LES PE­TITES COM­BINES DU MODEM

Le par­quet de Pa­ris a ou­vert une en­quête pré­li­mi­naire sur les fi­nances du par­ti de Fran­çois Bay­rou. Le MoDem au­rait fait ré­mu­né­rer une di­zaine de ses per­ma­nents par le Par­le­ment eu­ro­péen. En­quête

L'Obs - - En couverture - Par NA­THA­LIE FUNÈS, CA­RO­LINE MI­CHEL et VINCENT MON­NIER

Au MoDem, il était l’homme qui mur­mu­rait à l’oreille du chef. Ce­lui qui était char­gé de por­ter la bonne pa­role, de dé­mi­ner les po­lé­miques. Chan­ge­ment de re­gistre : Mat­thieu La­marre, an­cien di­rec­teur de com­mu­ni­ca­tion de Fran­çois Bay­rou, est au­jourd’hui ce­lui qui ré­vèle sa part d’ombre. Le 7 juin, il a fait un si­gna­le­ment au par­quet de Pa­ris. Dé­ci­sion prise, af­fir­met-il, après avoir été contac­té par plu­sieurs jour­na­listes en­quê­tant sur d’éven­tuels em­plois fic­tifs au MoDem. Do­cu­ments à l’ap­pui, Mat­thieu La­marre a ex­pli­qué aux po­li­ciers avoir, entre dé­cembre 2010 et dé­cembre 2011, été conjoin­te­ment payé par la for­ma­tion cen­triste et le Par­le­ment eu­ro­péen comme as­sis­tant de Jean-Luc Ben­nah­mias. Sans ja­mais avoir tra­vaillé pour ce der­nier. « J’avais si­gné un ave­nant di­sant que je tra­vaillais à temps par­tiel pour Jean-Luc Ben­nah­mias, mais sans au­cune pré­ci­sion sur les mis­sions ni sur le vo­lume ho­raire », nous dé­clare-t-il. Suite au témoignage de Mat­thieu La­marre, le par­quet de Pa­ris a ou­vert une en­quête pré­li­mi­naire pour « abus de confiance » et « re­cel ». La jus­tice veut sa­voir si le MoDem n’a pas fait in­dû­ment ré­mu­né­rer une di­zaine de ses per­ma­nents par le Par­le­ment eu­ro­péen de 2009 à au­jourd’hui. Se­lon nos in­for­ma­tions, l’Olaf, l’Of­fice eu­ro­péen de Lutte contre la Fraude, ré­flé­chit, de son cô­té, à lan­cer ses propres in­ves­ti­ga­tions.

A Pa­ris, les pre­mières au­di­tions ont com­men­cé. Les en­quê­teurs vont éplu­cher les comptes du MoDem et convo­quer tous les pro­ta­go­nistes. La mi­nistre des Ar­mées et an­cienne dé­pu­tée eu­ro­péenne, Syl­vie Gou­lard, a pris les de­vants. Mar­di 20 juin, elle a dé­mis­sion­né du gou­ver­ne­ment. « De son propre chef », in­dique-t-on à Ma­ti­gnon. Syl­vie Gou­lard est soup­çon­née d’avoir of­fert un em­ploi d’as­sis­tant par­le­men­taire de com­plai­sance à Sté­phane Thé­rou, l’an­cien di­rec­teur de l’Ins­ti­tut de For­ma­tion des Elus dé­mo­crates. Ce presque quin­qua­gé­naire à pe­tites lu­nettes rondes, svelte et gros fu­meur, est au­jourd’hui di­rec­teur de ca­bi­net à la mai­rie de Pau. Mi­li­tant de feu le CDS (Centre des Dé­mo­crates so­ciaux) dès son plus jeune âge, il s’est mis dans les pas de Fran­çois Bay­rou au dé­but des an­nées 1990 et ne l’a plus quit­té. Il a été son conseiller au mi­nis­tère de l’Edu­ca­tion de 1994 à 1997, re­pré­sen­tant du MoDem dans le dé­par­te­ment de l’Orne, et, sur­tout, ce qui in­té­res­se­ra les en­quê­teurs, as­sis­tant pour le Par­le­ment eu­ro­péen sans dis­con­ti­nuer de 1999 à 2014. D’abord au­près du gé­né­ral Phi­lippe Mo­rillon, puis de Syl­vie Gou­lard. « Pen­dant toute cette pé­riode, Sté­phane Thé­rou était conseiller mu­ni­ci­pal à Alen­çon où il re­ve­nait les week-ends, alors qu’il tra­vaillait à Pa­ris. Je ne l’ai ja­mais en­ten­du par­ler de son tra­vail au ni­veau eu­ro­péen », se sou­vient un membre du con­seil de la ville.

Fran­çois Bay­rou, qui a dé­non­cé un com­plot po­li­tique, pour­ra-t-il évi­ter d’être écla­bous­sé par le tour­billon mé­dia­tique et ju­di­ciaire dans le­quel est plon­gé son par­ti ? Comment se­ra-t-il re­çu au Sé­nat, le 10 juillet, s’il de­vait y pré­sen­ter sa loi de mo­ra­li­sa­tion de la vie pu­blique ? Plus l’en­quête avance, plus les langues se dé­lient. Tous ceux qui ont mi­li­té au centre disent la même chose : rien, au MoDem, ne s’est ja­mais dé­ci­dé sans l’ac­cord de Fran­çois Bay­rou et de son fi­dèle bras droit, Ma­rielle de Sar­nez. « Syl­vie Gou­lard est une vic­time col­la­té­rale d’un sys­tème. En pre­nant Sté­phane Thé­rou, elle s’est fait avoir par les Thé­nar­dier Bay­rou-Sar­nez. Elle a en­suite re­fu­sé en 2014 », ac­cuse ain­si un an­cien as­sis­tant de Bruxelles.

Jus­qu’au ral­lie­ment à En Marche !, le MoDem a vé­cu de bouts de fi­celle. « Avant qu’Em­ma­nuel Ma­cron soit élu, le MoDem, ce n’était plus rien, se sou­vient un an­cien

cadre. Il ne pro­dui­sait pas d’idées, ne for­mait pas d’élus, ni de cadres. C’était de­ve­nu la pe­tite épi­ce­rie de Fran­çois Bay­rou et de Ma­rielle de Sar­nez, leur ma­chine de guerre per­so. » Six per­ma­nents, une poi­gnée d’élus, 12 000 adhé­rents se­lon les chiffres of­fi­ciels. Co­rinne Le­page, an­cienne dé­pu­tée eu­ro­péenne pour le MoDem, avait dé­non­cé, dans un livre pa­ru en 2014 (1), les étranges pra­tiques du pe­tit par­ti. A l’époque, ses pro­pos étaient pas­sés in­aper­çus. « Lorsque j’ai été élue au Par­le­ment eu­ro­péen en 2009, écri­vait-elle, le MoDem avait exi­gé de moi qu’un de mes as­sis­tants par­le­men­taires tra­vaille au siège pa­ri­sien. J’ai re­fu­sé, mais mes col­lègues ont été contraints de sa­tis­faire à cette exi­gence. » Au­jourd’hui, Co­rinne Le­page va en­core plus loin. Elle af­firme que la di­rec­tion du MoDem obli­geait ses can­di­dats aux élec­tions eu­ro­péennes à si­gner un do­cu­ment dans le­quel ils s’en­ga­geaient, s’ils étaient élus, à re­cru­ter un per­ma­nent du par­ti comme as­sis­tant par­le­men­taire. Il au­rait été dis­po­nible en un exem­plaire unique qui, une fois pa­ra­phé, était conser­vé par la di­rec­tion. Co­rinne Le­page n’a pas si­gné cette lettre dont rien n’at­teste l’exis­tence à part ses af­fir­ma­tions. Mais si les po­li­ciers de­vaient la re­trou­ver, il prou­ve­rait l’exis­tence d’un sys­tème or­ga­ni­sé au dé­tri­ment de Bruxelles.

« On ne m’a ja­mais de­man­dé de si­gner le moindre en­ga­ge­ment », ré­torque pour sa part Jean-Luc Ben­nah­mias, élu sous la ban­nière du MoDem à la même époque. Il dit avoir com­men­cé à ras­sem­bler les « preuves » que Mat­thieu La­marre, de­ve­nu son ac­cu­sa­teur, tra­vaillait bien pour lui. Il nous a adres­sé six mails cen­sés at­tes­ter de ce tra­vail. Ils laissent per­plexes : trois d’entre eux ne concernent pas la pé­riode vi­sée. Dans un autre, da­té de mai 2011, une for­mu­la­tion uti­li­sée par le jeune homme in­ter­roge : «Peux-tu faire un mes­sage à tes col­lègues at­ta­chés par­le­men­taires des dé­pu­tés MoDem […] », écrit Mat­thieu La­marre… comme s’il n’en était pas un lui-même. De leur cô­té, les avo­cats du pres­ti­gieux ca­bi­net Dar­rois af­firment avoir ver­sé 209 pièces au dos­sier pour jus­ti­fier la mis­sion ef­fec­tuée par une autre as­sis­tante : Phi­lip­pine La­niesse, qui a tra­vaillé de mai 2016 à mai 2017 pour Ma­rielle de Sar­nez alors dé­pu­tée eu­ro­péenne. Elue mu­ni­ci­pale à Pa­ris, conseillère ré­gio­nale d’Ile-de-France, cette jeune femme af­firme que son em­ploi du temps sur­char­gé lui lais­sait pour­tant le temps de s’ac­quit­ter de sa tâche. « Mon tra­vail au MoDem ne me pre­nait que peu de temps : quelques mis­sions de com­mu­ni­ca­tion, des ani­ma­tions de réunion avec la pré­si­dente… », se dé­fend-elle. Chef de ca­bi­net de Fran­çois Bay­rou de­puis 2008, Isa­belle Si­cart af­firme, elle aus­si, qu’elle consa­crait l’es­sen­tiel de son temps au Par­le­ment eu­ro­péen : « Ma­rielle de Sar­nez m’a em­bau­chée comme as­sis­tante par­le­men­taire à mi-temps en no­vembre 2010, puis je suis res­tée à trois quarts de temps jus­qu’en mai 2016, ex­plique-t-elle. Comme chef de ca­bi­net de Fran­çois Bay­rou, je n’avais pas grand-chose à faire, le MoDem est un pe­tit par­ti. »

Mais d’autres as­sis­tantes viennent contre­dire cette ver­sion « of­fi­cielle ». Quit­te­rie de Ville­pin, fi­gure de proue des jeunes cen­tristes jus­qu’à son dé­part en 2009, a ré­vé­lé dans une tri­bune pu­bliée sur le site Mé­dia­part avoir bé­né­fi­cié elle aus­si d’un em­ploi d’as­sis­tante par­le­men­taire eu­ro­péenne, payé 1 800 eu­ros par mois, tout en tra­vaillant sur la cam­pagne au­tour du ré­fé­ren­dum de 2005, puis sur celle de la pré­si­den­tielle de 2007. Une de ses proches, elle aus­si ex-per­ma­nente au MoDem, nous a confir­mé les faits : « A un mo­ment, Quit­te­rie avait même des bouts de contrats avec deux dé­pu­tés eu­ro­péens, Ma­rielle de Sar­nez et Thier­ry Cor­nillet. » Se­lon ce témoignage, la pra­tique des « bouts de contrats » était cou­rante dans ce par­ti aux fins de mois dif­fi­ciles. « J’ai ramé pour ob­te­nir un CDI payé 1 400 eu­ros. Quand vous tra­vailliez au siège du MoDem, il était fré­quent qu’on vous pro­pose d’être payé par un contrat eu­ro­péen. L’une de mes voi­sines était of­fi­ciel­le­ment l’at­ta­chée par­le­men­taire de Ma­rielle de Sar­nez. Mais son tra­vail concer­nait es­sen­tiel­le­ment la po­li­tique fran­çaise. »

Quand on ob­serve à la loupe les contrats si­gnés par les as­sis­tants du MoDem, on constate une cu­rieuse si­mi­li­tude : il s’agit tou­jours d’em­plois d’as­sis­tants « lo­caux », c’est-à-dire ba­sés en France et non pas à Bruxelles comme le sont les as­sis­tants « ac­cré­di­tés », dont le tra­vail est plus fa­cile à vé­ri­fier. Ces col­la­bo­ra­teurs tra­vaillaient à Pa­ris au siège du par­ti, ce qui est par­fai­te­ment au­to­ri­sé, mais ils oc­cu­paient des fonc­tions sem­blant très éloi­gnées des af­faires eu­ro­péennes.

Les exemples sont lé­gion. So­phie B, la stan­dar-

“SYL­VIE GOU­LARD S’EST FAIT AVOIR PAR LES THÉ­NAR­DIER BAY­ROU-SAR­NEZ.” UN AN­CIEN AS­SIS­TANT DU MODEM À BRUXELLES

diste du MoDem a été cu­rieu­se­ment ré­mu­né­rée à 60% comme as­sis­tante par­le­men­taire de Na­tha­lie Gries­beck entre 2009 et 2014, comme l’a ré­vé­lé Fran­ceIn­fo. Alexandre N., le di­rec­teur fi­nan­cier, a, lui, été pris en charge par Jean-Luc Ben­nah­mias. Mi­ckael C, of­fi­ciel­le­ment as­sis­tant par­le­men­taire de Ro­bert Ro­che­fort n’en fait pour­tant pas état sur son pro­fil Lin­kedIn. Il in­dique, en re­vanche, avoir réa­li­sé les comptes ren­dus des dé­pla­ce­ments de Fran­çois Bay­rou, la cap­ta­tion des mee­tings et des dé­bats, la réa­li­sa­tion de clips de cam­pagne… Pau­line C. était, elle aus­si, l’as­sis­tante par­le­men­taire de Ro­bert Ro­che­fort. Elle ne fait pas non plus men­tion de cette mis­sion sur son pro­fil Lin­kedIn. Con­tac­tés par « l’Obs », la plu­part de ces an­ciens as­sis­tants ne nous ont pas ré­pon­du.

Chez les an­ciens du MoDem, la po­lé­mique ac­tuelle ne sur­prend per­sonne. Au sein du par­ti cen­triste, la ques­tion des moyens fi­nan­ciers a tou­jours fait l’ob­jet d’une grande opacité de la part du duo Bay­rou-Sar­nez. Si la for­ma­tion af­fiche sa foi dé­mo­crate, sa di­rec­tion n’est pas tou­jours des plus pra­ti­quantes. «L’es­sen­tiel des moyens était dé­vo­lu au culte du chef, tance une an­cienne per­ma­nente du par­ti. Mal­gré les diètes suc­ces­sives, Fran­çois Bay­rou a tou­jours te­nu à conser­ver ses chefs de cab et ses at­ta­chées de presse. » Après le fias­co des lé­gis­la­tives de 2012, le par­ti a été contraint à un plan d’éco­no­mies dras­tique. Vingt sa­la­riés sont li­cen­ciés sur un to­tal de vingt-six. Le MoDem doit li­bé­rer la moi­tié de son siège du 133 bis, rue de l’Uni­ver­si­té, dans le 7e ar­ron­dis­se­ment de Pa­ris. Le par­ti n’a plus les moyens d’en­tre­te­nir cet im­meuble cos­su, ni­ché à deux pas des In­va­lides et du Pa­lais-Bour­bon, dans un dé­cor bu­co­lique de pe­tite cour pa­vée et ar­bo­rée. Une par­tie du rez-de-chaus­sée et du pre­mier étage est dé­sor­mais oc­cu­pée par deux ca­bi­nets d’ex­perts-comp­tables.

Tout comme le nombre de par­le­men­taires, les aides pu­bliques ont fon­du comme neige au so­leil, pas­sant de 3,5 mil­lions d’eu­ros à 784 793 eu­ros (der­nier chiffre connu en 2015). Etran­ge­té : de­puis 2012, c’est le Centre pour la France qui re­çoit le fi­nan­ce­ment pu­blic. Ce par­ti mé­con­nu avait été créé entre les deux tours de la pré­si­den­tielle par ceux que beau­coup au sein des dé­mo­crates ap­pe­laient alors le « clan Bay­rou » : Fran­çois Bay­rou, Ma­rielle de Sar­nez, Jac­que­line Gou­rault, Jean-Ma­rie Van­le­ren­ber­ghe, Ber­nard Bos­son et Jean-Jacques Jé­gou. Ces six-là en sont les membres uniques. Chaque an­née, le Centre pour la France (CPF) re­çoit l’ar­gent ver­sé par l’Etat pour les dé­pu­tés et sé­na­teurs élus sous son éti­quette et le re­verse im­mé­dia­te­ment, et à l’eu­ro près, au MoDem. Le CPF n’est en réa­li­té qu’un sas de pas­sage. Pour­quoi avoir créé ce par­ti po­li­tique fan­tôme qui n’a stric­te­ment au­cune ac­ti­vi­té ? Il a per­mis d’as­su­rer un contrôle au « clan Bay­rou » sur le fi­nan­ce­ment du MoDem, as­surent ses dé­trac­teurs. Si le MoDem avait dû dé­po­ser le bi­lan – ce qui n’était pas ex­clu avant le ral­lie­ment à En Marche ! –, le CPF au­rait pu conti­nuer à fonc­tion­ner grâce à l’ar­gent pu­blic.

La me­nace s’est éloi­gnée. Le ral­lie­ment à Em­ma­nuel Ma­cron pen­dant la cam­pagne pré­si­den­tielle a don­né au MoDem une res­pi­ra­tion fi­nan­cière im­mé­diate. En éplu­chant les do­cu­ments ap­pe­lés « Ma­cronLeaks » (ex­traits de la cor­res­pon­dance mail de plu­sieurs membres d’En Marche ! mis en ligne frau­du­leu­se­ment), nous avons pu re­cons­ti­tuer ces dis­cus­sions qui nous plongent dans la tam­bouille fi­nan­cière des par­tis. Un mois après le ral­lie­ment de Bay­rou à En Marche !, le 22 fé­vrier, une dis­cus­sion in­ter­vient entre Marc Fes­neau, se­cré­taire gé­né­ral du MoDem, et Cé­dric O, tré­so­rier d’En Marche ! Ce der­nier s’en­gage à rem­bour­ser les 25 000 eu­ros qu’a coû­té la confé­rence de presse où Bay­rou a an­non­cé se ran­ger der­rière Em­ma­nuel Ma­cron. Ain­si que 15 000 eu­ros pour les dé­pla­ce­ments de Fran­çois Bay­rou et de « l’équipe cen­trale » du Modem « de­puis la dé­cla­ra­tion de sou­tien ». En Marche ! consent à dé­blo­quer un bud­get sup­plé­men­taire de 160 000 eu­ros pour prendre à sa charge éga­le­ment un ou deux sa­la­riés tra­vaillant pour la cam­pagne, l’im­pres­sion de tracts et les coûts du site in­ter­net consa­crés à la cam­pagne… Jus­qu’à ce que l’af­faire des as­sis­tants par­le­men­taires éclate, le ral­lie­ment de Fran­çois Bay­rou à Em­ma­nuel Ma­cron avait tout du coup de gé­nie. Po­li­tique et fi­nan­cier. Il n’est dé­sor­mais plus ex­clu que l’avan­cée de l’en­quête lui coûte sa place de mi­nistre de la Jus­tice si du­re­ment ac­quise.

(1) « Les Mains propres » (Au­tre­ment).

Ma­rielle de Sar­nez et Fran­çois Bay­rou, en juin 2009.

Mat­thieu La­marre, en 2012, alors di­rec­teur de com­mu­ni­ca­tion du MoDem. Au­jourd’hui, c’est lui qui dé­nonce l’exis­tence d’em­plois fic­tifs.

Fran­çois Bay­rou, le 1er juin, pré­sente à la Chan­cel­le­rie les contours de son pro­jet de loi sur la mo­ra­li­sa­tion de la vie pu­blique.

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