Ju­dith Magre joue bien Du­ras

L’AMANTE AN­GLAISE, DE MAR­GUE­RITE DU­RAS. JUS­QU’AU 9 AVRIL, LUCERNAIRE, PA­RIS-6E, RENS. : 01-45-44-57-34.

L'Obs - - Critiques - J. N.

Du­ras n’a pas ac­cou­ché sans mal de ce texte. « Les Via­ducs de la Seine-et-Oise », sa pre­mière ver­sion, mon­tée par Claude Ré­gy, l’ayant lais­sée in­sa­tis­faite, elle en a plus tard ti­ré un ro­man, « l’Amante an­glaise », puis la pièce du même nom, de nou­veau confiée à Claude Ré­gy, qui la créa au TNP en 1968 avec Ma­de­leine Renaud. La­quelle l’a sou­vent re­prise. Il faut dire que Claire Lannes, cette femme ef­fa­cée qui a tué sa cou­sine sourde-muette et l’a épar­pillée par pe­tits bouts, fa­çon puzzle comme dit Mi­chel Au­diard, est un rôle en or. On com­prend qu’il en ait ten­té d’autres après elle. No­tam­ment Su­zanne Flon. Ju­dith Magre, bien di­ri­gée par Thier­ry Har­court, se montre digne de ses de­van­cières. Comme tou­jours, son jeu dé­borde de vi­ta­li­té. A ses cô­tés, Jean-Claude Le­guay (l’in­ter­ro­ga­teur) et Jacques Frantz (Pierre Lannes), ac­teur trop sou­vent can­ton­né dans le dou­blage, d’une pré­sence si écrasante que le pla­teau semble presque trop étroit pour lui.

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