Le chant du Lynch

TWIN PEAKS, PAR AN­GE­LO BADALAMENTI (WAR­NER/RHINO).

L'Obs - - Ecouter - FRAN­ÇOIS ARMANET

A l’heure de la sai­son 3 (après un quart de siècle d’at­tente) et du re­tour à la réa­li­sa­tion de Da­vid Lynch (après dix ans de mé­di­ta­tion trans­cen­dan­tale pour di­gé­rer le four d’« In­land Em­pire »), Rhino ré­édite la ban­de­son culte de « Twin Peaks ». Un pre­mier vi­nyle pour la sé­rie ori­gi­nale (1990), un se­cond pour le film (1992). Deux pics de com­pli­ci­té entre un ci­néaste et un com­po­si­teur. La pour­suite de l’al­chi­mie Lynch/Badalamenti dé­bu­tée sur « Blue Velvet ». L’at­mo­sphère de « Twin Peaks » – éro­tisme hal­lu­ci­né, vio­lence en eaux troubles, hu­mour désaxé, étran­ge­té su­blime, un fan­tôme de Bowie passe – est in­dis­so­ciable de sa mu­sique. Lynch, dont on peut se pas­ser des al­bums ex­pé­ri­men­taux ul­té­rieurs, a écrit les pa­roles des quatre chan­sons in­ter­pré­tées par Ju­lee Cruise (dont « Fal­ling », gé­né­rique de la sé­rie) et celles du « Sy­ca­more Trees » im­mor­ta­li­sé par Jim­my Scott, croo­ner « à la voix d’ange » (dixit Lou Reed). Et An­ge­lo Badalamenti en per­sonne chante les deux titres du groupe de hard punk blues lyn­chien.

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