LES PARAPLUIES D’ERIK SA­TIE PAR STÉ­PHA­NIE KALFON

L'Obs - - Lire - JACQUES DRILLON

Joëlle Los­feld, 212 p., 18 eu­ros.

Un por­trait (illus­tra­tion, 1891) em­pa­thique, des­si­né à pe­tites phrases for­te­ment mé­ta­pho­riques, du plus mi­sé­reux, du plus so­li­taire, du plus aban­don­né de tous les com­po­si­teurs de mu­sique. Qui toute sa vie hé­si­ta entre mé­lan­co­lie et déses­poir, pro­tes­ta­tion et re­non­ce­ment. S’en­nuya énor­mé­ment. Fut sale. Eut faim. Obli­gé de boire et d’écrire « Trois Mor­ceaux en forme de poire » pour se nour­rir. N’ou­vrait pas les lettres qu’on lui en­voyait, mais ne ces­sait d’en écrire. Tou­jours le même, « un peu con, si j’ose dire ». Dé­so­pi­lant, seul com­po­si­teur de l’his­toire à l’être vrai­ment, entre deux san­glots.

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