Chez Bour­din, Phi­lippe n’avait pas de pense-bête !

L'Obs - - LE TÉLÉPHONE ROUGE - MAËL THIER­RY

Un buzz né­ga­tif », « une pres­ta­tion moins réus­sie

que d’autres ». Dans l’en­tou­rage d’Edouard Phi­lippe, cer­tains re­con­naissent que l’in­ter­ven­tion du Pre­mier mi­nistre au mi­cro de Jean-Jacques Bour­din le 24 août sur RMC a connu quelques ra­tés. Ce jour-là, le lo­ca­taire de Ma­ti­gnon avait sé­ché sur des ques­tions – por­tant sur le mi­ni­mum vieillesse ou les pen­sions d’in­va­li­di­té – et s’était em­brouillé sur la taxe d’ha­bi­ta­tion, obli­geant même ses conseillers à rec­ti­fier au­près de l’AFP juste après : ce ne sont pas 30% des Fran­çais qui se­ront concer­nés, comme l’a dit le Pre­mier mi­nistre, mais la baisse qui se­ra de l’ordre de 30%… « Si vous m’au­to­ri­sez à vé­ri­fier ça pen­dant la pause… Je ne suis pas un sur­homme », a plai­dé en di­rect Phi­lippe, ar­ri­vé sur le pla­teau sans fiches d’après des té­moins. A Ma­ti­gnon, un conseiller jus­ti­fie : « Il n’avait pas eu le pense-bête pen­sions d’in­va­li­di­té. Mais on a vé­ri­fié pen­dant l’émis­sion et ces su­jets n’étaient pas ar­bi­trés à ce mo­ment-là. » Ce proche dé­fend le style « cash » de l’an­cien maire

du Havre : « Il ne sa­vait pas et ne joue pas la co­mé­die, il est comme ça, il dit les choses. Sur les ré­seaux so­ciaux, on a eu au­tant de cri­tiques que de gens sa­luant son at­ti­tude. » Le même as­sure qu’au­cun « mé­dia trai­ning » n’est au pro­gramme

pour les pro­chains pas­sages té­lé et se ras­sure : « Ma­ti­gnon, c’est une course de fond. On n’a pas le temps de re­gar­der dans le ré­tro. Et, les son­dages le montrent, les Fran­çais ont re­pé­ré le sé­rieux et l’hon­nê­te­té du Pre­mier mi­nistre. »

Le Pre­mier mi­nistre a ra­té sa ren­trée chez Jean-Jacques Bour­din.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.