EN­FANTS, PA­RENTS ET BOYFRIENDS EN CA­TA­LOGUE !

L'Obs - - JAPON - A. G.

L’agence to­kyoïte Fa­mi­ly Ro­mance ne se contente pas de four­nir des amis, elle pour­voit à tous les be­soins, même les plus im­pro­bables. Son ca­ta­logue ex­pose de mi­gnons bam­bins qui peuvent être loués pour un dé­jeu­ner (ac­com­pa­gnés de leurs pa­rents) à des per­sonnes âgées qui ne voient pas leurs pe­tits-en­fants. Ou à d’autres en­fants qui n’ont pas de co­pain pour jouer du­rant un après-mi­di. Il est éga­le­ment pos­sible de louer des pa­rents pour les pré­sen­ter à sa belle-fa­mille quand les siens sont im­pré­sen­tables ou dé­cé­dés. Dans ce cas, les ac­teurs s’en­gagent à re­ve­nir pen­dant plu­sieurs an­nées… mais bien en­ten­du, ja­mais gra­tui­te­ment. Un adulte qui n’a pas/plus de pa­pa, ma­man ou grand-oncle à qui confier ses pe­tites mi­sères et de qui re­ce­voir des conseils peut aus­si pas­ser par l’agence. La ca­té­go­rie des ren­ta­ru ka­re­shi et ka­no­jo – pe­tit ami et pe­tite amie en lo­ca­tion – est à part, car elle pour­rait vite vi­rer au sexuel. Mais on est au Ja­pon et tout est ul­tra­ca­dré : « Ils n’ont le droit que de se tenir la main dans la rue, l’en­la­ce­ment n’est pas per­mis, pré­cise Yui­chi Ishii, le di­rec­teur de Fa­mi­ly Ro­mance. Ils ne peuvent pas non plus se re­trou­ver dans un lieu clos. » Dans d’autres for­mules, une cliente peut tout même po­ser sa tête sur l’épaule de son boy­friend loué.

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