Rem­brandt, au­to­por­trait

REM­BRANDT FECIT 1669, PAR JOS STELLING. BIO­PIC NÉER­LAN­DAIS, AVEC FRANS STELLING, TON DE KOFF, LU­CIE SINGELING (1H51, 1977).

L'Obs - - Critiques - F. F.

Les der­nières an­nées de Rem­brandt, pé­riode où il peint beaucoup d’au­to­por­traits, et où il s’en­fonce dans la dé­pres­sion, re­con­si­dé­rant l’en­semble de sa vie. Réa­li­sé par Jos Stelling (« l’Illu­sion­niste », 1983; « l’Ai­guilleur », 1986 ; « le Hol­lan­dais vo­lant », 1995), ci­néaste qui aime les per­son­nages in­tros­pec­tifs et les si­tua­tions ab­surdes, le film se si­gnale sur­tout par l’uti­li­sa­tion de la lu­mière et de l’obs­cu­ri­té, comme dans les ta­bleaux de l’ar­tiste. Tour­né par à-coups en quatre ans, « Rem­brandt fecit 1669 » est l’un de ces films mi­ra­cu­lés, fa­bri­qués dans des condi­tions mi­ni­males. Le ton est juste, et le su­jet, fas­ci­nant. Bel hom­mage à un peintre de gé­nie.

Frans Stelling, frère du réa­li­sa­teur, en Rem­brandt.

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