JUPPÉISTES ET SARKOZYSTES CHERCHENT DES PLACES

L'Obs - - Le Telephone Rouge -

C’est l’un des casse-tête sur la table du bu­reau de la com­mis­sion na­tio­nale d’in­ves­ti­ture (CNI) des Ré­pu­bli­cains, pré­si­dée par le dé­pu­té fillo­niste Jean-Fran­çois La­mour : comment faire de la place à des proches de Jup­pé ou de Sar­ko­zy qui sou­haitent être can­di­dats aux lé­gis­la­tives? Gilles Boyer, an­cien di­rec­teur de cam­pagne du maire de Bor­deaux, ai­me­rait être can­di­dat dans les Hauts-de-Seine, an­cien fief de Sar­ko­zy. « Il lor­gnait la cir­cons­crip­tion de San­ti­ni [le maire d’Is­sy-les-Mou­li­neaux, NDLR] qui n’en veut pas », ex­plique un élu du dé­par­te­ment. La place a été ré­ser­vée pour un cen­triste. Autre pos­si­bi­li­té : la cir­cons­crip­tion ac­tuel­le­ment dé­te­nue par Jean-Jacques Guillet, maire de Cha­ville, tou­ché par le cu­mul. Mais à ce jour, Guillet est can­di­dat et d’autres élus sont dé­jà sur les rangs pour lui suc­cé­der. « C’est dif­fi­cile d’im­po­ser quel­qu’un dans ce dé­par­te­ment », glisse un membre de la CNI. Autre cas à trai­ter, ce­lui d’Eric Schahl, an­cien proche col­la­bo­ra­teur de Ni­co­las Sar­ko­zy et di­rec­teur gé­né­ral ad­joint des Ré­pu­bli­cains, dé­sor­mais sur le dé­part. « Il n’a pas beau­coup de sou­tiens! Même par­mi les sarkozystes, plu­sieurs veulent sa tête! », as­sure un fillo­niste. Aux ré­gio­nales, Schahl avait dé­jà échoué à ob­te­nir une place sur la liste de Valérie Pé­cresse dans le Val-de-Marne, où il a pour­tant dé­jà été can­di­dat par le pas­sé.

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