BABY DRIVER PAR ED­GAR WRIGHT

L'Obs - - Voir - N. S.

Film de gang­sters amé­ri­cain, avec An­sel El­gort, Ke­vin Spa­cey, Ja­mie Foxx (1h53).

Le per­son­nage de chauf­feur à gages qui met ses ta­lents d’as du vo­lant au ser­vice des bra­queurs s’est im­po­sé comme le sum­mum du co­ol au ci­né­ma. Après Ryan O’Neal dans « Driver » et Ryan Gos­ling dans « Drive », en voi­ci la ver­sion teen-ager de la gé­né­ra­tion MP3. Or­phe­lin, éle­vé par un oncle black et sourd­muet, Baby (An­sel El­gort) am­bi­tionne de rac­cro­cher pour les beaux yeux d’une ser­veuse, or son boss (Ke­vin Spa­cey) ne l’en­tend pas ain­si. Au­tour de lui, une ga­le­rie de mal­frats ta­ran­ti­nesques cam­pés par Ja­mie Foxx, Jon Hamm (« Mad Men ») et la bom­besque Ei­za Gonzá­lez. Signe par­ti­cu­lier de ce « Fast and Fu­rious » en mode juke-box : le hé­ros ne quitte pas les écou­teurs de son iPod, sa conduite et le mon­tage s’adap­tant au rythme de la play­list qu’il a sé­lec­tion­née. A idée gad­get, film gad­get : c’est amu­sant un mo­ment, épui­sant à la longue. Manquent à Ed­gar Wright, réa­li­sa­teur doué mais mé­ca­nique, la fan­tai­sie et la lé­gè­re­té qui fai­saient le charme de « Shaun of the Dead » et de sa col­la­bo­ra­tion avec Simon Pegg.

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