CÉ­LINE DU­PONT

L'Obs - - Grands Formats -

47 ans, auxi­liaire de vie sco­laire et coach d’orien­ta­tion, à Or­léans (Loi­ret). Du fait de son mé­tier, elle voit « sans cesse des jeunes qui évo­luent cou­pés du monde pro­fes­sion­nel », ce qui la cha­grine un peu. « A 20 ans, beau­coup de jeunes se de­mandent vers quelle fi­lière s’orien­ter et n’ont qu’une idée as­sez floue de ce qu’est une en­tre­prise. Certes, il y a le stage de troi­sième, mais il ne dure que quelques jours et fonc­tionne au ré­seau. Quant aux conseillers d’orien­ta­tion, ils sont très peu nom­breux en com­pa­rai­son du nombre d’élèves. Je pense que l’une des fa­çons de ré­duire cette dis­tance se­rait de de­man­der aux ly­céens d’e ec­tuer 200 heures en en­tre­prise ou dans une ad­mi­nis­tra­tion tout au long de leur sco­la­ri­té. Les élèves se­raient libres de ré­par­tir ces heures comme ils l’en­tendent, avec la pos­si­bi­li­té d’y in­té­grer leurs bou­lots d’été. Pour cas­ser l’e et “ré­seau”, il fau­drait que l’Etat trouve une fa­çon d’in­ci­ter les en­tre­prises à ac­cueillir des ly­céens. Ce sys­tème au­rait des e ets bé­né­fiques : re­va­lo­ri­ser des mé­tiers ma­nuels en bri­sant les cli­chés, tem­pé­rer des en­vies qui ne cor­res­pondent pas à la réa­li­té de la pro­fes­sion et don­ner confiance à des jeunes en échec sco­laire. A mon sens, un stage en en­tre­prise a ne l’es­prit cri­tique et fa­vo­rise la connais­sance de soi. »

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