Al­ler simple Echap­pée belle à Ta­vi­ra

Cette char­mante pe­tite ville offre un ac­cès pri­vi­lé­gié aux plages les plus pré­ser­vées de l’Al­garve

L'Obs - - SOMMAIRE - Par CÉ­CILE SEPULCHRE

Si tous les bo­bos chics connaissent Com­por­ta, le « Long Is­land » de la côte lis­boète où l’on bulle dans les dunes, plus rares sont ceux qui connaissent Ta­vi­ra et ses en­vi­rons, pour­tant l’un des meilleurs spots de l’Al­garve. Long­temps, seuls quelques ini­tiés se par­ta­geaient le plai­sir de pro­fi­ter des pa­lais an­ciens et des ter­rasses de cette pe­tite bour­gade dis­crète, si­tuée lé­gè­re­ment en re­trait de la côte. Avec ses quais ani­més, ses ruelles char­mantes et ses pla­cettes ponc­tuées d’églises ba­roques… Et puis, tous les lo­caux vous le di­ront, c’est ici que l’on dé­guste les meilleurs pois­sons du pays. Au calme et sans chi­chis.

CI­TÉ D’ESTHÈTES

Si­tuée à la croi­sée des la­gunes et du fleuve Gi­lao, Ta­vi­ra, 26 000 ha­bi­tants, est sans doute l’une des villes de la ré­gion qui ont su le mieux pré­ser­ver leur charme, leur âme et leur his­toire mil­lé­naire. Phé­ni­ciens, Ro­mains et Maures s’y sont bous­cu­lés… Du xiiie au xvie siècle, les ch­ré­tiens y ont construit un nombre re­cord de mo­nu­ments re­li­gieux avant d’af­fron­ter le trem­ble­ment de terre de 1755. Contre vents et ma­rées, la ville s’est re­cons­truite sur ses ruines, ac­qué­rant une pa­tine par­ti­cu­lière qui at­tire au­jourd’hui nombre d’ar­chi­tectes. Par­mi eux, Eduar­do Sou­to de Mou­ra, qui a si­gné une ré­no­va­tion ra­di­cale du couvent des Ber­nar­dines. Une fois vi­si­tés les in­con­tour­nables – les jar­dins du châ­teau et l’église San­ta Ma­ria no­tam­ment –, on s’échappe en ba­teau pour al­ler lé­zar­der entre dunes et océan.

RIA FORMOSA, UN SANC­TUAIRE DE LA FAUNE

Re­fuge pri­vi­lé­gié pour les oi­seaux mi­gra­teurs, cet en­semble de la­gunes cô­tières et d’îles, clas­sé parc na­tu­rel en 1987, per­met la pro­tec­tion sur 170 km de quelque 30000 spé­ci­mens, mais aus­si des pois­sons, co­quillages et plantes. Flâ­ner dans ce dé­dale de bancs de sable et de ma­rais sa­lants, entre fla­mants roses, hé­rons et plu­viers ar­gen­tés, est une ex­pé­rience unique. Au cou­cher du so­leil, on pren­dra un verre ac­com­pa­gné des in­dis­pen­sables bo­lin­hos de ba­cal­hau (ac­cras de mo­rue) dans le vil­lage de Ca­ce­la Vel­ha, face à la somp­tueuse plage de la Fá­bri­ca.

TA­VI­RA TERRACES, UN PIED-À-TERRE SUR L’AZUR

Ré­cem­ment ou­verte par un couple de Fran­çais (lui est ar­chi­tecte), la der­nière adresse dont on parle dans le centre his­to­rique de Ta­vi­ra est une éton­nante mai­son sus­pen­due dans un en­che­vê­tre­ment de ter­rasses. A l’in­té­rieur, les boi­se­ries an­ciennes et pla­fonds ma­jes­tueux se fondent har­mo­nieu­se­ment dans une dé­co jo­li­ment or­ches­trée, entre mo­bi­lier lo­cal et de­si­gn. De la suite bleue, par­cou­rue de pa­pillons et d’oi­seaux, à l’ap­par­te­ment jouant sur le gra­phisme des car­reaux ci­ment d’ori­gine, chaque lieu pré­sente un charme par­ti­cu­lier et un ac­cès aux di­verses ter­rasses amé­na­gées. Et quelle vue ! Ta­vi­ra Terraces, à par­tir de 40 € la chambre double. Ta­vi­ra­ter­races.com

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