Un in­édit des Doors

LON­DON FOG 1966, PAR THE DOORS (RHINO/WAR­NER. EDI­TION LI­MI­TÉE : COF­FRET, CD, LP, PHO­TOS…).

L'Obs - - Critiques - FRAN­ÇOIS ARMANET

Deux ou trois ans après les en­va­his­seurs bri­tan­niques, au­tant dire, à l’époque, une éter­ni­té, Jim Mor­ri­son fait ses gammes sur les mêmes stan­dards du blues. Comme (Van) Mor­ri­son des « An­gry Young Them », Eric Bur­don des rudes Ani­mals ou Mick Jag­ger des « Rol­ling Mud­dy Wa­ters », le fu­tur « Roi Lé­zard » re­prend fu­rieu­se­ment « Rock Me », har­mo­ni­cise un « Hoo­chie Coo­chie Man » bien pois­seux, ru­git « Lu­cille », et chante un in­édit « Strange Days ». Nous sommes en mai 1966 à L.A., sur la scène du Lon­don Fog, un bar du Sun­set Strip, et les Doors n’ont pas en­core pu­blié d’al­bum. Ce pre­mier en­re­gis­tre­ment du groupe, re­trou­vé comme par mi­racle, em­balle : le son si sin­gu­lier est dé­jà d’équerre et la mys­tique ma­ra­bout de Jim ne de­mande qu’à en­fon­cer les portes de la re­nom­mée.

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