LU­MIÈRE ! L’AVEN­TURE COM­MENCE PAR THIER­RY FRÉ­MAUX

L'Obs - - Critiques - P. M.

Do­cu­men­taire fran­çais (1h30). « Des hommes et des femmes cap­tés par un ap­pa­reil dont ils ne connais­saient rien cé­daient un ins­tant de leur vie et de­puis lors tous les co­mé­diens ont fait de même. Sur le plan du fan­tas­tique, Lu­mière dé­passe Mé­liès. » C’est ain­si que Mau­rice Pia­lat par­lait du Ci­né­ma­to­graphe Lu­mière. C’est aus­si ce que donne à ad­mi­rer ce film amou­reu­se­ment des­si­né et com­men­té par Thier­ry Fré­maux, en hom­mage aux frères qui inventèrent le ci­né­ma. Et à tous ceux qui, de­puis plus d’un siècle main­te­nant, se consacrent aux images qui bougent. Un de ses grands mé­rites est de mon­trer que tout le ci­né­ma est dans les films Lu­mière, aus­si bien dans ceux rap­por­tés des quatre coins du monde par les opé­ra­teurs en­voyés en mis­sion que dans ceux cap­tés dans le jar­din de leur mai­son de fa­mille. De la sor­tie des usines à un village per­du de l’In­do­chine, du quai de la gare de La Cio­tat à Chi­ca­go, tout est là, peu­plé de ces gens qui, pour la plu­part, igno­raient jus­qu’à l’exis­tence même du Ci­né­ma­to­graphe. C’est cap­ti­vant, pas­sion­nant, élec­tri­sant, pro­fon­dé­ment vrai et, pour­tant, dé­fi­ni­ti­ve­ment fan­tas­tique, pour re­prendre le mot de Pia­lat. Comme le ci­né­ma qu’on aime. On sou­hai­te­rait que ce­la dure quelques heures de plus. Tous les films Lu­mière en­chaî­nés, ça peut se faire, non?

« L’Ar­ro­seur ar­ro­sé », par Louis Lu­mière (1895).

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