Le grand n’im­porte quoi

À CEUX QUI NOUS ONT OF­FEN­SÉS, PAR ADAM SMITH. DRAME BRI­TAN­NIQUE, AVEC MI­CHAEL FASS­BEN­DER, BREN­DAN GLEE­SON, SEAN HAR­RIS, LYNDSEY MARSHAL, RORY KINNEAR (1H38).

L'Obs - - Critiques - PAS­CAL MÉRIGEAU

Le titre fran­çais est in­com­pré­hen­sible : qui a of­fen­sé qui ? On ne sait pas. Mais à la dé­charge du dis­tri­bu­teur, il faut bien ad­mettre que le titre ori­gi­nal (« Tres­pass Against Us ») ne l’est pas moins. Les deux si­gnalent à l’at­ten­tion du spec­ta­teur que tout au long des 98 mi­nutes que dure le film le n’im­porte quoi se­ra seule loi. Les per­son­nages pa­raissent n’agir que parce que le scé­na­riste a dé­ci­dé qu’il en se­rait ain­si, au mo­tif que leur ac­tion ou­vri­ra sur une pour­suite, un af­fron­te­ment, une din­gue­rie que le réa­li­sa­teur ju­ge­ra amu­sants à fil­mer. On ne croit à rien. Pas plus à cette his­toire d’un fils ten­tant mol­le­ment de rompre avec son bougre de père qu’à leur ins­tal­la­tion dans un cam­pe­ment au mi­lieu de nulle part. Pas plus à Mi­chael Fass­ben­der, dans le rôle du pre­mier, qu’à Bren­dan Glee­son, dans ce­lui du se­cond, l’un et l’autre ac­teur pou­vant dif­fi­ci­le­ment pas­ser pour des Gi­tans (ce qu’ils sont, puis­qu’ils traitent les autres de « gad­jos »). Conclu­sion : si Adam Smith s’en re­tourne à la té­lé­vi­sion, où jus­qu’à ce pre­mier film il s’était conten­té de sé­vir, per­sonne ne le dé­plo­re­ra.

Mi­chael Fass­ben­der face à Bren­dan Glee­son.

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