10 choses à sa­voir sur… PJ Har­vey

La chan­teuse bri­tan­nique, vé­ri­table show-wo­man, est à l’af­fiche du fes­ti­val Rock en Seine le 26 août

L'Obs - - SOMMAIRE - BER­NARD GÉNIÈS ET FRANTZ HOEZ

1 CAM­PAGNE

Pol­ly Jean Har­vey est née le 9 oc­tobre 1969 dans une pe­tite ville du Dor­set, la ré­gion na­tale de Tho­mas Har­dy. Son père di­ri­geait une en­tre­prise de ma­té­riaux de construc­tion. Dans la mai­son fa­mi­liale, ses pa­rents écou­taient Bob Dy­lan, Pink Floyd et Neil Young. Par­fois, des mu­si­ciens ve­naient « jam­mer ». Par­mi eux: Ian Ste­wart, le pre­mier pia­niste des Rol­ling Stones.

2 DÉ­BUTS

Elle a 18 ans lors­qu’elle re­joint son pre­mier groupe, Au­to­ma­tic Da­mia­ni. A l’époque, elle sait dé­jà jouer un peu de saxo et de gui­tare. Elle est en plein trip ir­lan­dais et com­pose des chan­sons avec des « flûtes et tout le ba­zar ». Elle va de­ve­nir l’amie de John Pa­rish, l’un des fon­da­teurs du groupe. Elle conti­nue au­jourd’hui à tra­vailler avec ce­lui qu’elle ap­pelle son « com­pa­gnon mu­si­cal ».

3 HONNEURS

Elle ne les re­cherche pas, mais elle fi­nit par les col­lec­tion­ner. Elle est la seule ar­tiste bri­tan­nique à avoir re­çu à deux re­prises, en 2001 puis en 2013, le Mer­cu­ry Prize, qui dis­tingue, outre-Manche, le meilleur al­bum de l’an­née. En 2013, la reine Eli­za­beth lui a re­mis les in­signes de l’Ordre de l’Em­pire bri­tan­nique (MBE) pour « ser­vices ren­dus à la mu­sique ». Dans la pro­mo­tion de cette an­née­là : la chan­teuse Adele, le plas­ti­cien Anish Ka­poor, le co­mé­dien Ro­wan At­kin­son.

4 SA XO

La Fi­re­bird rouge et la Gretsch sont les deux grosses gui­tares in­dis­so­cia­ble­ment liées à ses dé­buts. Quand elle mon­tait sur scène, PJ Har­vey (taille : 1,62m) pa­rais­sait bien me­nue der­rière ces monstres élec­triques. Au­jourd’hui, cette re­dou­table show­wo­man pré­fère jouer du saxo sur scène.

5 COÏNCIDENCES

Le 9 no­vembre 1989, PJ Har­vey était chez des amis à Ber­lin lorsque le mur sé­pa­rant les deux Al­le­magnes est tom­bé. Le 11 sep­tembre 2001, elle se trou­vait à Wa­shing­ton. Par la fe­nêtre de sa chambre, elle a vu les vé­hi­cules de se­cours qui par­taient toutes si­rènes hur­lantes vers le site du Pen­ta­gone, cible des ter­ro­ristes. Le 23 août, elle de­vait se pro­duire à Bar­ce­lone.

6 CHIFFONS

A ses dé­buts, PJ Har­vey se pro­dui­sait sur scène en robe léo­pard mou­lante, un boa rouge au­tour du cou, « comme une Joan Craw­ford sous acide », dit-elle. On l’a vue aus­si por­ter en concert une robe faite mai­son taillée dans un tee-shirt jaune pous­sin. Ou en­core en robe ul­tra­courte à se­quins. Au­jourd’hui, elle choi­sit les te­nues mi­ni­ma­listes de la sty­liste belge Ann De­meu­le­mees­ter, adop­tant dans la fou­lée ses coiffes à plumes.

7 LIVE

Drôle d’idée? C’est parce qu’elle vou­lait trans­mettre « l’éner­gie » qu’elle dé­ploie avec ses mu­si­ciens lors de l’en­re­gis­tre­ment de ses disques qu’elle a ima­gi­né in­vi­ter le pu­blic à as­sis­ter à plu­sieurs séances de tra­vail. L’évé­ne­ment a eu lieu entre jan­vier et fé­vrier 2015. Les 3000 billets ont été ven­dus en moins d’une heure. Prix d’une sé­quence de 45 mi­nutes, der­rière la vitre du stu­dio : 13 eu­ros.

8 RENARD

PJ Har­vey ne porte au­cun dra­peau : « Je ne suis pas là, af­firme-telle, pour dire aux gens ce qu’ils doivent pen­ser. » A la fin des an­nées 1990, les ligues de pro­tec­tion ani­male bri­tan­niques lui ont re­pro­ché son re­fus de condam­ner la chasse au renard. Lors d’un en­tre­tien au « New Mu­si­cal Ex­press », cette fille de la cam­pagne avait af­fir­mé qu’elle n’était pas cho­quée par le spec­tacle de cette traque cham­pêtre.

9 POÉSIE

Fan de lit­té­ra­ture, elle cite par­mi ceux qu’elle ad­mire les poètes T.S. Eliot et W.B. Yeats et les écri­vains James Joyce et Ha­rold Pin­ter. Elle se dit elle-même tou­jours in­tri­guée « par ce que les gens peuvent faire des mots ». Les édi­tions Rue Fé­rou-L’Age d’Homme viennent de pu­blier la tra­duc­tion fran­çaise de son pre­mier re­cueil de poèmes, « Au creux de la main », illus­tré par les pho­tos de Sea­mus Mur­phy. Il évoque les sé­jours de la chan­teuse et mu­si­cienne en Af­gha­nis­tan, au Ko­so­vo et dans les quar­tiers dé­fa­vo­ri­sés de Wa­shing­ton.

10 SO­LI­DA­RI­TÉ

Fin juin, PJ Har­vey a sor­ti « The camp », une chan­son qu’elle in­ter­prète avec le mu­si­cien égyp­tien Ra­my Es­sam. Ce titre est un plai­doyer pour la li­bé­ra­tion des en­fants sy­riens dé­te­nus dans les camps li­ba­nais. Les pro­fits de la vente du mor­ceau – en vente en ligne – se­ront in­té­gra­le­ment re­ver­sés à l’as­so­cia­tion li­ba­naise « Beyond », qui vient en aide aux dé­mu­nis.

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