10 choses à sa­voir sur… Luis Fon­si

Avec “Des­pa­ci­to”, le chan­teur por­to­ri­cain fait dan­ser l’été 2017. Et bat tous les re­cords en strea­ming

L'Obs - - Sommaire - SO­PHIE DELASSEIN

1 LEN­TE­MENT

Luis Al­fon­so Ro­drí­guez Ló­pez-Ce­pe­ro, plus connu sous le pseu­do­nyme de Luis Fon­si, signe avec « Des­pa­ci­to » (« Len­te­ment ») le tube de l’été 2017. De­puis dix-neuf ans, il par­court le monde avec ses chan­sons pop la­ti­nos. Il a dé­jà sor­ti huit al­bums, dont la plu­part sont disque d’or. L’an­née pro­chaine, il sor­ti­ra un best of de ses chan­sons, his­toire de re­par­tir de zé­ro avec ce pu­blic qui le dé­couvre.

2 POR­TO­RI­CAIN

Né à Por­to Ri­co il y a trente-neuf ans, Luis Fon­si est ar­ri­vé à l’âge de 10 ans en Flo­ride. Dès le dé­but de sa car­rière, il a choi­si de chan­ter dans sa langue na­tale. « Mon coeur a tou­jours été très at­ta­ché à mes ra­cines por­to­ri­caines, et l’es­pa­gnol est tel­le­ment plus ro­man­tique que l’an­glais », ex­plique l’au­teur-com­po­si­teu­rin­ter­prète. Ce­la ne l’a pas em­pê­ché de conqué­rir l’Amé­rique du Nord, ce qui, pour un pe­tit gars de San Juan, est for­cé­ment un rêve.

3 PRÉ­COCE

Luis est un en­fant pré­coce de la mu­sique. Très tôt, il pra­tique le chant cho­ral. Plus tard, quand la fa­mille dé­mé­nage à Or­lan­do, il s’ins­cri­ra à la Flo­ri­da State Uni­ver­si­ty. A peine son di­plôme en poche, il signe un contrat qui le lie avec l’an­tenne la­ti­no d’Uni­ver­sal Mu­sic. Il n’a que 19 ans quand sort son pre­mier al­bum, le bien-nom­mé « Co­men­za­ré ». Adu­lé, dé­jà, dans toute l’Amé­rique la­tine, il tourne éga­le­ment aux Etats-Unis et en An­gle­terre. Son cre­do : « Ne pas avoir peur de fon­cer. Rien n’est im­pos­sible. »

4 OBA­MA

In­con­nu en France, Luis Fon­si? Et pour­tant… Le chan­teur n’a pas man­qué de se faire re­mar­quer à dif­fé­rentes re­prises. On l’a vu tra­vailler avec Lau­ra Pau­si­ni ou Billy Gib­bons (ZZ Top). Plus vi­sible en­core fut sa col­la­bo­ra­tion avec la New-Yor­kaise Ch­ris­ti­na Agui­le­ra, sur son al­bum en es­pa­gnol, « Mi re­fle­jo », en 2000. En duo, ils in­ter­pré­taient « Si no te hu­bie­ra co­no­ci­do ». On l’a aus­si en­ten­du lors du grand concert en hom­mage aux vic­times du 11-Sep­tembre, à la fa­veur de l’élec­tion de Miss Monde 2003, lors de la re­mise du No­bel de la paix, à Os­lo, at­tri­bué à Ba­rack Oba­ma, le 11 dé­cembre 2009. Et, sou­ve­nez-vous, il a même chan­té pour le pape.

5 RE­CORD­MAN

Qui pour­rait ima­gi­ner un été sans un tube? « Des­pa­ci­to » at­teint des re­cords puisque son clip a été vi­sion­né près de trois mil­liards de fois sur You­Tube, de­puis sa sor­tie au mois de jan­vier. Mais les chiffres se sont vrai­ment en­vo­lés à l’ar­ri­vée des beaux jours. Ac­tuel­le­ment, il est vu chaque jour vingt-cinq mil­lions de fois. Il re­joint ain­si le club très fer­mé des tubes pla­né­taires dont : « Gan­gam Style » de Psy, « See You Again » de Wiz Kha­li­fa & Char­lie Puth, « Sor­ry » de Jus­tin Bie­ber et « Up­town Funk » de Bru­no Mars.

6 “CA­LIENTE”

L’his­toire de « Des­pa­ci­to », c’est celle d’un dra­gueur, sur une plage à la tom­bée de la nuit. « Tous mes sens en de­mandent da­van­tage », chante Luis Fon­si en ap­proche. C’est chaud. Ça l’est da­van­tage quand, dans un mur­mure à l’oreille, il confesse : « Je veux len­te­ment te désha­biller de mes bai­sers. » En quelques se­condes, l’af­faire est conclue : « Per­mets-moi de dé­pas­ser tes zones de dan­ger, jus­qu’à ce que tu cries et en ou­blies ton nom. » Une mu­sique sen­suelle, un texte ca­liente, comme on

dit en es­pa­gnol.

7 REGGAETON

« Des­pa­ci­to », c’est du pur reggaeton. Le terme, né dans les an­nées 1980, dé­signe du reg­gae en es­pa­gnol mâ­ti­né de hiphop et de dan­ce­hall ja­maï­cain, avec boîtes à rythmes, gui­tares et cla­viers élec­tro­niques. Ori­gi­naire du Pa­namá, de Por­to Ri­co, du Ve­ne­zue­la et de la Ré­pu­blique do­mi­ni­caine, il est très connu et pra­ti­qué en Amé­rique du Sud et du Nord, en Eu­rope et même en Asie.

8 REMIX

En avril, une autre ver­sion de « Des­pa­ci­to » ap­pa­raît : un remix avec la voix de Jus­tin Bie­ber en in­tro­duc­tion. La lé­gende dit qu’il a été sé­duit par le mor­ceau, un soir en club. Il au­rait aus­si­tôt ap­pe­lé son au­teur pour lui pro­po­ser de pro­duire cette ver­sion. Sa pré­sence per­met à la chan­son d’at­teindre de nou­veaux pu­blics et de battre de nou­veaux re­cords.

9 DUO

Le se­cret de la réus­site de « Des­pa­ci­to », c’est aus­si la par­ti­ci­pa­tion d’un autre Por­to­ri­cain : le rap­peur Dad­dy Yan­kee, qui cu­mule chant, co­mé­die et pro­duc­tion de films. Dès 2004, ce maître du reggaeton s’est fait connaître avec son al­bum « Bar­rio fi­no », an­cré dans la vie des quar­tiers po­pu­laires de Por­to Ri­co, où il a gran­di. Lors d’une rixe, il a re­çu deux balles. Il s’en est sor­ti, mais cet évé­ne­ment a contra­rié dé­fi­ni­ti­ve­ment son pro­jet de de­ve­nir joueur de base-ball pro­fes­sion­nel.

10 MA­CA­RE­NA

Luis Fon­si a rai­son quand il dé­clare : « Le strea­ming est un connec­teur pour le pu­blic dans le monde en­tier. Il a ai­dé ma mu­sique à tou­cher chaque recoin du monde. » La mu­sique mon­dia­li­sée par l’écoute en strea­ming est un ac­cé­lé­ra­teur de no­to­rié­té, certes. Mais il y a tou­jours eu des tubes pla­né­taires. La der­nière fois que le monde en­tier a dan­sé sur une chan­son en es­pa­gnol, c’était à l’été 1996, avec la « Ma­ca­re­na ».

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