Hol­lande s’at­triste

L'Obs - - La Téléphone Rouge - CÉ­CILE AMAR

De re­tour à Tulle, en Cor­rèze, les 7 et 8 jan­vier, pour y pro­non­cer ses der­niers voeux de pré­sident de la Ré­pu­blique, Fran­çois Hol­lande a uti­li­sé à plu­sieurs re­prises le jo­li mot « tris­tesse ». Un terme jusque-là étran­ger au vo­ca­bu­laire de cet éter­nel op­ti­miste. La tris­tesse ? Bien sûr, il s’agis­sait d’abord de

celle éprou­vée par ces vieilles connais­sances cor­ré­ziennes : « Ici, ils sont heu­reux et mal­heu­reux, heu­reux de me re­trou­ver plus lon­gue­ment et mal­heu­reux car ça au­rait peut-être pu conti­nuer. Il y a une forme de tris­tesse, qui ne tient pas à ma si­tua­tion per­son­nelle. Etre pré­sident est une si­tua­tion en­viable. Mais les gens veulent trou­ver des so­lu­tions. Il faut évi­ter les di­vi­sions. Ils veulent le ras­sem­ble­ment, être au se­cond tour, ga­gner. » L’élu du 6 mai 2012 au­rait-il des re­grets ? Il ne ré­pond pas. Et pré­fère par­ler des autres que de lui-même. As­su­ré­ment, les Cor­ré­ziens ont re­çu son an­nonce de non-can­di­da­ture avec « un sen­ti­ment de com­pré­hen­sion et peut-être d’adhé­sion à une concep­tion de la politique et en­suite un autre sen­ti­ment très fort de tris­tesse ». Dans la bouche du pré­sident, le mot s’obs­tine…

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