Ser­mon­neur

LES CON­FES­SIONS, PAR RO­BER­TO ANDÒ. DRAME ITA­LIEN, AVEC TO­NI SER­VIL­LO, DA­NIEL AU­TEUIL, CONNIE NIEL­SEN (1H40).

L'Obs - - Critiques - FRAN­ÇOIS FO­RES­TIER

Grande réunion dis­crète dans un en­droit luxueux : les huiles de huit Etats et le di­rec­teur du FMI se de­mandent comment di­ri­ger la fi­nance in­ter­na­tio­nale et com­battre la pau­vre­té (pho­to). Un moine char­treux, Sa­lus, est là, à titre de conseiller. Le di­rec­teur du FMI est re­trou­vé mort. Qui a fait le coup? Cu­rieu­se­ment, le film dé­marre comme un po­lar à la Aga­tha Ch­ris­tie et, au lieu de res­ter dans cette voie, se trans­forme en fable sur la mo­ra­li­té hu­maine, le cy­nisme de l’uni­vers de l’ar­gent, la né­ces­si­té d’in­suf­fler un peu d’âme à notre époque, et ce­te­ra, et ce­te­ra. Belle in­ten­tion de la part du ci­néaste Ro­ber­to Andò (« Vi­va la li­ber­tà »), mais qui s’en­lise as­sez vite dans son pro­pos. C’est dom­mage : on au­rait pu avoir une Sé­rie noire cruelle, on a fi­na­le­ment un prêche lourd qui sombre dans la le­çon de mo­rale, l’éloge de la sain­te­té et la consta­ta­tion que le monde est va­che­ment cruel. Ben oui. Pas be­soin de faire un film pour ça, an­douille.

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