Gat­taz juge les can­di­dats à la pré­si­den­tielle

L'Obs - - Le Téléphone Rouge - DE­NIS DEMONPION

Sans même at­tendre l’ou­ver­ture de la cam­pagne of­fi­cielle pour l’élec­tion pré­si­den­tielle, Pierre Gat­taz a dis­tri­bué les bons et mau­vais points aux can­di­dats. Fran­çois Fillon ? « Le plus proche », dé­clare le pré­sident du Me­def avant de s’in­ter­rompre pour ex­pli­quer que c’est ce­lui dont le pro­gramme éco­no­mique et so­cial est

« le plus dé­taillé ». Il est vrai que Vi­viane Chaine-Ri­bei­ro, pré­si­dente de la fé­dé­ra­tion Syn­tec au sein de l’or­ga­ni­sa­tion pa­tro­nale, a beau­coup oeu­vré pour le can­di­dat des Ré­pu­bli­cains. Em­ma­nuel Macron ? « A l’oral, il se pré­sente comme le can­di­dat du tra­vail, re­lève Pierre Gat­taz, fa­vo­rable à la phi­lo­so­phie de l’an­cien mi­nistre de l’Eco­no­mie. Nous at­ten­dons im­pa­tiem­ment son pro­gramme éco­no­mique écrit », ajoute-t-il. Ma­rine Le Pen, au FN, l’in­quiète en rai­son de son « re­cro­que­ville­ment sur la France ». Il la juge « ex­trê­me­ment dan­ge­reuse », tout comme Be­noît Hamon (PS), mais pas pour les mêmes rai­sons. Le Me­def croit au plein-em­ploi, pas au re­ve­nu uni­ver­sel et à la taxa­tion des ro­bots. Quant à Jean-Luc Mé­len­chon, du Front de Gauche, pas ci­té une seule fois, il n’existe pas. Il n’a d’ailleurs pas été convié à « l’opé­ra­tion vé­ri­té », or­ga­ni­sée les 21 et 28 mars et le 5 avril, à l’Ely­sées Biar­ritz, à Pa­ris. Les quatre prin­ci­paux can­di­dats y se­ront in­ter­ro­gés par un aréo­page de chefs d’en­tre­prise, pe­tits et grands.

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