Du­bois tra­hi

LE CAS SNEIJDER, D’APRÈS JEANPAUL DU­BOIS. JUS­QU’AU 22 AVRIL, THÉÂTRE DE L’ATE­LIER, PARIS-18E, RENS. : 01-46-06-49-24.

L'Obs - - Critiques - JACQUES NERSON

Pas plus que Tho­mas Vincent, réa­li­sa­teur de « la Nou­velle Vie de Paul Sneijder » (2016), avec Thier­ry Lher­mitte et Gé­ral­dine Pail­has, Di­dier Be­zace ne réus­sit à res­ti­tuer l’amère sa­veur du ro­man de Jean-Paul Du­bois. Et ce­la mal­gré l’atout maître re­pré­sen­té par un vir­tuose comme Pierre Ar­di­ti (ci-des­sus) dans le rôle prin­ci­pal. Seul sur­vi­vant de la chute ac­ci­den­telle d’un as­cen­seur, Paul Sneijder ne se re­met pas de la mort de Ma­rie, sa fille d’un pre­mier lit, pré­sente dans la ca­bine. Pauvre Ma­rie, na­guère im­pi­toya­ble­ment re­je­tée par sa belle-mère et ses de­mi­frères. Les­quels n’en­tendent pas moins pro­fi­ter des dom­mages et in­té­rêts pour s’of­frir de coû­teuses études. Mais voi­là, leur père re­fuse de se lan­cer dans la moindre pro­cé­dure. Il pré­fère, au grand dam de sa femme, de­ve­nir pro­me­neur de chiens… Ce qui manque à l’adap­ta­tion de Be­zace ? La lé­gè­re­té de Du­bois chez qui co­casse et tra­gique co­existent tou­jours. Tan­dis que le spec­tacle de Be­zace n’est que si­nistre.

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