L’éco­lo Piolle se fâche avec le chef des “in­sou­mis”

L'Obs - - LE TÉLÉPHONE ROUGE - BAR­NA­BÉ BINCTIN

Rien ne va plus entre le maire de Gre­noble, Eric Piolle, et Jean-Luc Mé­len­chon. Juste avant la pré­si­den­tielle, l’élu éco­lo­giste isé­rois avait pour­tant pris po­si­tion en fa­veur du lea­der de La France in­sou­mise. Mais les né­go­cia­tions pour les lé­gis­la­tives sont pas­sées par là. Piolle ac­cuse dé­sor­mais Mé­len­chon de ca­po­ra­lisme. A l’ori­gine de cette brouille, le choix du can­di­dat dans la 3e cir­cons­crip­tion du dé­par­te­ment, face au dé­pu­té sor­tant, Mi­chel Des­tot, en course pour… un sep­tième man­dat. Face à lui, une coa­li­tion large sur la base de l’al­liance po­li­tique qui di­rige la ville de­puis mars 2014, au­tour d’EELV, du Par­ti de Gauche et des mou­ve­ments citoyens, était en­vi­sa­gée. La can­di­date était toute trou­vée : Ma­thilde Du­pré, tren­te­naire non en­car­tée, mi­li­tante as­so­cia­tive spé­cia­li­sée dans la lutte contre les pa­ra­dis fis­caux au CCFD-Terre so­li­daire. Un pro­fil idéal. Mais qui n’a pas su faire plier l’in­tran­si­geance du mou­ve­ment de Mé­len­chon, dont la charte pré­voit que les can­di­dats s’en­gagent à re­ver­ser des fonds à La France in­sou­mise et à sié­ger dans le groupe de celle-ci à l’As­sem­blée. Ré­sul­tat : il y au­ra fi­na­le­ment trois can­di­da­tures di érentes à la gauche du PS, avec le PC, La France in­sou­mise et l’em­bryon du ras­sem­ble­ment EELV-PS ha­mo­niste-citoyens. Dans la di­vi­sion de la gauche, Gre­noble ne fait plus ex­cep­tion.

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