, glisse-t-il. Avoir l’ac­cent, ce n’est pas im­por­tant. Le plus grave, c’est de ne pas mettre le bon ac­cent to­nique. » Il ra­conte ain­si l’un de ses sketchs où la chute re­po­sait sur la phrase « On est en va­cances », sauf que sa pro­non­cia­tion fren­chy ôtait tout sens co­mique. « Je l’ai cor­ri­gée et ça a pris. Main­te­nant, je suis au ni­veau de Jean-Claude Van Damme. »

5 MO­DÈLE

Gad El­ma­leh ne ta­rit pas d’éloges à pro­pos de l’hu­mo­riste Jer­ry Sein­feld : « C’est mon maître, mon idole ab­so­lue. » L’Amé­ri­cain, cé­lèbre pour sa sit­com « Sein­feld », l’a beau­coup ins­pi­ré, no­tam­ment par son hu­mour ba­sé sur des ob­ser­va­tions de la vie quo­ti­dienne. Une in­fluence trans­for­mée en ami­tié. En 2011, Gad El­ma­leh réus­sit à convaincre Jer­ry Sein­feld de faire une re­pré­sen­ta­tion unique à Pa­ris. Rôles in­ver­sés au­jourd’hui puisque, jus­qu’en fé­vrier, c’est le Fran­çais qui va as­su­rer les pre­mières par­ties de l’Amé­ri­cain.

6 SE­CRET

« Gad El­ma­leh ne sou­haite pas ré­pondre aux ques­tions per­son­nelles sur sa vie pri­vée. » Avant même l’en­tre­tien, le ton est don­né. Pour­tant, il s’est as­su­ré une place de choix dans les ru­briques people de­puis sa re­la­tion avec Charlotte Ca­si­ra­ghi, membre de la fa­mille prin­cière de Mo­na­co, avec qui il a un fils. Gad a néan­moins pris soin d’of­fi­cia­li­ser la sé­pa­ra­tion...

7 RACISME

Gad El­ma­leh vient de ter­mi­ner la tour­née du spec­tacle « Tout est pos­sible », en duo avec Kev Adams. Le sketch où les deux hu­mo­ristes se griment en Asia­tiques et mul­ti­plient des blagues ju­gées « ra­cistes », a fait po­lé­mique. Gad El­ma­leh y voit sur­tout « un pro­blème de cris­pa­tion en France. Les gens sont pré-éner­vés, comme s’ils re­gar­daient quelque chose en se de­man­dant ce qu’ils doivent dé­tes­ter. Il faut qu’on puisse se mo­quer de tout ».

8 COMMUNAUTÉS

« Je suis juif et Ma­ro­cain, confie ce­lui qui est né à Ca­sa­blan­ca en 1971. J’ai une édu­ca­tion ju­déo-ma­ro­caine, je parle l’arabe comme je parle le fran­çais et l’hé­breu. » Une culture mul­tiple qui nour­rit son ins­pi­ra­tion co­mique dès ses dé­buts dans l’émis­sion d’Ar­thur sur la ra­dio Eu­rope 2 en 1996, et dans ses one-man-show sui­vants avec les per­son­nages de Co­co, juif sé­fa­rade, ou d’Ab­der­ra­zak, agent immobilier ma­ro­cain.

9 NET­FLIX

La pla­te­forme de strea­ming sur abon­ne­ment vient de si­gner un deal avec l’hu­mo­riste: elle dif­fu­se­ra son show « Gad El­ma­leh part en live », à par­tir du 24 jan­vier, puis « Oh My Gad ! », en an­glais, l’an pro­chain. « En un clic, mon his­toire se­ra ac­ces­sible à 86 mil­lions de per­sonnes dans 190 pays... » Pro­chaine étape? Une sé­rie! « J’y pense de plus en plus, avoue-t-il. On dis­cute avec Net­flix d’un pro­jet qui me per­met­trait de me ra­con­ter. »

10 CI­NÉ­MA

Fini, en re­vanche, le ci­né­ma. Après des pre­miers rôles comme dans le film « le Ca­pi­tal » de Cos­ta-Ga­vras, ou la réa­li­sa­tion, avec « Co­co », l’hu­mo­riste af­fiche dé­sor­mais une pré­fé­rence pour la scène. « J’ai ado­ré faire des films, mais bon... Le ci­né­ma me rend moins heu­reux. Et puis, j’ai em­bras­sé So­phie Mar­ceau, qu’est-ce que tu veux qu’on me pro­pose main­te­nant? »

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