Cas­sa­vetes, clap de fin

LOVE STREAMS, PAR JOHN CAS­SA­VETES. DRAME AMÉ­RI­CAIN, AVEC GENA ROWLANDS, JOHN CAS­SA­VETES, DIAHNNE ABBOTT, SEYMOUR CASSEL (1984, 2H21).

L'Obs - - Critiques - F. F.

L’avant-der­nier film réa­li­sé par Cas­sa­vetes, et l’un de ses plus beaux. Ro­bert ( joué par Cas­sa­vetes, pho­to), écri­vain dé­jan­té et al­coo­lique, vit à Hol­ly­wood : sa femme lui colle un mar­mot de 8 ans, son fils, qu’il n’a ja­mais vu. Ar­rive alors Sa­rah (Gena Rowlands), une femme dé­pres­sive et fo­folle, mais qui est-elle au juste ? A tra­vers les dé­mê­lés pas­sion­nels des per­son­nages – amis, amies, maî­tresses, époux, en­fants –, Cas­sa­vetes tisse un ex­tra­or­di­naire drame, avec les flux qui tra­versent cette fa­mille dys­fonc­tion­nelle. C’est à la fois poi­gnant, cap­ti­vant, ra­va­geur : les sen­ti­ments sont à nu, la dou­leur est à fleur de peau, la dif­fi­cul­té d’être est constante. Peu im­porte la lon­gueur du film : on est por­té par ces « love streams » (cou­rants d’amour) vio­lents et ca­ta­clys­miques. Cas­sa­vetes au top, à son pa­roxysme.

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