Fey­deau à la mou­li­nette

HÔ­TEL FEY­DEAU, D’APRÈS GEORGES FEY­DEAU. JUS­QU’AU 12 FÉ­VRIER, ODÉON - THÉÂTRE DE L’EU­ROPE, PA­RIS-6E, 20 HEURES, 01-44-85-40-40.

L'Obs - - Critiques - J. N.

Ima­gi­ner que Georges La­vau­dant al­lait se conten­ter de mon­ter quelques pièces de Fey­deau les unes à la suite des autres se­rait mal le connaître. N’al­lez pas le confondre avec un Alain Fran­çon ou un Di­dier Be­zace qui, certes, ont fait comme lui car­rière dans le théâtre sub­ven­tion­né, mais n’ont pas un gé­nie aus­si éle­vé que le sien. Cher­chant à se dis­tin­guer, il s’em­pare de « Cent mil­lions qui tombent », « Feu la mère de ma­dame », « On purge bé­bé », « Mais n’te pro­mène donc pas toute nue », « Léo­nie est en avance », et les hache en me­nus mor­ceaux. S’il y en a, par­mi vous, qui aiment la ju­lienne, ils se­ront ser­vis. Ain­si les pièces son­telles ir­ré­mé­dia­ble­ment gâ­tées par l’ou­tre­cui­dance d’un met­teur en scène dé­chu de sa gran­deur. Cer­tains dia­logues et cer­tains ac­teurs (en par­ti­cu­lier An­dré Mar­con et Ma­nuel Le Lièvre) font en­core rire çà et là. Mais pas as­sez pour conseiller le spec­tacle à qui­conque…

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.