LA BOMBE BAY­ROU

En­quête sur les af­faires du MoDem

L'Obs - - La Une - Par CA­ROLE BARJON et NA­THA­LIE FUNÈS

L’im­po­sante ma­chine à fa­bri­quer les sceaux de la Ré­pu­blique re­pose sur une élé­gante console, le long des boi­se­ries vert an­cien. Le garde, lui, est dans le jar­din. Por­table en­core col­lé à l’oreille, Fran­çois Bay­rou pousse la porte-fe­nêtre et re­vient dans son bu­reau, si­tué au rez-de-chaus­sée du pres­ti­gieux hô­tel de Bour­val­lais, place Ven­dôme à Pa­ris. Le nou­veau mi­nistre de la Jus­tice n’au­ra guère eu le loi­sir de sa­vou­rer son re­tour au pou­voir, vingt ans exac­te­ment après la fin de son man­dat de mi­nistre de l’Edu­ca­tion na­tio­nale dans le gou­ver­ne­ment d’Alain Jup­pé. Il vient à peine de re­prendre ses marques il y a un mois qu’on évoque dé­jà son pos­sible dé­part.

Une hy­po­thèse que ren­force la dé­ci­sion, an­non­cée mar­di ma­tin par la mi­nistre des Ar­mées Syl­vie Gou­lard, de ne pas rem­pi­ler au gou­ver­ne­ment. Dans le cas où « l’en­quête pré­li­mi­naire vi­sant le MoDem condui­rait à vé­ri­fier les condi­tions d’em­ploi de [ses] as­sis­tants au Par­le­ment eu­ro­péen, elle « sou­haite être en me­sure de dé­mon­trer li­bre­ment [sa] bonne foi », a-t-elle jus­ti­fié dans un com­mu­ni­qué. Sage pré­cau­tion… Au som­met de l’Etat, le mes­sage est clair : la même at­ti­tude au­rait été at­ten­due, si­non de Fran­çois Bay­rou lui-même, du moins de Ma­rielle de Sar­nez dont « la si­tua­tion est com­pa­rable », se­lon Ma­ti­gnon. Dans la fou­lée de sa col­lègue Syl­vie Gou­lard, la mi­nistre des Af­faires eu­ro­péennes a d’ailleurs lais­sé en­tendre, dès mar­di ma­tin, qu’elle pour­rait pré­si­der le groupe MoDem à l’As­sem­blée. Comme Ri­chard Fer­rand… Le chef de l’Etat a en ef­fet ré­glé le « cas » du mi­nistre de la Co­hé­sion des ter­ri­toires en lui de­man­dant d’aban­don­ner son ma­ro­quin pour pos­tu­ler à la pré­si­dence du groupe La Ré­pu­blique en Marche (REM) à l’As­sem­blée na­tio­nale. Une porte de sor­tie pour évi­ter que le poison des af­faires ne mine du­ra­ble­ment le gou­ver­ne­ment ?

Tous ces cham­bar­de­ments n’ont pas l’air d’af­fec­ter Fran­çois Bay­rou, qui as­sure à ses proches ne pas se sen­tir concer­né par ces af­faires de par­le­men­taires eu­ro­péens. Il y a quelques jours seu­le­ment, le mi­nistre de la Jus­tice sem­blait du reste en­core très sûr de lui. Le « ca­bo­rut », ain­si sur­nomme-t-on les têtes dures en béar­nais, af­fi­chait une sé­ré­ni­té à toute épreuve. Un pro­blème ? Quel pro­blème ? Son tweet de sou­tien le 30 mai à Ma­rielle de Sar­nez, mi­nistre des Af­faires eu­ro­péennes, mise en cause dans l’af­faire des as­sis­tants par­le­men­taires du MoDem, alors qu’il est mi­nistre de la Jus­tice ? Un geste « pri­vé », voi­là tout. « Je n’ai pas ré­flé­chi », concède mal­gré tout Bay­rou qui a pris soin de sup­pri­mer, après coup, la men­tion garde des Sceaux sur son compte Twit­ter. Son coup de fil une se­maine plus tard au di­rec­teur de la cel­lule in­ves­ti­ga­tions de Ra­dio-France pour se plaindre des « mé­thodes » des jour­na­listes qui en­quêtent sur les soup­çons d’em­plois fic­tifs au sein du MoDem ? Une indignation de « ci­toyen » face au « har­cè­le­ment » de ques­tions dont se­raient vic­times des sa­la­riés du MoDem, mais « en au­cun cas une pres­sion, ou alors il n’y a plus de conver­sa­tion pos­sible avec les jour­na­listes »… Pour lui, la dé­on­to­lo­gie est sauve à par­tir du mo­ment où il a de­man­dé au par­quet de ne pas l’in­for­mer des dé­ve­lop­pe­ments de cette en­quête. Pour le reste, « quand je trouve que

quelque chose est moche, je m’ar­roge le droit de le dire ». Et tant pis pour la confu­sion des genres qui a ému chez les ma­gis­trats.

Bay­rou, di­no­saure du nou­veau gou­ver­ne­ment ? Sur­vi­vant de la « vieille po­li­tique » et de ses pra­tiques à l’an­cienne dans un nou­veau monde ? En­nuyeux pour ce­lui qui doit pré­sen­ter dé­but juillet sa grande loi de mo­ra­li­sa­tion de la vie po­li­tique. Plus en­nuyeux en­core pour le pré­sident de la Ré­pu­blique et le Pre­mier mi­nistre qui comp­taient sur ce pro­jet pour lan­cer en fan­fare la lé­gis­la­ture sur de nou­velles bases. Et pain bé­nit pour les Ba­roin, Wau­quiez et tous ceux qui, chez Les Ré­pu­bli­cains, cher­chaient un angle d’at­taque contre un Bay­rou hon­ni et un Ma­cron in­sai­sis­sable. Le pa­tron du MoDem, qui en­tend bien le res­ter, ne se sent ma­ni­fes­te­ment pas concer­né par la pro­messe de « gou­ver­ner au­tre­ment ». Chef de par­ti avant tout, il compte bien conser­ver sa li­ber­té de pa­role.

« Je n’ai pas fait voeu de si­lence en en­trant place Ven­dôme », ré­pé­tait-il en­core ven­dre­di der­nier, no­tam­ment à l’adresse du Pre­mier mi­nistre qui l’avait rap­pe­lé à l’ordre quelques jours au­pa­ra­vant.

Même s’il se re­con­naît « fra­gi­li­sé » par la deuxième en­quête pré­li­mi­naire ou­verte le 9 juin après l’en­voi à la jus­tice du cour­rier d’un ex-as­sis­tant par­le­men­taire du MoDem, et même si « ce n’est pas agréable », Fran­çois Bay­rou n’est pas aux abois. Dans son es­prit, tous les par­tis ont été obli­gés de re­cou­rir à cer­tains mo­ments à des em­plois fic­tifs. Il juge ma­ni­fes­te­ment étrange de vou­loir mettre sur le même plan ces pra­tiques-là et, par exemple, des dé­tour­ne­ments de fonds. Mais, ajoute-t-il, « s’il y avait une dif­fi­cul­té, je ne m’ac­cro­che­rais pas ». Au­tre­ment dit, si la ma­chine ju­di­ciaire se met­tait en branle, il n’at­ten­drait pas qu’on le congé­die, il de­van­ce­rait l’ap­pel.

Il faut le croire. L’or­gueilleux Fran­çois Bay­rou est l’un des rares à avoir le vi­rus de la po­li­tique, mais pas ce­lui du pou­voir. A condi­tion, bien sûr, d’exis­ter sur la scène pu­blique et de pou­voir pe­ser sur les orien­ta­tions du pays, le pay­san de Bor­dères n’est ja­mais si heu­reux que dans ses champs, as­sis sur son trac­teur ou en train de flat­ter la croupe de ses che­vaux. Il vit avec sa fa­mille dans son Béarn na­tal ou avec son pe­tit clan à Pa­ris, entre le siège du par­ti rue de l’Uni­ver­si­té et la rue Clerc où il ha­bite. Les ors des pa­lais mi­nis­té­riels ne le fas­cinent pas plus que ça. Pas da­van­tage que la ges­tion mi­nis­té­rielle. Il a été mi­nistre de Bal­la­dur, puis de Jup­pé. Mais, « au fond, il n’aime pas gou­ver­ner », se­lon l’un de ses com­pa­gnons de route.

On n’en est pas en­core là. Sauf s’il était mis en exa­men, le garde des Sceaux semble dis­po­ser à ré­gner. Se­lon lui, il n’y au­rait pas de cas Bay­rou. Et ce se­rait l’in­té­rêt bien com­pris de tous, à com­men­cer par ce­lui du chef de l’Etat. Certes, l’in­for­ma­tion de RTL an­non­çant l’in­ten­tion de Ma­cron de se dé­bar­ras­ser de Bay­rou vi­sait à faire com­prendre au mi­nistre de la Jus­tice la né­ces­si­té de ren­trer dans le rang. Certes, les ré­serves sur la mé­thode des or­don­nances ex­pri­mées par le pa­tron du MoDem le len­de­main de la vic­toire du 7 mai ont fait grin­cer des dents au point que Ma­cron avait été in­joi­gnable au té­lé­phone pour son al­lié pen­dant une jour­née en­tière ; certes, le bruyant coup de gueule de Bay­rou dans la presse à deux jours de la pas­sa­tion de pou­voir à l’Ely­sée avait éga­le­ment dé­plu. Mais, confie un proche de Ma­cron, « le pré­sident n’a au­cun in­té­rêt à une crise ou­verte avec Bay­rou en dé­but de quin­quen­nat ». La se­maine der­nière, le chef de l’Etat a du reste pré­ve­nu le garde des Sceaux, en froid de­puis deux ans avec Syl­vie Gou­lard,

de la vo­lon­té de celle-ci de quit­ter le mi­nis­tère des Ar­mées. De son cô­té, Bay­rou de­meure per­sua­dé de ses bonnes re­la­tions avec Em­ma­nuel Ma­cron, de­puis qu’ils ont fait af­faire.

L’his­toire de leur al­liance re­monte à l’hi­ver der­nier. Après avoir ta­pé comme un sourd sur Ma­cron, can­di­dat des « puis­sances d’ar­gent », pen­dant l’au­tomne 2016, Fran­çois Bay­rou ré­flé­chit pen­dant ses va­cances de Noël. A quoi bon être can­di­dat à la pré­si­den­tielle pour la qua­trième fois ? Il a dé­jà don­né, et sans ré­sul­tats pro­bants. En 2007, du fait de son choix « à titre per­son­nel » contre Sar­ko­zy mais sans consigne de vote, il se coupe du centre droit et ne fait pas fruc­ti­fier son ex­cellent score – 18,5% – du pre­mier tour. Le MoDem, qui ne compte plus au­cun dé­pu­té dans ses rangs, vi­vote. Bay­rou est seul, sans autre sou­tien que ce­lui de sa toute pe­tite poi­gnée de fi­dèles, dont Ma­rielle de Sar­nez. L’ave­nir se pré­sente mal, d’au­tant que ce Ma­cron ne lui re­vient pas du tout. En juillet 2016, lors d’une vi­site à Pau, ville dont il est le maire, à l’oc­ca­sion du pas­sage du Tour de France, ce­lui qui est alors mi­nistre de l’Eco­no­mie de Fran­çois Hol­lande l’in­vite à dî­ner. Le nu­mé­ro de charme de Ma­cron laisse Bay­rou de marbre. « On a par­lé de tout et de rien, de nos lec­tures, mais rien de concret sur le plan po­li­tique. Au­cune pro­po­si­tion sé­rieuse », ra­conte le pré­sident du MoDem, pas dupe de la fuite or­ga­ni­sée en­suite par Ma­cron dans la presse.

En ce dé­but jan­vier 2017, Bay­rou dé­cide pour­tant de ran­ger cet épi­sode aux ou­bliettes. Il juge que, s’ils sont tous deux can­di­dats, au­cun des deux ne fi­gu­re­ra au se­cond tour de la pré­si­den­tielle. Il prend alors contact avec Gé­rard Col­lomb, pre­mier des fi­dèles de Ma­cron, et, confie-t-il à « l’Obs », en­tame des né­go­cia­tions res­tées se­crètes jus­qu’ici sur « les condi­tions d’un vrai plu­ra­lisme ». En clair : com­bien de cir­cons­crip­tions pour le MoDem en cas d’al­liance. L’ac­cord est conclu sur la base des poids res­pec­tifs alors at­tri­bués à En Marche! et au MoDem par les son­dages: 18% et 6%. Ac­cord va­li­dé… par un tex­to de Ma­cron ! Après quoi, il re­ver­ra Em­ma­nuel Ma­cron au cours d’un pe­tit dé­jeu­ner à son do­mi­cile, quelques jours seu­le­ment avant d’an­non­cer pu­bli­que­ment, le 22 fé­vrier, son sou­tien as­sor­ti de quatre condi­tions.

Un ego comme Bay­rou « ne se ral­lie pas », il « pro­pose une al­liance ». Nuance. Il a té­lé­pho­né à Ma­cron pour le lui dire quelques heures avant sa confé­rence de presse. Bien joué. « Bay­rou a su faire sa ré­vo­lu­tion co­per­ni­cienne, com­mente Jean-Louis Bour­langes, an­cien vice-pré­sident de l’UDF et dé­pu­té La Ré­pu­blique en Marche des Hauts-de-Seine. Au­tre­ment dit, com­prendre que la grande opé­ra­tion de la France cen­triste ne pou­vait plus pas­ser par lui, et l’ac­cep­ter. » De­puis, les deux hommes ont ap­pris à se connaître et à s’ap­pré­cier… dans tous les sens du terme. Bay­rou l’avoue : Ma­cron le « bluffe ». Il le juge « cou­ra­geux » et do­té d’« une vraie vi­sion d’en­semble ». Mieux, il le trouve « dar­wi­nien ». Aux yeux du garde des

“BAY­ROU L’AVOUE : MA­CRON LE ‘BLUFFE’.”

Sceaux, « Ma­cron est comme tous les grands hommes po­li­tiques. Il re­garde les es­pèces dis­pa­raître »…

Parce qu’il es­time avoir ap­por­té à Ma­cron un sou­tien dé­ci­sif à un mo­ment dif­fi­cile, après ses dé­cla­ra­tions contro­ver­sées – sur la co­lo­ni­sa­tion (« un crime contre l’hu­ma­ni­té ») ou le pa­tri­moine cultu­rel (« Il n’y a pas de cul­ture fran­çaise ») –, Fran­çois Bay­rou se croit fai­seur de roi. D’où son as­su­rance à toute épreuve. Et ses re­la­tions élec­triques avec les di­ri­geants de la REM, à com­men­cer par Ri­chard Fer­rand, cou­pable à ses yeux d’avoir re­mis en cause, in ex­tre­mis, l’ac­cord élec­to­ral pas­sé avec le nou­veau pré­sident.

De leur cô­té, les ma­cro­nistes ne sont pas en reste contre le pa­tron du MoDem et son âme dam­née Ma­rielle de Sar­nez, qui a lâ­ché, au mo­ment des ul­times dis­cus­sions, « c’est quoi ça, Ben­ja­min Gri­veaux ? », à pro­pos du porte-pa­role du mou­ve­ment, élu di­manche soir dé­pu­té de Pa­ris. Un autre très proche d’Em­ma­nuel Ma­cron ra­conte que, lors de la soi­rée or­ga­ni­sée à l’Ely­sée pour le pre­mier tour des lé­gis­la­tives, le 11 juin, Bay­rou et Sar­nez lui ont « dit bon­jour pour la pre­mière fois », mal­gré de mul­tiples ren­contres col­lec­tives de­puis le prin­temps. « Ils ont dû pen­ser que si j’étais à l’Ely­sée, j’étais quel­qu’un d’im­por­tant », iro­nise-t-il. Am­biance…

Fai­seur de roi, Bay­rou ? Jus­qu’à un cer­tain point seu­le­ment. Ma­cron es­time avoir bien payé le sou­tien de Bay­rou. Dans l’es­prit du chef de l’Etat, ils sont au­jourd’hui quittes. D’au­tant qu’avec plus de 300dé­pu­tés REM, Ma­cron n’a plus be­soin de Bay­rou pour dis­po­ser d’une confor­table ma­jo­ri­té. De son cô­té, le maire de Pau a ob­te­nu la seule chose qu’il sou­hai­tait avant toute autre : la consti­tu­tion d’un groupe cen­triste à l’As­sem­blée na­tio­nale. Pour lui, ces 42 dé­pu­tés MoDem in­carnent tout sim­ple­ment la ré­demp­tion que re­cherche l’élu béar­nais de­puis dix ans.

Avec le sens de la for­mule qu’on lui connaît, Va­lé­ry Gis­card d’Es­taing avait grin­cé un jour à pro­pos de Bay­rou et Ma­de­lin qui se sont par­ta­gé les dé­pouilles de la grande UDF: « Ils ont di­la­pi­dé l’hé­ri­tage. » De­puis dix ans, le loin­tain hé­ri­tier de la dé­mo­cra­tie chré­tienne s’en vou­lait se­crè­te­ment. En 2007, en re­fu­sant d’ap­pe­ler à vo­ter pour Ni­co­las Sar­ko­zy, il avait cou­pé les ponts avec le centre droit et in­fli­gé à son par­ti une lente ago­nie. «Tu nous en­traînes dans l’abîme », lui avait pré­dit à l’époque son vieil ami JeanLouis Bour­langes, avant de rompre avec lui pour long­temps. Bay­rou le sa­vait et vou­lait se ra­che­ter. Ne pas res­ter dans l’his­toire du centre comme ce­lui qui au­rait tout dé­truit.

Au mi­nis­tère de la Jus­tice, de nom­breux re­pré­sen­tants de la fa­mille dé­mo­crate-chré­tienne se sont suc­cé­dé de­puis la fin de la Se­conde Guerre mon­diale. Au­jourd’hui le pa­tron du MoDem, au­tre­fois Pier­reHen­ri Teit­gen, di­ri­geant du grand MRP fon­dé après la Li­bé­ra­tion, Jean Le­ca­nuet, pré­sident de l’UDF, ou en­core Pierre Mé­hai­gne­rie, pré­sident du Centre des dé­mo­crates so­ciaux (CDS). Ce der­nier, garde des Sceaux dans le gou­ver­ne­ment d’Edouard Bal­la­dur en 1993, a été condam­né quelques an­nées plus tard pour fi­nan­ce­ment illé­gal du CDS. L’en­quête pré­li­mi­naire avait été lan­cée alors qu’il était mi­nistre. De­puis qu’il s’est ins­tal­lé place Ven­dôme, Fran­çois Bay­rou n’a pas en­core eu le temps de té­lé­pho­ner à son pré­dé­ces­seur. Ni l’en­vie sans doute de sus­ci­ter de fâ­cheuses com­pa­rai­sons. Bay­rou est un vrai ma­cro­nien. Lui aus­si est fa­vo­rable à la sé­lec­tion na­tu­relle des es­pèces.

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