Phi­lippe sanc­tion­né et Boyer fé­li­ci­té par LR

L'Obs - - Le Telephone Rouge - MAËL THIER­RY

Edouard Phi­lippe et son conseiller Gilles Boyer ont tous les deux re­çus ré­cem­ment un cour­rier si­gné de Ber­nard Ac­coyer, le pré­sident des Ré­pu­bli­cains. Mais la to­na­li­té en était très di érente : le Pre­mier mi­nistre d’Em­ma­nuel Ma­cron est in­for­mé que son par­ti le sus­pend et le convoque de­vant une com­mis­sion spé­ciale pour s’être pla­cé « hors des règles du

mou­ve­ment », confor­mé­ment à la dé­ci­sion prise lors du bu­reau po­li­tique le 11 juillet der­nier. Dans la lettre qui lui a été adres­sée, Boyer est en re­vanche chau­de­ment fé­li­ci­té d’avoir fait cam­pagne aux cô­tés de son par­ti sous l’éti­quette LR aux der­nières lé­gis­la­tives, dans les Hauts-de-Seine, face à un can­di­dat de La Ré­pu­blique en Marche qui l’a fi­na­le­ment bat­tu. « Il n’y a que deux mètres qui sé­parent nos bu­reaux », sou­rit Boyer, qui ne voit pas de rai­son que lui et ses amis soient ex­clus : « 16% des sym­pa­thi­sants LR [se­lon un son­dage de Har­ris In­ter­ac­tive pour “le Fi­ga­ro”] sou­haitent une op­po­si­tion fron­tale au Pre­mier mi­nistre. On n’est peut-être pas mi­no­ri­taires. » Ré­ponse d’un cadre LR : « La lettre en­voyée à Boyer comme à tous les bat­tus est par­tie au len­de­main des lé­gis­la­tives, avant qu’il ne soit nom­mé à Ma­ti­gnon et ne tra­hisse une fois de plus. On a des su­jets plus im­por­tants que lui. » A ce jour, rap­pe­lons que tous sont en­core dans le même par­ti.

Gilles Boyer et Edouard Phi­lippe.

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