Ble­ck­mann, la voix d’un maître

“ELEGY”, THEO BLE­CK­MANN (ECM).

L'Obs - - Critiques - BER­NARD GÉNIÈS

C’est sans doute parce qu’il a re­çu une for­ma­tion de pa­ti­neur sur glace que Theo Ble­ck­mann par­vient aus­si bien à se glis­ser dans toutes les mu­siques. Un ma­ga­zine new-yor­kais a d’ailleurs a rmé que ce quin­qua­gé­naire né en Al­le­magne (et dé­sor­mais ci­toyen amé­ri­cain) « n’avait at­ter­ri sur la pla­nète que ré­cem­ment ». Une juste re­marque pour ce chan­teur-com­po­si­teur qui ar­pente aus­si bien l’uni­vers du jazz que ce­lui des mu­siques po­pu­laires ou de la chan­son – à preuve « Hel­lo Earth ! », disque où il re­vi­si­tait l’uni­vers de Kate Bush. Avec « Elegy », il re­trouve quelques-uns de ses fi­dèles com­plices au sein d’un sub­til quin­tet. Par­mi eux le bat­teur John Hol­len­beck et sur­tout le gui­ta­riste Ben Mon­der, ha­bile in­cen­diaire des deux plus beaux titres de l’al­bum, « The Mis­sion » et « Elegy ». A la tête de cette pe­tite co­horte, Ble­ck­mann chante comme un ange – des pa­roles par­fois, des mé­lo­pées le plus sou­vent. Si vous ai­mez les voyages, l’em­bar­que­ment est ici : à la porte du ciel.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.